Comment j’ai trouvé ma mission de vie ?

J’ai quitté mon CDI il y a un an

J’étais accros au travail. J’en parlais soir et weekend, à tout le monde. Je filais des coups de main à ma famille, mes amis, mes colocs, les amis des amis … Je parlais de Google dans toutes mes phrases. Je rêvais de mes clients. Je cherchais à optimiser mon lieux de vie comme j’optimisais les processus de mes clients. Ma vie était mon travail. Mon petit ami n’avait qu’une petite place dans ma vie.

Et du jour au lendemain, plus rien, le silence. Au début j’ai paniqué, je devais m’occuper. Alors j’ai été faire le ménage chez ma belle mère pour ne pas rester seule. Impossible de rester chez moi à ne rien faire. Les jours suivants j’ai continué à faire ce que mon emploi du temps professionnel avait prévu. J’ai fait ce que je faisais quand je travaillais. Je suis allée à une conférence, suivre des séminaires, parler de management et de digital. Mais cela n’avait plus de sens.

Au début, je pensais postuler dans une start up américaine dès la première semaine. Rester à ne rien faire m’angoissait. Je voulais sauter dans le prochain bateau qui avait l’air un peu mieux que celui que je venais de quitter. Puis je me suis dit que ce serait plus intelligent de réfléchir avant d’agir top vite. J’ai donc décidé de m’arrêter, vraiment.

3 mois de pause

La vie m’a offert trois mois de réflexion. Enfin, elle me les a peut-être un peu imposé aussi. Le résultat est que j’ai eu trois mois rien que pour moi. J’ai pris le temps de réfléchir. J’ai commencé par appeler des anciens collègues, et faire des skype avec des amis d’amis. J’ai recontacté une ancienne prof de l’école de commerce. J’ai fait appel à des thérapeutes et des coachs. J’ai visualisé des centaines d’heures de conférences en ligne. J’ai acheté des webformations. J’ai lu des livres de développement personnel. J’ai écris des dizaines de pages. Je me suis rappelé de mes rêves d’enfant, des promesses que je m’étais faites. J’ai jeûné. J’ai prié. J’ai dansé. J’ai pris soin de moi. Et j’ai essayé d’écouter cette petite voix timide qui n’osait plus parler en moi.

Cette période d’immobilité est cruciale pour la suite. C’est parce qu’elle a duré trois mois et que j’ai vraiment déconnecté, qu’elle s’est avérée très fertile. Cette réflexion est à l’origine de tout mon travail actuel. Que c’est difficile de ne rien faire. Mais c’est tellement important !

C’est quand la vie prend un gros virage qu’il faut ralentir. 
Sinon on fonce dans le mur.

Remise en question

J’ai tout remis en question. Chacune de mes relations. Mon attitude dans chacune d’elle. Mon lieu de vie. Le pays dans lequel je vis. Mes habitudes alimentaires. Les systèmes que j’alimente par mon travail, ma consommation, mes pensées, mes actions, mes paroles.

Je me suis posée plein de questions. En trois mois j’ai eu 7 ou 8 idées de métiers. J’ai eu envie 15 fois de tout plaquer, de lâcher mon nouvel appartement fraichement repeint pour aller faire le tour du monde :

Partir en Thaïlande quelques mois. Suivre une formation de thérapeute en République Dominicaine. Voir des amis en Chine, en Afrique, au Mexique, au Pérou. Investir toutes mes économies pour construire une Tiny House dans le jardin de mamie. Retaper une ferme en ruine. Reprendre l’entreprise familiale. Devenir respirienne pour en plus avoir besoin de manger de nourriture solide. Suivre un parcours diplômant et changer de métier.

J’avais peur de faire les choix pour les mauvaises raisons. Alors à chaque fois qu’une idée me venait en tête, je la soumettais à une batterie de questions : De quoi ai-je peur ? Quels sont les risques si je le fais ? Quels sont les risques si je ne le fais pas ? A quel point me sentirais-je épanouie ? Quelle est ma valeur ajoutée dans ce projet ? Pourquoi ferait-on appel à moi ? Et si j’étais à la place de mon client / patient / recruteur quels seraient mes besoins ?

Partager mon expérience

Je savais que je devais noter toutes mes réflexions. Je savais que cette expérience parfois douloureuse n’était pas vaine. Qu’elle pourrait servir à d’autres personnes.

Je vois bien depuis des années que de plus en plus de monde fait un switch radical. Je ne suis pas la seule à passer par la reconversion professionnelle. Je sens bien qu’il y a un mouvement qui prend forme et que de plus en plus de personnes vont passer par là.

Besoin de parler à quelqu’un en ligne

J’ai décidé de me baser sur ma propre façon de consommer pour proposer des solutions aux autres. J’ai eu du mal à trouver un coach professionnel qui me satisfasse. Il était impossible d’en trouver un francophone dans ma ville. Ce n’est pas facile de trouver quelqu’un avec qui le feeling passe. Et puis les coach en ligne refusent souvent des séances individuelles. Ils préfèrent vendre des formations en ligne, sans interaction directe. Ce que je comprends, c’est un business modèle idéal. Mais cela ne répond pas à mon besoin d’être écoutée et conseillée par un être humain. Je suis donc partie de cette frustration pour proposer mes services.

Besoin d’une personne qui a déjà vécu ma situation

Je n’avais pas envie de demander conseil à une personne qui a fait des grandes études. Comme j’avais envie de me lancer sur internet, j’avais besoin de parler à quelqu’un qui l’ai déjà fait. De la même façon, quand j’étais en dépression, parler à un professionnel ne m’attirait pas. J’avais besoin de parler avec quelqu’un qui soit déjà passé personnellement par là. Je penses que je ne suis pas la seule à être méfiante envers les grands diplômes, les professionnels. Nous sommes dans l’internet 2.0, le peer-to-peer. Nous donnons plus de validation à nos pairs qu’à des experts.

21 jours pour trouver sa mission de vie

J’ai finit par créer le programme qui aurait répondu exactement à mes besoin dans cette phase de réflexion. J’ai réunit toutes mes questions dans ce programme de 21 jours que je propose gratuitement aux personnes qui me suivent. Des dizaines de personnes ont maintenant trouvé leur mission de vie et me parlent de l’avancement de leurs projets.

J’ai aussi ouvert un blog jeprendssoindemesreves.com une chaîne Youtube et une communauté Facebook d’entre-aide.

Pendant mes 3 mois de pause, j’achète ce T-shirt qui dit “Create the things you wish to exist”

Create the things you wish to exist

J’ai décidé de créer ce que j’aurai aimé que l’on me propose pour m’aider. Si je ne le fais pas, qui le fera ? Et puis, en analysant bien mon parcours, je suis exactement la personne idéale pour le proposer. Je suis passée par là. Je lis des boukins de développement personnel depuis 15 ans. J’ai consulté des dizaines de thérapeutes pour accélérer mon parcours. Je viens d’une famille qui travaille dans le service, je l’ai dans le sang. Une mère dans le social, un père dans le business. J’ai trouvé le juste équilibre entre les deux à ma façon.

En fait c’est ça notre mission de vie. C’est l’exacte mélange entre nos envies, nos besoins, nos compétences, notre expérience, notre culture, nos relations et nos frustrations. Notre mission de vie évolue au fil des années, des expériences car nos frustrations et nos relations évoluent aussi. Je suis vraiment heureuse d’avoir commencé ce parcours. Je sais qu’il n’a pas de fin.

Partager mon parcours et aider les autres à en faire de même me remplit de joie. Je crois que si nous suivions tous nos missions de vie, le monde dans lequel nous vivons serait bien plus beau et agréable.

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