La Mer de l’Âme

Les lèvres de la marée,
Elles s’ouvrent pour toi.
À tes pieds,
Une odeur de pin et d’eau salée
Qui apporte un bruit de mouette,
La couleur du repos.
Y a-t-il quelque chose qui t’apprend mieux la patience que cela?
L’humilité que tu trouves là, tout en bas,
Près de tes chevilles,
Fera de toi un bâtisseur,
Un être au cœur vaste.
Nu,
Tu vas à la rive
Et nu,
Tu nages et t’abîmes parmi l’écume.
Une gorgée d’eau profonde en bouche, tu bas des pieds
Et fais signe du dos de la main à ce qui se tient là-bas, sur l’autre rive,
Comme la promesse d’une rencontre à venir.
Et c’est ainsi que tu vas,
Lentement,
À la renverse du courant:
De la peur pour ce qui te domine
À l’appartenance à ce qui n’a ni début ni fin.
Le dessin est de Josefa Tolra.
Je n’ai pas réussi à en trouver le titre, si il en a un.
