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Je rêvais d’un autre monde

Une autre voie est-elle possible ?

Un autre monde. Téléphone, 1984. Deux ans après, j’étais né. La chambre de ma grande soeur se trouvait de l’autre côté du palier. Sept petites années nous séparent elle et moi.

Son poste radio-cassette était souvent allumé. Quand elle était ado, il n’était pas rare que j’entende raisonner dans sa chambre la voix de Jean-Louis Aubert.

Il y avait Jean-Jacques aussi, non pas Jean-Jaques Lefranc, le marquis de Pompignan, dit Lefranc de Pompignan, né à Monteauban. Mais Goldman, Jean-Jacques Goldman le chanteur, né à Paris. Oui, j’ai tapé Jean-Jacques sur Google, comme ça pour voir. Les filles nées au début des années 80 en étaient toutes folles n’est-ce pas ?

Un autre monde, 1984. Je ne m’appelle pas Jean-Louis, je ne suis ni chanteur ni artiste, quoi que ? Ne sommes-nous pas tous un peu artiste de notre propre vie ? 2017, trente trois ans après. Cette fois je suis bien vivant. Je respire, je marche et je pense. Et moi aussi, je rêve d’un autre monde…


Je rêve d’un monde où l’humain, la nature et les animaux seraient au centre de toutes les attentions. Un monde où l’on s’intéresserait d’avantage à la science, à la santé de notre planète et ses habitants.

Je rêve d’un monde où la nature reprendrait ses droits. Un monde où chacun prendrait vraiment soin de la Terre, cette planète qui nous donne tant et que l’on détruit pourtant jour après jour.

Je rêve d’un monde où la création d’entreprise ne serait pas la priorité dans la tête des jeunes. Un monde où les écoles de commerce seraient désertées au profit des centres de formation pour la recherche scientifique.

Je rêve d’un monde où l’on valoriserait plutôt les chercheurs que les entrepreneurs. Un monde où l’on chercherait d’abord à comprendre avant de construire.

Je rêve d’un monde où le mot startup ne serait pas sur toutes les lèvres. Un monde où entrepreneuriat ne rimerait pas avec argent, mensonge et manipulation.

Je rêve d’un monde où les créateurs ne prétexteraient plus vouloir changer la société en dissimulant par des discours messianiques leur seul véritable objectif : s’enrichir.

Je rêve d’un monde où chacun prendrait le temps de grandir, de vivre et d’aimer sans vouloir impressionner à tout prix dans un besoin permanent de reconnaissance.

Je rêve d’un monde qui n’existera peut-être jamais. Le monde des Bisounours comme diraient certains.

Aussi, j’essaie de faire le maximum pour me sentir bien dans notre monde tel qu’il est aujourd’hui. Mais en écoutant mon coeur, même si cela entraîne quelques souffrances et l’incompréhension de ceux qui préfèrent suivre le mouvement.

Je garde quand même espoir en l’humanité. Nombreux sont celles et ceux qui commencent à réfléchir en se posant les bonnes questions. A nous de faire la lumière sur ces personnes là. A nous d’aller chercher le positif dans ce monde, parce qu’il existe. A nous de ne pas plonger, à nous de conserver ce recul nécessaire sur la vie. Nous avons toutes les cartes en mains.


J’aimais beaucoup écouter mon grand-père me parler de sa vie, il n’est malheureusement plus de ce monde aujourd’hui. Aussi, j’ai trouvé en la personne de Hubert Reeves cet autre grand-père qui possède ce talent et cette voix pour raconter des histoires. Des histoires d’étoiles, de nature et d’humanité. Des histoires qui font rêver. Merci grand-père.

Hier soir, je réécoutais les compositions merveilleuses du dernier album de Yann Tiersen, Eusa. Et une nouvelle fois, mon cœur s’est emballé. Le monde dans lequel nous emmène ce compositeur de génie me fait aussi rêver.

Trouverai-je moi aussi la paix sur une petite île de Bretagne, loin de l’agitation des grandes villes et de cette société du paraître ? Je ne sais pas, peut-être bien.

De nombreuses voies sont possibles, me rapprocher de la nature est celle qui me fait le plus envie aujourd’hui. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai rejoint l’océan. Reste maintenant à construire la suite de l’histoire, mon histoire.

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