3 Semaines au Japon : Culture, Paysages et Plats.


Le Japon est un archipel d’îles idolâtré par de nombreux français. Un peu plus grand que l’Italie, il possède une belle variété de paysages avec un Nord ressemblant à des paysages Européens et un Sud tropical.

Vous allez vous apprêter à lire mon point de vue sur les 3 choses qui m’ont le plus touché au Japon : la culture, les paysages et les plats. Voici quelques lignes qui pourront peut-être vous décider ou non à partir au pays du soleil levant.

Culture :

Le Japonais est rigoureux, il aime la propreté. Les villes sont tellement propres qu’on pourrait se promener pieds nus à longueur de journée ! 
Quand ils se baladent avec leurs chiens par exemple, il n’est pas rare qu’ils tiennent une bouteille d’eau dans l’autre main. Dès que Médor a levé la pattes, ils aspergent le poteau. 
Vous ne trouverez des poubelles que dans les supermarchés ou à proximité des distributeurs. Impossible de trouver le tombeau de mon papier de snickers au coin d’une rue ! Même dans les toilettes publiques il n’y en a pas. Les Japonais ont une démarche beaucoup plus active vis à vis des déchets. Ils sont responsables et trient énormément.

A Tokyo, ça sent bon et c’est aussi parce qu’il est quasiment interdit de fumer dans les rues. Vous verrez probablement des locaux pour fumeurs dans quelques coins du rue avec des horaires d’ouverture et de fermeture. Génial n’est-ce pas ?

Vous devez surement le savoir, le japonais est discipliné, respectueux et honnête. Il est interdit de boire/manger dans le métro ainsi que de parler fort. Ecouter fort de la musique avec ses écouteurs est très mal vu ! Aucun japonais ne se permettrait de doubler dans une queue. Inutile de recompter ses pièces de monnaie après un achat. 
Vous pouvez vous balader dans la plus grande métropole du monde sans être bousculé, sans être sur vos gardes. Je dirai même qu’il est apaisant de se promener dans Tokyo, même dans le quartier le plus animé Shibuya.
Au Japon on vous salue lorsque l’on dit bonjour, merci et au revoir.

Les Japonais parlent très peu l’Anglais, bien que serviables ils font preuve d’une grande timidité et son presque peureux. Le premier expatrié que j’ai rencontré m’a dit : “Si tu veux qu’on t’aide au Japon il vaut mieux attendre, faire semblant d’être perdu plutôt que d’aller voir les gens dans la rue et de leur parler.” Etre activement passif en quelque sorte.
Je me suis retrouvé bien embarrassé en pleine nuit lorsque toutes les auberges de jeunesses que j’avais enregistrées étaient pleines ou fermées. Des japonais qui avaient bien vu que j’était perdu sont venus vers moi (comme espéré). Pour m’aider, ils ont cherché s’il y avait d’autres endroits où dormir dans mon budget : appel téléphonique, recherche sur GoogleMaps, cela pendant une bonne trentaine de minutes et finalement ils ont trouvé. Il n’ont pas hésité à m’y déposer en voiture car c’était loin, mais à aucun moment ils n’eurent l’idée de m’inviter à dormir chez eux pour une nuit. Cette situation s’est reproduite plusieurs fois.

A l’image de la géographie de leur pays : île séparée du reste du continent eurasiatique, les japonais sont isolés, voir même esseulés :

Dans le métro, très peu de groupes se forment. La plupart du temps, les japonais lisent les mangas, jouent sur le smartphone ou font la sieste.

J’ai pu jouer deux fois au footsalle, (sorte de petit terrain de football où vous pouvez jouer à 5 contre 5). Vous payez, vous vous présentez, quelqu’un s’occupe alors de vous répartir dans différentes équipes. Vous voilà alors en train de jouer deux heures avec d’autres gens qui ont aussi réservé comme vous. C’est très pratique ! En revanche, lorsque les équipes sont réalisées les japonais se contente uniquement de jouer. Personne ne parle, pas d’encouragements, pas de communications, et évidemment ça ne chambre pas.

Même chose pour bon nombre de restaurants ou de bars. Vous ne parlez pas au serveur, vous vous contentez de prendre un ticket de votre plat au guichet informatisé et de lui donner. D’ailleurs, la plupart des places sont des places uniques des sortes de comptoirs face à la cuisine. Des fois il n’y a pas de table en face à face.

Les japonais ne comprennent pas pourquoi un Français parle aussi bien l’anglais (figurez-vous que je ne parle pas très bien anglais).

Il est difficile de trouver un bar au Japon , et encore plus difficile de trouver un bar avec de l’ambiance. Mais ça existe et ça vaut le coup de se donner du mal à les trouver ! Le Japon me semble quand même moins festif que bon nombre de pays européens.

Mon guide déclare qu’il serait absurde de comparer les Japonais à des automates suivant le mouvement de la société. Que dire alors du rythme effréné de leurs journées de travail, de leur rigueur et de leur discipline ?

Au Japon, il existe une réelle recherche de consensus qui laisse l’individualisme en retrait. L’harmonie est au-dessus de l’expression individuelle.

Un exemple très simple est que les japonais ne traversent pas au feu rouge piéton. Même lorsqu’il n’y a pas une seule voiture autour d’eux et qu’il n’ont qu’une petite route à traverser. Il pourrait agir personnellement et se dire je décide de traverser, peut-être pour gagner du temps pour vaquer à d’autres occupations mais ils ne le font pas.

Paysages :

Le Japon c’est un peu comme une station alpine tropicale ultramoderne. Dans la vallée ; là où c’est plat, vous avez les habitations, et, tout autour de vous, des montagnes vertes vierges d’activités humaines à perte de vue. Tout cela, traversé par un réseau ferré élaboré et des ports de tailles très variables.

Les paysages naturels :

Oui, il y a de la nature au Japon. Une multitude de chemins vous sont offerts et j’en ai bien profité pour randonner.

Vous pouvez vraiment trouver de tout : des petites balades comme le Daimonjiyama ou l’Uryuyama à Kyoto qui ne vous coûteront qu’une petite heure et vous permettront d’avoir une vue sur la ville, des excursions d’une journée comme le Volcan Aso, et même des régions entières qui sont dédiées à la balade et à la randonnée comme la région des cinq lacs entourant le Mont Fuji.

J’ai passé 2 superbes jours dans cette dernière région et ce fut probablement l’endroit que j’ai préféré en terme de paysages. J’ai dormi dans la petite ville de Fujikawaguchiko dans le K’s House Backpackers Hostel. Tout autour de vous, plein de petits monts, de forêt, de lacs qui ne demandent qu’à être découverts. A quelques kilomètres de vous veille le célèbre Mont Fuji. (La seule et unique autre fois que j’ai ressenti une telle extase était devant les pyramides de Gizeh).

Si vous êtes passionnés de nature et de rando, vous devez visiter cet endroit.

Mont Fuji — Région des cinq lacs

Les îles de Miyajima et Naoshima sont aussi incontournables. Miyajima assez touristique offre une petite rando et un superbe temple. Naoshima quand à elle est une île avec un concentré de musées, d’architecture et d’art en osmose avec la nature.

Pumpkin de Y.Kusama — Naoshima

Les paysages urbains :

Le Japon c’est aussi un nombre infini de temples et jardins. Il semble que la meilleure ville pour les visiter soit Kyoto. Il y en a tellement qu’on s’en lasserait presque. Oui, ils sont jolis et valent le détour, mais par rapport à l’attente que j’en avais avec le guide, j’ai été un peu déçu. Ils sont nombreux à être payant, les horaires d’ouvertures sont restreints. J’en ai donc sélectionné quelques uns et ai consacré le reste de mon temps à faire autre chose ! Je pense m’être plus extasié devant les grands immeubles ou les petites maisons traditionnelles.

Les grandes villes sont magnifiques, effervescentes et agréables comme je l’ai dit précédemment. Je ne m’attarde pas dessus.

Le reste des villes et villages sont agréables, toujours propre bien sûr. Et une chose est surprenante lorsqu’on les traverses : entre les habitations/immeubles de nombreuses parcelles de terrain sont réservées à du maraîchage. Il y a une véritable osmose entre l’agriculture et la ville.

Plats :

En 3 semaines, je ne me suis jamais lassé de quoi que ce soit. La nourriture est diverse et variée. Des simples Ramen, aux grands plats de restaurants en passant par les petites brochettes grillées, que du régal !

Comme je l’ai dit en début de lecture, les japonais sont rigoureux. Et ça se sent lorsque l’on mange leur nourriture. Je suis toujours tombé sur de la bonne qualité. Les bols de riz sont toujours parfaitement cuits, bien collant. La viande, les nouilles, etc… Tout est bon, frais, bien cuit. Vous pouvez aller dans un restaurant les yeux fermés vous ne serez pas déçus. Tout cela pour des prix corrects voire bon marché.

Le seul point négatif est que les fruits et légumes (surtout les fruits) sont très chers. (Du fait de l’importation)

Si je doit retenir un plat ce doit être l’Okonomiyaki, spécialité d’Hiroshima.

Ce que je dirai pour conclure :

Le Japon est donc un pays à faire. Si vous êtes assez actif, deux bonnes semaines vous suffiront pour ce pays.

Inutile de refaire la promotion de leur nourriture et de leurs paysages vous savez déjà mon avis.

Enfin, il est vrai que la culture japonaise m’a laissé perplexe. Bien ou pas bien peu importe, la société Nippone m’a beaucoup plus dépaysé que je ne l’imaginais. Et, c’est ce qu’il y a de plus important pour moi.