Je n’ai jamais eu de bourreaux ni d’ennemis, je n’ai eu que des enseignants.

Je n’ai jamais eu de blessures ni de souffrances, je n’ai eu que des leçons.

Parfois la vie commence comme ça : on naît avec tout un tas de paramètres. On arrive dans un environnement bien particulier, avec une famille spécifique (ou du moins des personnes qui prennent la forme d’une figure parentale), un certain niveau de classe sociale et un lieu géographique bien précis.

Et c’est ainsi que commence notre vie ici-bas.

Lorsque l’on est jeune on subit tous ces paramètres que l’on n’a pas vraiment l’impression d’avoir choisi. On doit faire face alors à tout un tas de souffrances et d’épreuves à endurer. Il y a des moments remplis de douleurs, de doutes, de chagrins et de tourments.


Comment une âme peut-elle autant souffrir ? Suis-je venue ici pour vivre une vie remplie d’autant de malheurs ?


Ces moments difficiles semblent éternels. Et ces questions sont légitimes. Puis, contre toutes attentes, vient un jour où le vent commence à tourner. Vient le jour où l’on commence à pouvoir enfin faire des choix conscients. Avec le temps, l’enfant devient responsable et peut alors décider de ce qu’il veut expérimenter réellement dans son aventure de la Vie.


Les années passent, et on se construit. On apprend que la Vie est remplie de choix. On apprend que ce n’est pas tant ce qui nous arrive qui compte, c’est la façon dont on réagit à ce qui survient dans notre Vie. On apprend que la liberté est sœur de la responsabilité. On apprend aussi que nous sommes les seuls à pouvoir panser nos blessures. On apprend que nous sommes les seuls à pouvoir nous donner cet amour que l’on a jamais reçu. On apprend toutes ces choses-là dans la Vie lorsque l'on prend le temps d’écouter et d’observer.


La Vie est la plus grande des écoles qui existe.


Puis, un jour arrive avec étonnement, on prend le temps de regarder en arrière l’œuvre de notre Vie. On jette un premier regard, on écoute ce que nous dit notre cœur. Il nous dit qu’il est en paix, en harmonie. Il nous dit qu’il ne souffre plus. Vient alors un sentiment profond de sérénité et dans tout notre corps on se met à ressentir des sensations subtiles, des vibrations subtiles.


Puis, notre cœur nous propose de jeter un deuxième regard et d’écouter encore plus attentivement ce qu’il nous dit. On regarde alors une nouvelle fois en arrière avec sérénité. Et là avec émerveillement on se rend compte qu’en réalité on n’a jamais souffert, on a simplement appris des belles leçons. On n’a jamais eu d’ennemis, de bourreaux, d’adversaires. On a eu la chance inestimable d’avoir de grand maîtres qui nous ont enseigné les choses essentielles de la Vie. Le corps, l’âme, l’esprit.. Tout est rempli d’un amour tellement grand, tellement puissant. Tout notre être entier est rempli de gratitude.


L’âme se met à genoux et remercie une à une chaque personne qui lui a appris toutes ces choses.

C’est alors qu’une nouvelle compréhension de la souffrance est accessible pour celui qui prend le temps de voir, d’observer. Le cœur propose de jeter un dernier regard sur le passé. Et un sentiment encore plus grand rempli chaque cellule du corps tout entier. C’est alors que l’être tout entier est rempli de compassion pour toutes ces personnes qui l’ont fait souffrir. Il comprend alors que la personne qui inflige de la souffrance à l’autre est la première à profondément souffrir. Il comprend que l’ignorance est la cause de la souffrance. Et ces nouvelles compréhensions lui donne espoir pour l’humanité toute entière.


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