La paresse du dimanche

Quelque part, je me lèverais bien. Et puis, non.

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On est loin des matins silencieux des lèves-tôt. La ville s’agite déjà depuis quelques heures. Le marché, la boulangerie, le journal du dimanche. Vite, vite, avant que tout ne ferme pour l’après-midi en famille.


Je paresse dans mon lit.

À travers la fenêtre, le soleil caresse les toits d’en face. Ça me rappelle Mary Poppins de voir ces cheminées. Les nuages défilent et j’ai l’impression d’être sur un bateau, alors que je suis sur mon lit. Parfois, on oublie de regarder le ciel en ville. Pourtant, il est là.

J’aime ces journées d’automne qui n’attendent rien. Imaginer les couleurs plus vibrantes que d’habitude sous une lumière chaude et dorée.

C’est bon de se dire qu’on a le temps. Le temps de quoi ? Je n’en sais rien. J’ouvre un livre et je regarde à nouveau par la fenêtre. Sous ma couverture chaude et protectrice, les sons de la rue me parviennent sans m’attirer. Je suis si bien dans mon lit.


J’ai préparé quelques tartines et un café au lait. Avec une fourchette, on écrase un avocat. On frotte du pain avec une gousse d’ail, on tartine. Quelques grains de fleur de sel, du thym. Et voilà, le dimanche s’étale en bouche.

J’oublie le tumulte citadin. Le réconfort égoïste du weekend.

Je lève le nez et c’est déjà l’après-midi.

Je crois que j’aime bien le dimanche au lit.

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