Entrepreneur, apprends à coder ou meurs. (3 bonnes raisons)

Dans la vie, il y a des choses qui vous entrainent vers le bas. Des lacunes qui vous font perdre du temps et vous empêchent d’aller de l’avant. On aime à penser qu’un entrepreneur a son destin entre ses mains. Cette image motivante qu’il contrôle sa destinée. Malheureusement, de mon expérience, laissez-moi vous mettre en garde, si vous ne savez pas coder, la réalité risque d’être bien différente (et ne cherchez pas les exceptions car oui, il y en a).

J’ai eu l’opportunité de travailler avec plusieurs startups ces dernières années. Parmi certaines, j’ai pu remarquer le poids que pouvait représenter cet analphabétisme du code sur les prises de décisions des fondateurs. Je suis fermement persuadé qu’un entrepreneur se doit d’être polyvalent. Refuser (ne pas se donner les moyens) d’apprendre à coder, est l’une des premières choses à se retirer de la tête si l’on désire réussir. Et pour vous convaincre (si vous ne l’êtes pas déjà), voici mes 3 bonnes raisons.

#1 : Une question d’itération.

Les développeurs sont par nature très optimistes sur leurs deadlines. Cela demande beaucoup d’expérience pour estimer correctement le temps que peut prendre une feature à être réalisée. Ne pas avoir le moindre recul sur cela, vous met à la merci de votre équipe technique (et donc de leurs erreurs de jugement). En plus de perdre un temps précieux (synonyme de cash), vous prenez le risque d’être alerté et surpris à la dernière minute d’un éventuel retard ce qui aura pour impact d’affaiblir votre exécution.

Mais la chose la plus importante à retenir se situe dans l’itération que vous pourrez apporter à votre produit. Votre capacité à simplement pouvoir mettre à jour votre code source rapidement pour tester petit à petit où la valeur se trouve est un luxe indispensable. Avoir des connaissances en JavaScript, vous permettra par exemple de pouvoir tracker facilement des évènements dans Mixpanel afin de mieux comprendre comment vos utilisateurs interagissent avec votre application.

Et ceci n’est malheureusement pas facultatif. Pour avancer, il faut voir et savoir où l’on va.

Petite aparté concernant le comportement utilisateur, jetez un oeil à Hotjar et à son service de screen recording, c’est très efficace.

#2 : L’esprit hacker.

Comprendre comment un système est architecturé est la solution la plus efficace pour en déterminer les failles (comprendre: profiter d’une opportunité). Cet esprit hacker que certains développent progressivement au travers du code représente un véritable avantage une fois sur le terrain. Cette capacité à imaginer des cas d’utilisations secondaires pour une certaine fonctionnalité est une force qui peut donner lieu à des expériences très intéressantes (un point que l’on retrouve énormément dans le growth hacking, voir point #3).

Certains me diront qu’il n’est pas forcément nécessaire de savoir coder pour cultiver cet esprit hacker. Et ils auront raison. Après tout, MacGyver en est l’exemple parfait. Mais je dirais que la programmation est un terrain propice pour progresser dans ce domaine et représente une manière d’accélérer votre éducation en ce sens.

#3 : Le growth hacking, une pluridisciplinarité au service de votre croissance.

Que les choses soient bien claires. Rien n’est plus important que votre croissance. Et celle-ci se doit d’être profondément ancrée au travers de votre culture. Il n’y a pas de demi-mesure à avoir à ce sujet. On ne délègue jamais sa croissance. En tant que fondateur, confier cette responsabilité à une personne tierce (surtout au commencement de votre startup), est une chose impensable.

Or, dans cette économie du numérique, ne pas avoir le recul nécessaire sur comment les différents blocs qui la composent sont construits, communiquent ou s’imbriquent ensemble représente un frein à votre compréhension du système en entier (et donc à son exploitation). Retenez que dans le growth hacking, il faut être très agile et créatif pour tester à la volée plusieurs expériences et mesurer l’impact qu’elles produisent sur votre entreprise. Il s’agit de comprendre par exemple, au travers d’itérations successives, le canal d’acquisition dans lequel vous allez pouvoir obtenir de la performance pour en tirer profit jusqu’à saturation. Par exemple, dans Koudetat Growth Hacking, une semaine entière est consacrée à l’automatisation de moteurs de croissance. Avoir des connaissances de base en JavaScript est donc essentiel. Mais gardez à l’esprit que la récompense générée est importante, car ça n’a pas de prix de pouvoir décupler sa force de frappe. ☺


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