Changer LE système ou changer DE système ?

Article de Hélène Grosbois, 29 avril 2020 sur Linkedin

Pascal Kotté
May 4 · 13 min read

Mes commentaires, sous cette forme, ci-dessous, et les vôtres seront welcome. (Sélectionner le texte à commenter, clic sur la bulle pour commentaire public, avec cadenas pour commentaire en privé).

source: https://www.linkedin.com/pulse/changer-le-syst%25C3%25A8me-ou-de-h%25C3%25A9l%25C3%25A8ne-grosbois

Quand on sait qu’il faut diviser par dix nos émissions de gaz à effet de serre, tout en restaurant la biodiversité, avec des ressources limitées, et un climat qui va quoi qu’il arrive profondément changer, la question a de quoi légitimement être posée.

Le climat évolue à minima 50 à 80 fois plus vite que les rythmes antérieurs, résultant, comme chacun le sait aujourd’hui (hormis quelques boomers qui se pensent subversifs), des émissions de gaz à effet de serre anthropiques. + 5 degrés en 5000 ans versus +5 degrés en 100 ans.

Quand on sait par ailleurs que les forêts sont proches du point de non-retour (tipping point) qui les ferait passer de puits de carbone à sources de carbone, on réalise qu’en réalité il ne faudrait pas diviser par dix nos émissions de gaz à effets de serre, mais devenir carbone négatif, c’est à dire devenir des puits de carbone et capturer chaque minute des gaz à effet de serre.

Tout ceci dans l’espoir que cela ait un effet bénéfique sur le climat puisque nous maîtrisons très mal les effets d’emballement et les réactions en chaîne, résultats de millions, sans doute de milliards, de boucles de rétroactions que nous découvrons régulièrement puisque nous connaissons extrêmement mal les processus à l’œuvre dans le vivant et dans toute la dynamique qui l’accompagne. Raisons originelles qui avaient poussé les scientifiques à vouloir quoiqu’il arrive limiter le réchauffement global à plus deux degrés car au-delà de cette limite, on redoute que l’effet d’emballement climatique devienne plus que probable.

L’effet d’emballement, c’est à dire une évolution non linéaire du climat mais plutôt de type exponentiel. Dans la nature, les évolutions sont généralement exponentielles. Cela nous mènerait au scénario Terre-étuve (hot house earth scenario) et malheureusement on remarque que sur tous les sujets de scénarios climatiques la réalité dépasse toujours la fiction, soit les pires hypothèses pour toutes les raisons déjà évoquées ci-dessus.

La fonte de l’arctique et du Groenland à environ 70 ans d’avance sur les scénarios. Pourquoi est-ce grave ? Au-delà de la hausse du niveau des océans et des virus libérés par la fonte, cette glace alimente le Gulf Stream et donc le Jet Stream. Raison pour laquelle en Europe il ne fait pas le même froid polaire qu’au Canada et qui permet la vie dans les océans et sur terre.

Cf. circulations thermohalines: Dont les volumes du débit dépassent la totalité de tous les fleuves de la Terre. C’est actuellement le plus terrible risque, et cela peut faire revenir un épisode semi-glaciaire sur l’Europe, dans un siècle ou 2, même en réchauffement global, avec 60–80m d’océans en plus, mais dans quelques milliers d’années https://fr.wikipedia.org/wiki/Circulation_thermohaline (Pascal Kotté)

Sur terre, les périodes de sècheresses s’allongent, les pluies torrentielles l’hiver s’accentuent, les températures de jour et surtout de nuit battent toujours plus de records, les écarts types augmentent et lentement mais surement les moyennes augmentent elles aussi, impactant directement la biodiversité et accélérant la désertification.

Ce tableau, qui ne décrit que de façon très parcellaire les processus à l’œuvre permet déjà de comprendre que simplement changer LE système ne permettra jamais d’atteindre ces objectifs. Même en prenant ces objectifs séparément, on constate que depuis cinquante ans le fameux développement durable n’a réussi qu’à multiplier par trois les émissions de gaz à effet de serre et un déclin de 60% des espèces. Comme le dit bien Denis Meadows (le club de Rome, rapport the limits to growth de 1972), il est beaucoup trop tard pour le développement durable.

Propos tenus par Denis Meadows, 40 ans après. En 1972, c’était encore possible, mais nous avons choisi de faire la sourde oreille (Pascal Kotté)

Cela signifie donc qu’il ne faut pas changer LE système mais changer intégralement et radicalement et donc changer DE système. Tout ce qui a trait à changer LE système est tout simplement une perte de temps car cela ne fonctionnera pas, ne servira absolument à rien, et même pire, car cela permet au système de perdurer et dans le même temps laisse croire que nous nous occupons du problème. C’est donc la double peine. Et cela explique grandement ce qui s’est passé les cinquante dernières années et il n’y a absolument aucune raison que cela change.

Changer DE système signifie qu’il ne faut pas verdir les entreprises mais les démanteler dans l’immense majorité des cas, qu’il ne faut pas de croissance verte mais décroitre (appelez cela comme vous le voudrez, je ne suis pas ici pour me payer de mots), qu’il ne faut pas investir dans la transition énergétique, qui, soit dit en passant n’a rien à voir avec la transition écologique, mais qu’il faut désinvestir massivement de l’économie du productivisme, qu’il ne faut pas consommer mieux mais drastiquement moins, qu’il ne faut pas de technologies vertes mais des low techs, qu’il ne faut pas isoler mais se couvrir, qu’il ne faut pas changer la mobilité mais la supprimer à 80%, qu’il ne faut pas changer notre façon de produire mais arrêter de produire majoritairement et donc très souvent arrêter de travailler, travailler qui revient dans l’immense majorité des cas à alimenter le productivisme, qu’il ne faut pas seulement changer d’alimentation en diminuant sa consommation de viande mais bien diminuer tous les produits animaux et de surcroit manger beaucoup moins et local c’est à dire très souvent produire une partie de son alimentation et enfin, qu’il ne faut pas changer d’énergie mais supprimer l’immense majorité de notre consommation (utilisation) énergétique, qui est la conséquence de nos modes vies mortifères et absolument pas la racine de nos problèmes.

Rejoindre le projet OpenFoodNetwork.org, en Suisse, www.OpenFoodSwiss.ch (Pascal Kotté)

Qu’est-ce que le système ?

Aaaaaaah le SYS-TÈ-ME !! Voilà un terme qui m’agace profondément (hé oui, je ne suis pas une contradiction près je viens d’en parler ci-dessus et je vais en reparler ci-dessous).

Toute la journée on parle de lui à toutes les sauces. Dès que quelque chose de positif arrive, cela est bien attribuable à tel ou tel individu. Dès que quelque chose dysfonctionne cela est directement imputable au système ou à ses représentants, mais pas directement imputable à tel ou tel individu.

Tous ces gens diront qu’ils ne sont pas responsables, qu’ils ne sont qu’un maillon de la chaine et donc en conséquence que leurs actes ne changent rien. Dans ce cas c’est pareil pour les fascistes de tous poils qui ont taylorisé l’extermination d’êtres humains. Ça n’était pas individuellement de leur faute (!?!!).

Donc à chaque fois que l’on travaille de près ou de loin pour le productivisme, on travaille à l’extermination du vivant, rassurez-vous cela concerne minimum 80% des gens, et compte tenu des profils inscrits sur LinkedIn, vous êtes donc très certainement dans cette catégorie, vous êtes directement responsable. Et il va falloir, un jour ou l’autre, (beaucoup plus proche que ce que les gens imaginent et que ce que le fameux système nous laisse entendre, clairement pas pour nos enfants ou petits-enfants, enfin sauf si vous avez plus de 75 ans), il va falloir donc, s’expliquer et à ce moment-là, il sera trop tard et la seule solution pour laquelle les gens vont opter, comme ils l’ont toujours fait en France, sera de couper les têtes, on aura une guerre ou une révolution, et à l’issue de celle-ci, naitra enfin un nouveau système. On n’accouche pas sans douleur.

Comment fonctionne le système ?

Le système est donc alimenté par les individus. Mais comment ? De deux façons. D’une part comme expliqué ci-dessus, de la façon dont les individus travaillent et d’autre part, dans une civilisation basée sur la consommation, à ce que les gens achètent. Et c’est bien ce que les gens achètent qui conditionne comment et ce que les gens produisent.

Acheter c’est financer.

Et oui, on ne finance pas avec l’épargne contrairement à ce que pense une immense majorité des gens qui ne savent pas comment marche le système ou bien n’ont tout simplement rien compris.

Si on finançait avec l’épargne, on évoluerait en cercle fermé et donc on aurait la même quantité d’argent en circulation depuis la création de l’argent c’est à dire depuis 6000 ans minimum. On finance avec le crédit et cela n’est donc pas nouveau comme vous l’aurez compris. Nous nous sommes même bien calmés au sujet de la dette ces 70 dernières années. L’homme a toujours depuis 6000 ans été très largement endetté, la guerre étant directement liée au niveau d’endettement. Moins de guerres, moins de dettes. On a de même au cours de l’histoire souvent effacé les dettes, soit directement, soit indirectement par des politiques de dévaluations monétaires.

Pourquoi le système croit ?

Le système croit car chacun, sauf de rares exceptions, cherche à faire du profit à son propre niveau et donc à avoir toujours plus.

Gagner plus, faire une plus-value sur son appartement, avoir plus de clients, posséder toujours plus. Tant que nous serons dans ce genres de percepts, alors tout sera voué à croitre et nous parachèveront donc notre destruction. Chacun d’entre nous doit arrêter de vouloir croitre et faire toujours plus de profit.

Les démocraties modernes reposent d’autant plus sur la croissance que celles-ci sont financées par des impôts sur cette croissance (sauf quand on vit au-dessus de ses moyens, on la finance aussi partiellement par la dette).

Et de façon paradoxale, on demande, enfin un nanocosme demande, en permanence aux représentant de la démocratie, qui dans l’esprit de beaucoup, incarnent le système, de changer le système ce qui est une première erreur mais aussi de décroitre alors qu’ils sont dans le système de la croissance, deuxième erreur. Il est donc parfaitement impossible pour eux de décroitre puisque le système qu’ils incarnent repose sur la croissance. Ce nanocosme qui de son côté n’a bien évidemment généralement pas franchi le pas d’un changement systémique.

J’appelle ce nanocosme, la Ploutocratie planétaire. Elle est soutenue non seulement par une partie des ultra-riches, mais aussi pour tout un tas de pauvres travailleurs obéissants, c’est un autre mot pour LE système. (Pascal Kotté)

Par ailleurs, ce nanocosme, est soit mégalomane, soit sourd et aveugle, car l’immense majorité des individus qui composent notre démocratie ne souhaite pas décroitre mais souhaite bien avoir plus d’argent pour consommer. Acheter, acheter, acheter. Des écrans plats, des Playstations, des IPhones, partir en vacances en Thaïlande, être toujours plus oisif et dans le plaisir fugace. En conséquence, même si les gouvernants ont des velléités environnementales, ils seront bien vite stoppés par l’immense majorité des individus, la masse critique, qui compose la démocratie par le vote. Je ne citerai pas la taxe carbone car on m’expliquera qu’elle n’était pas égalitaire et donc pas socialement acceptable. Mais imaginons que les gouvernants en place décident d’interdire totalement l’élevage bovin, en supposant que l’on ait trouvé quoi faire de tous les éleveurs bovins de ce pays, élevage qui représente à ce jour une pollution majeure dans le monde tant en gaz à effets de serre que d’impact sur la biodiversité, le prochain gouvernement qui sera élu le sera car lorsqu’il fera campagne il dira : “ Moi président, je rétablirai l’élevage bovin. “ A vous les bons steaks, les burgers dégoulinants, le lait, le beurre, le fromage de vache. Tellement simple de se faire réélire dans ces conditions.

Donc, tant qu’il n’y aura pas une masse critique qui souhaitera changer DE système, il ne se passera rien. Absolument rien. Que des injonctions contradictoires, des cafouillages, et des changements à la marge qui sont souvent bien pires que le mal, faisant perdurer le système.

Comment changer DE système ?

Vous l’avez sans doute compris, cela se passe d’abord au niveau individuel puisqu’il n’y a dans ce monde en réalité que des individus (versus des entreprises ou le fameux système), qu’on appelle tantôt des consommateurs, des salariés, des clients, des touristes, des parents, des gouvernants, des dirigeants, bref la liste est longue. Une fois que la masse critique des individus aura ou voudra profondément changer alors les gouvernants et les dirigeants pourront et devront, comme ils le font depuis que nous sommes en démocratie (mais aussi avant en réalité) accompagner, canaliser et galvaniser les désirs du plus grand nombre, de la masse critique pour construire une société à cette image.

Cela commence par arrêter d’alimenter le productivisme. C’est sans doute le plus important. Et donc arrêter de travailler dans 80% des cas.

Je dis 80% des cas, car il ne s’agit pas de tout supprimer. Il faut bien entendu conserver la sécurité, l’éducation et la recherche, la santé, les low-techs, le bâtiment, et enfin l’énergie, si nous ne voulons pas revenir à une espérance de vie médiévale. Si on conserve 20% du travail, cela signifie qu’en moyenne on aurait besoin de travailler environ dix ans dans un de ces secteurs. Ces dix ans de travail seraient comme le service militaire, ou comme l’entreprise Michelin dans les années 1960, c’est à dire nourri, chauffé, logé. Puis, il resterait tout le reste de sa vie pour travailler à sa propre autonomie alimentaire et en eau. Il faudrait donc in fine quitter la ville. Pendant que l’on travaille à sa propre autonomie en eau et en alimentation, on réduit sa mobilité d’au moins 80% puisque l’on a plus à se déplacer cinq jours par semaine pour se rendre sur son lieu de travail, on réduit drastiquement son empreinte écologique liée à l’alimentation puisqu’on mange des choses ultra locales, de saison, bien moins carnées et non transformées, qui n’ont par ailleurs ni besoin d’être réfrigérées et transportées et enfin, on consomme beaucoup moins n’étant plus soumis à des besoins artificiels liés à un temps contraint par le rythme de vie urbain et le travail. In fine cela permettrait de réduire de 80% nos besoins en énergie.

Revenir à cette vie proche de la nature, permet de la comprendre, de prendre conscience de son état de dégénérescence, la respecter, l’admirer et donc l’aimer. Cela permet aussi bien évidemment de réduire drastiquement son empreinte écologique, de restaurer la biodiversité et d’être résilient dans un futur plus qu’incertain. Cela permettra aussi de réaliser enfin une véritable transition et de vivre enfin en accord avec le vivant et qui sait peut-être de devenir des puits de carbone comme au Bhoutan (raison pour laquelle la démographie est vraiment une fausse question, quand on est un puit de carbone plus on est nombreux plus on capture de carbone).

En France, cela est totalement possible. Nous avons en effet principalement des campagnes en France. Nous sommes un des pays le moins densément peuplé en Europe. Nous avons de vastes parcs naturels et la moitié de nos terres sont cultivables ce qui permettrait en agroécologie intensive de nourrir environ 700 millions de personnes. Il y a aussi tout un système social parfaitement développé permettant de faire cette transition durant le temps où l’on a besoin d’assistance. Notre état est de toute façon extrêmement endetté, donc personne ne profite du système vis à vis d’un autre. Par ailleurs, vous capitalisez et préparez le futur avec ces aides.

On peut aussi facilement transposer cela en Suisse (Pascal Kotté)

On peut démarrer une maison autonome à partir de 5000 euros, mais pour cela il faut totalement reprogrammer ses acquis et ses modes de penser : problème -> argent. Il faut plutôt commencer par redéfinir ses besoins : ai-je réellement besoin d’une maison de 150m2, de manger de la mangue, de l’avocat et de la banane, de chauffer ma maison à 19 degrés ? Lorsque cela est possible, plutôt que de chercher de vaines solutions à de faux problèmes, il faut plutôt se demander si l’on ne peut pas supprimer la source des problèmes. Vous êtes contre l’application “ Stop-Covid “ ? A vous de prendre un bon vieux Nokia 3210 et de laisser tomber votre smartphone qui à lui seul est largement pire qu’une puce dans votre cerveau. Est-il nécessaire de se doucher tous les jours, de laver de façon automatique ses vêtements et tout le reste ?

Bref, il faut tout revoir à la baisse, opter pour la sobriété et cela permet ensuite de prendre véritablement du plaisir dans des choses simples. Se laver lorsque c’est nécessaire est l’une des choses les plus agréables qui soit. Je n’ai jamais eu d’aussi beaux cheveux que depuis que je ne les lave que toutes les deux semaines, etc. Il faut arriver à sortir de tous ces automatismes sociétaux que l’on nous a mis dans la tête de façon à ce que nous consommions sans réfléchir et qui par ailleurs sont bourrés de perturbateurs endocriniens, polluent, détruisent la santé et l’environnement. Comme l’alimentation trop carnée qui rend malade que l’on soigne à grands coup de médicaments, alors que le jeûne ou des régimes sans viande, sans sucre et sans gluten semblent venir à bout d’une immense majorité de maladies.

C’est toute cette façon destructrice de vivre qu’il faut revoir et non pas des silots à droite ou à gauche, à la marge, tout en conservant son mode de vie actuel: métro, boulot, dodo. Cela n’a aucun sens, est par ailleurs parfaitement inutile et ne fait que précipiter la destruction de notre environnement et donc, notre propre destruction.

J’approuve tout ce qui est présent dans ces propos, mais concrètement la transition doit être gérée à un niveau politique plus global, car il ne pas être immédiatement possible de fournir une maison positive à tout le monde rapidement. Cela donne à cette vision un arrière-goût de survivalisme réduit à une minorité. Dans ce sens mon rêve est de soutenir des micro-villages-permaculture (micro-chalets en bois) à énergie positive et producteurs alimentaires, en aide et support aux paysans existants, dans les espaces péri-urbains, pour y accueillir les réfugiés étrangers (externes) et ceux des zones urbaines (internes). Établir un revenu de base minimal basé sur le vivant sans autre contrôle qui celui d’être encore en vie, en lieu et place des aides sous conditions et contrôles, via une monnaie libre électronique décentralisée. Générer l’argent “magique” nécessaire pour tous les projets en fonction du CO2 capturé, ou dont la production sera évitée, et non en fonction des coûts réels engendrés. Et soutenir les projets qui fonctionnent en créant des économies du partage et circulaires. (Pascal Kotté)

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Révolutions de LA Transition (LaTransition.ch).

Pascal Kotté

Written by

Réducteur de fractures numériques, éthicien digital, Suisse romande.

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Révolutions de LA Transition (LaTransition.ch). Un inter-collectifs d'acteurs et d'actions pour des transformations sociétales majeures, y compris avec des petits projets mineurs et locaux ! Ce n'est pas l'écologie notre moteur, mais l'avenir de nos enfants, et de leurs enfants…

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