L’homme et la machine

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L’homme et la machine. C’est un sujet qui me taraude depuis de nombreuses années, et qui m’a rendu schizophrène : un coup technophile (smartphone greffé à la main, tête penchée sur l’écran 24/7), un coup technophobe (abandon des réseaux, retour au talkie-walkie).

Ces bouleversements s’expliquent facilement car mes réflexions étaient menées à la lumière de la moralité : la machine est-elle est le bien, ou le mal ?

Tout juste revenu d’une période technophobe, j’ai depuis assaini ma relation à la machine. Mais beaucoup de questions subsistent.

En ce moment, je me questionne sur le mimétisme. Platon, René Girard ont posé des concepts sur ce phénomène caractéristique de Dame Nature. Les scientifiques, avec les neurones miroirs, y apposent même un tampon rationnel.

Ma réflexion porte deux grandes questions :

  • Nous, êtres humains, sommes-nous en train d’imiter la technologie ?
  • La technologie peut-elle un jour nous imiter ?

A la première question, je livre des observations naïves : quand nous voulons avoir “tout, tout de suite”, ne voulons-nous pas imiter la technologie ? Quand nous souhaitons une croissance économique rapide, ne voulons-nous pas imiter les jeux vidéos ?

Pour la deuxième question, je pense au mythe de la conquête du monde par les robots : mais ce “coup d’état”, n’est-il pas un concept humain ? Une machine a-t-elle un instinct de survie ? Un instinct de domination ?

Ces deux questions m’emmènent sur une question encore plus large : est-ce que la machine est un être vivant ? La machine est-elle naturelle ? Ces questions sont absolument centrales aujourd’hui, à l’heure où les trans-humanistes veulent nous mélanger avec la machine.

Elles nous invitent à nous regarder dans le miroir, nous, êtres humains. Qui sommes-nous ? Qu’est-ce qui nous différencie de la machine ? Au fond, c’est quoi un homme ?

Si l’homme trouve sa place (où la retrouve), la machine trouvera peut-être la sienne, naturellement.