Overcome fear. Unsplash

Et puis, quelle crédibilité j’ai à faire ce truc ?

Valentin Decker
Jul 22, 2017 · 4 min read

J’ai eu une idée géniale. J’y pense depuis plusieurs jours. J’ai réfléchi à tous les aspects et visualise sa forme finale sous tous ses angles.

Le sujet me passionne. J’ai lu des tas de d’articles dessus, et j’y pense sans cesse, quoi que je fasse.

J’imagine à quel point les gens vont l’aimer. Je vois déjà les retours positifs et les encouragements arriver.

J’en parle autour de moi. Mais pas trop non plus. Parce que je suis superstitieux et que j’ai peur de me « griller » si j’en dis trop.

J’adore cette phase. J’adore avoir des idées. Le champ des possibles est infini et ça fuse dans tous les sens. Mon cerveau est en ébullition. Je suis surexcité. Ce sentiment est tellement agréable.

Les mains dans le cambouis.

Vient ensuite une autre phase de la création. Celle où il faut se retrousser les manches pour rendre concrète cette fameuse idée.

C’est une partie bien souvent douloureuse et c’est ici que viennent doutes et questionnements. Je me dis que l’idée n’était peut-être pas si bonne que ça. Que j’aurais dû passer plus de temps pour y réfléchir. Qu’elle n’est pas encore assez “mature”.

Et c’est pile à ce moment, que vient LA question. Celle qui me revient à chaque fois que je lance un nouveau projet, que j’écris un nouvel article ou que je publie un nouveau podcast :

→ Quelle crédibilité j’ai à faire ce truc ?

Il y a des dizaines, des centaines, de personnes plus qualifiées que moi dans ce domaine, des experts qui font ça depuis toujours. Alors pourquoi moi je ferais ça ? Pourquoi les gens liraient ce que j’écris ? Je suis loin d’être le plus intéressant.

Cette question, je me la suis posée lorsque j’ai lancé un podcast/blog sur le foot avec des amis. Pourquoi moi ? Je ne suis ni journaliste, ni expert et je ne travaille pas dans ce milieu.

Je me la suis posée lorsque j’ai publié un article qui tente d’expliquer comment fonctionne notre cerveau et nos biais mentaux. Pourquoi moi ? Je ne suis pas chercheur et je n’ai fait aucune étude de psychologie.

Des tas de bonnes raisons nous empêchent de faire des choses et de lancer les projets qu’on aimerait lancer. Le syndrome de l’imposteur se réveille : cette petite voix qui nous dit qu’on est pas assez bien pour faire ça, et que si on persiste on ne fera rien d’autre que tromper les gens autour de nous.

Combattre le doute.

Heureusement, avec le temps, j’ai appris à faire taire ces peurs et ces questions.

Parce que je me suis rendu compte de plusieurs choses.

J’ai pris conscience que ces doutes, tout le monde les avait. Même les plus grands. Même les experts. Même les personnes que l’on admire. Leur parcours semble cohérent en apparence. On a l’impression d’un chemin tout tracé.
Mais les apparences sont trompeuses. Car eux aussi ont cherchés et tâtonnés. Eux aussi se sont demandés mille fois s’ils étaient les mieux placés pour faire ce truc.

Le succès est toujours une évidence, à postériori. On admire les personnes qui ont eu du succès. Comme si c’était une volonté du destin. Comme si c’était écrit.
On est victime de leur storytelling et des histoires qu’on nous raconte à leur sujet.
Sauf que personne ne nous raconte ses erreurs, ses peurs et ses failles.

Se lancer

Ok. C’est bien beau de dire qu’on peut tous le faire. Et que personne n’a de permission à nous donner pour faire ce que l’on souhaite. Mais comment faire pour franchir le pas ?

Voici quelques pistes pour se lancer concrètement.

La passion inspire. La passion pimente notre quotidien. La passion nous rend intéressant. La passion nous rend joyeux. La passion nous fait nous plonger dans un sujet pendant des heures. A en perdre toute notion du temps.
Elle est à la base de tout. C’est elle qui nous pousse à continuer quand c’est dur et que l’on avance plus.

La vérité est un miroir brisé dont chacun possède un petit morceau. Sans rentrer dans des considérations philosophiques de comptoir, personne ne détient de vérité. Il n’y a que des points de vue. Et les points de vue les plus diffusés et partagés sont les plus authentiques. Ce sont eux qui résonnent avec nous et qui nous interpellent.

L’authenticité paie. Nous rejetons de plus en plus les contenus formatés et lisses que l’on nous propose. Je suis persuadé qu’il y a une place pour quiconque qui apporte une vision sincère et nouvelle sur le monde.

→ C’est à la portée de tout le monde.

Peu importe le niveau duquel vous partez, la seule chose qui compte est votre progression. Le premier pas vers le progrès c’est l’acceptation de ses défauts. Et cela est possible à une seule condition : celle de rester humble en toute circonstance.

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