Voyager seul(e) en Iran : ce qu’il faut savoir avant de partir

Et ne plus avoir aucune raison d’hésiter !

En mai 2017, je suis partie découvrir l’Iran en solo pendant vingt jours. Avant mon départ, j’ai écumé le web à la recherche de conseils divers : quel budget envisager, comment s’habiller, comment se déplacer… Des informations difficiles à trouver dans les guides papiers peu actualisés (l’édition du Lonely Planet date de 2012) et plus encore en français. Bombardée de questions à mon retour, j’ai décidé d’apporter ici ma petite pierre à l’édifice francophone !


  1. Avant le départ

Le meilleur moyen de préparer son voyage est encore de s’adresser directement aux principaux concernés. Couchsurfing et la page Facebook « See you in Iran » sont des mines d’informations.

Couchsurfing, Facebook, Messenger et d’autres applications sont bloquées, pensez à télécharger plusieurs VPN (sur les deux téléchargés, l’un ne fonctionnait pas et n’espérez pas en télécharger sur place). Psiphon en version gratuite fait bien l’affaire pour Android.


2. Mon parcours

Je donne le détail de mon parcours à titre purement indicatif, car j’ai voyagé en me laissant porter par mes rencontres. Résultat, j’ai parfois passé trop peu de temps ou au contraire bien plus que nécessaire dans certaines villes. J’aurai également pu rentabiliser plus mes trajets en optant pour des bus de nuit.

Il est facile et agréable d’improviser dans le pays, je ne saurai donc que trop vous recommander de faire de même. Voici malgré tout le temps que j’estime nécessaire pour visiter chacun des lieux par lesquels je suis passée.

  • 09/05–11/05 Téhéran → deux jours. Trois voire quatre si ce n’est pas le début du voyage (la ville est vaste et le trafic automobile fatiguant)
  • 11/05–13/05 Kashan [dont 12/05 = Abyaneh]→ deux jours en incluant Abyaneh
  • 13/05–17/05 Ispahan [dont 16/05 = désert de Varzaneh] → trois jours
  • 17/05–20/05 Yazd deux jours
  • 20/05–23/05 Shiraz [dont 22/05 = Perspepolis et Necropolis]→ trois jours en incluant Persepolis
  • 24/05–28/05 Rasht → la ville étant le point de départ pour visiter plein différents lieux de la région, c’est trop variable.
  • 29/05 Téhéran

3. A l’aéroport

“To planes” on vous dit !

Il y a plusieurs aéroports internationaux dans le pays, mais le plus gros et celui par lequel la majorité de touristes entre dans le pays est bien sûr l’aéroport international Imam Khomeini de Téhéran (IKA pour les intimes).

Vous avez la possibilité de faire votre demande de visa à l’arrivée. Il suffit de se munir d’une attestation d’assurance sur laquelle est mentionnée l’Iran (j’avais imprimé celle de ma carte bleue, on ne l’a même pas regardé). C’est obligatoire donc si vous n’en avez pas vous devrez souscrire à une assurance sur place (le guichet d’à côté en gros).

On vous demandera ensuite de remplir une fiche de renseignements, mentionnant notamment l’adresse et surtout le téléphone du lieu où vous passez votre première nuit. Étant en couchsurfing, j’ai indiqué les coordonnées d’un hôtel. La vérification n’a de toute évidence pas été faite, mais cela peut arriver.

Ensuite, passez à la caisse (75 euros pour les détenteurs d’un passeport français — que vous pouvez régler en euros) et attendez une demi-heure : voilà, votre visa est tout chaud tout beau !

Une grande partie des vols arrivent et partent en pleine nuit, donc pas d’inquiétude à avoir si vous débarquez à 3 heures du matin. Les taxis sont légions. En revanche pas de métro (extension en cours), ni de bus régulier à ma connaissance. Le centre-ville étant assez éloigné (comptez au moins une heure), le tarif est généralement de 20 dollars.

Vous pouvez aussi utiliser Snapp, une application de VTC du type Uber. Le prix est divisé par deux, mais ne l’ayant utilisé qu’au retour grâce à un hôte, je ne saurai donner plus de conseils…


4. L’argent

Le nerf de la guerre pour de nombreux voyageurs… encore plus ici. Et pour cause, en raison des sanctions internationales, le système bancaire iranien est très à la traîne... Pour les voyageurs, cela se traduit par le fait que votre carte bancaire sera inutilisable tout au long de votre voyage.

Vous ne pourrez obtenir des rials qu’en Iran. Vous pouvez changer une partie de votre argent à l’aéroport mais les taux ne sont pas les plus favorables (et la limite est de 100 euros). Essayez au maximum d’avoir des billets en parfait état : on m’a refusé plusieurs fois un billet taché et un autre très légèrement déchiré (que je t’ai tout de même pu changer ailleurs).

Les bureaux de change sont nombreux dans les grandes villes.

Dans la mesure du possible, essayez de prévoir le bon montant pour les derniers jours et de ne pas vous retrouver, comme moi, avec une grosse somme à changer à l’aéroport : plus d’euros disponibles au moment de changer, j’ai donc dû les convertir en dollars, puis en euros une fois en Europe. Pas la meilleure opération financière.

Quand tu te sens cosmopolite

Enfin sachez qu’en Iran tout le monde parle en tomans, et non en rials. L’opération est on ne peut plus simple et consiste à enlever un zéro : 100.000 rials deviennent 10.000 tomans. Pas fou comme ça, mais sympa pour ajouter à la confusion !

Je vous laisse déchiffrer les prix

5. Communiquer

Tout le monde ne parle pas anglais en Iran, bien sûr, mais globalement le niveau d’anglais est quand même excellent et se faire comprendre ne pose généralement pas problème (sauf dans les taxis, bizarrement). Quand bien même vous ne parlez pas la même langue (ce qui ne dissuade pas les taxis d’essayer de vous faire la conversation justement), la gentillesse des Iraniens fait le reste.

Ne pas sous-estimer l’impact des notifications T_T

Je vous recommande d’acheter une carte SIM à votre arrivée à l’aéroport. Pour un prix correct vous aurez la tranquillité de pouvoir utiliser internet et d’appeler. (Vous recevrez également de nombreux textos en persan dont vous ne piperez pas mot, mais pourquoi pas). Pour ma part j’ai pris 3 Go, valable un mois, à 310.000 rials (8,50€) et c’était trop… Vous pouvez aussi opter pour une carte 1,5 Go (valable deux semaines) à 160.000 rials (4,3€) ou 5 Go pour 460.000 rials (12,50€).


6. Se déplacer

Gare de Shiraz

La meilleure façon de se déplacer en Iran est le bus. Les bus « VIP » quadrillent le territoire de manière très efficace. Les liaisons entre les grandes villes se font à raison d’une par heure ou par demi-heure. Il n’est donc généralement pas nécessaire de réserver son billet. Pour ma part, je me suis toujours rendue à la station de bus quand je souhaitais partir et j’y ai attendu le départ du prochain bus dans la demi-heure.

Pour les bus de nuit, il peut être en revanche souhaitable de réserver. Rien à craindre niveau sécurité et confort (sièges spacieux inclinables. Pas de toilettes à bord en revanche… mais des arrêts suffisamment réguliers pour ne pas s’en inquiéter).

Côté prix, le bus est imbattable. Exemples :
Téhéran — Kashan : 180.000 rials ( 5€)
Isfahan — Yazd : 230.000 rials (6,2€)
Yazd — Shiraz : 300,000 rials (8,2€)

Des trains relient également les principales villes. Mais ceux-ci sont plus chers et souvent plus lents. Comme j’avais tout de même envie de tester, j’ai opté pour le train pour effectuer le trajet de nuit entre Shiraz et Téhéran (720.000 rials en voiture couchette, soit environ 20 euros, pour 15 heures de route. En bus, cela m’aurait coûté moitié prix pour 12 heures de trajet). Les trains sont très confortables, on y dort bien et ce fut également l’occasion pour moi de passer la soirée avec trois Iraniennes absolument adorables !

En ville, seules Téhéran, Shiraz et Mashhad possèdent un métro. Le réseau est moderne et propre. A Téhéran, comptez 2.500 rials pour un aller simple, 14.000 (environ 40 cents) pour dix trajets. Pour les femmes, des voitures réservées se trouvent aux extrémités du train (ce n’est pas une obligation de monter dans ces compartiments).

Le taxi partagé est partout la meilleure option. Je suis montée dans toutes sortes de taxis, le plus souvent non-officiels, sans avoir aucun problème. Mes déplacements en ville me coûtaient généralement entre 25.000 (0,70 cents) et 50.000 (1,35€) selon la distance, et entre 100.000 (2,70€) à 200.000 (5,5€) quand il s’agissait de rejoindre (seule) le centre-ville depuis la gare routière. Mes talents de négociatrice étant particulièrement faibles, je pense qu’il même est possible de payer moins…

Si vous souhaitez faire encore plus d’économies, vous pouvez tenter les bus qui circulent dans toutes les grandes villes. Je n’ai utilisé cette solution qu’à Rasht, et le trajet m’a coûté dans les 10.000 rials (30 cents).

Trafic à toute heure

Pour les excursions en dehors des villes, il faut faire appel à des taxis qui vous accompagneront et vous attendront sur place. L’idéal étant bien sûr de trouver d’autres touristes avec qui partager la course (ce qui est assez facile, surtout si vous êtes en guesthouse). A titre d’exemple, j’ai payé 280.000 rials (7,60€) pour me rendre au village d’Abyaneh (2 heures de route AR depuis Kashan, puis 2–3 heures sur place) et un peu moins de 500.000 (13€) pour passer la journée à Persepolis et Necropolis (à plus d’une heure de Shiraz). Ce dernier tarif pouvant aussi être revu à la baisse en négociant mieux.

Le stop n’est pas très courant en Iran, mais la pratique s’importe de plus en plus et est semble-t-il tout à fait acceptable de la part d’un touriste.


7. Se loger et faire des rencontres

En République islamique d’Iran, la religion la plus pratiquée parmi les jeunes est sans conteste le couchsurfing ! Bien qu’interdit, les autorités ferment les yeux sur cette pratique et de fait, le nombre d’Iraniens qui accueillent des touristes via cette plateforme est exponentiel. Je vous recommande vivement de voyager ainsi : cela m’a permis de faire des rencontres inoubliables, de discuter jusqu’au bout de la nuit de la vie en Iran, de découvrir la cuisine, les traditions, la langue… J’ai laissé mes hôtes me conseiller sur les endroits à visiter, ils m’ont aidé à acheter des billets de bus, de train, conduite jusqu’à la gare…

Quand en plus de t’héberger gratuitement pendant trois jours ton hôte de laisse repartir avec un cadeau

Pour celles et ceux qui débuteraient sur couchsurfing, voici quelques simples conseils. Publiez un ou des voyages publics (tout le pays ou des villes précises). Cela permettra à vos hôtes éventuels de vous envoyer des invitations (attendez-vous à en recevoir dix par jours), les demandes d’hébergements que vous pouvez envoyer gratuitement étant limitées.

Discutez avec votre hôte pour voir comment passe le courant. Fiez-vous à votre instinct ! Mais regardez aussi attentivement les avis laissés par les autres surfers.

Après-midi chicha pour fuir la chaleur :D

En tant que femme seule, je suis toujours allé chez des personnes ayant au moins quelques avis. Au départ, j’ai privilégié les familles, mais au fil de mon voyage j’ai fini par être le plus souvent hébergée par des hommes seuls (et j’en garde les meilleurs souvenirs). Là encore, fiez-vous à votre intuition et soyez regardante sur les avis : si l’hôte possède de nombreux avis positifs (de femmes notamment) c’est que vous pouvez y aller sans crainte.

Il est facile de trouver un logement à la dernière minute (du jour pour le lendemain) sur couchsurfing, et si vous prévoyez votre séjour plusieurs jours, voire semaines, en avance, assurez-vous que l’hôte peut toujours vous héberger un jour ou deux avant. Et prévoyez toujours quelques adresses d’hôtel, au cas où.

Pour ce qui est du parc hôtelier justement, l’offre est clairement en retard sur la demande. Les hôtels sont chers mais il existe de nombreuses guesthouses et hostels dans lesquels vous pouvez trouver un lit en dortoir pour environ 15 dollars la nuit (petit-déjeuner inclus).

Je recommande très vivement Hostel Green House à Kashan, l’un des rares où j’ai dormi et qui fut un havre de paix, tenu par un jeune couple absolument adorable.

Pour les petits budgets, voici une liste d’hostels très fréquentés par les backpackeurs mais que je n’ai pas testé moi-même :

Téhéran : Seven Hostel
Ispahan : Amir Kabir Hostel
Kashan : Green House Hostel, Noghli Hostel, Ehsan Hostel
Yazd : Niayesh Boutique Hotel, Adobe House, Bagdir Hostel


8. Respecter les codes vestimentaires

Look touristico-iranien

Les règles vestimentaires étant bien plus souples pour les hommes (oubliez juste le short), c’est pour les femmes que la partie se complique. En tant que touriste, sachez que vous aurez toujours une bienveillance et une tolérance particulière. Cela ne veut pas pour autant dire qu’il faille en abuser. Voici donc les règles à observer en public :

  • Port du foulard obligatoire. Mais à l’Iranienne, soit le plus loin possible à l’arrière de la tête ! Si comme moi vous portez une frange, c’est donc tout sauf un problème. Pas de panique si le foulard glisse et tombe parfois, tant que vous le remettez en place.
  • Vous devez couvrir les bras mais pouvez porter des manches trois quart.
  • Vos formes devant être masquées, privilégiez les vêtements amples ou couvrants. Pour ma part, j’avais toujours une chemise longue ou une tunique ouverte par-dessus la tenue de mon choix (jeans inclus) pour recouvrir mes fesses.
  • Vos jambes doivent être couvertes, on tolérera de voir les chevilles.
  • Les sandales ouvertes sont tout à fait acceptées, donc profitez-en !

Pour le reste, n’hésitez pas à mettre de la couleur, à faire ce qu’il vous chante. Les Iraniennes ont un talent assez incroyable pour s’habiller de manière chic et fashion malgré toutes ces contraintes.

Maitrîse du style

Seules lors de quelques rares visites (Mosquée Jameh à Ispahan, Holy Shrine à Shiraz) on demandera aux femmes de porter un chador, prêté à l’entrée.

Comme pour beaucoup de choses en Iran, ces règles n’existent plus derrière des portes closes. Si j’ai toujours demandé l’autorisation à mes hôtes avant d’enlever mon foulard (et j’ai souvent eu droit à un éclat de rire en guise de réponse), les femmes ne s’en embarrassent pas à la maison et portent des vêtements à manches courtes, décolletés… Dernier détail, les chaussures restent bien sûr à l’entrée de la maison.

Côté tatouage, les Iraniens les apprécient beaucoup (les salons de tatouages ne sont pas autorisés, mais le tatouage en lui-même si) et vous complimenteront sûrement s’ils voient le vôtre. Les piercings sont beaucoup plus intriguant et originaux à leurs yeux (je ne pense pas avoir croisé une seule personne ne m’ayant pas questionné sur mon piercing à la langue), mais encore une fois, cela ne pose aucun problème.


9. Prévoir son budget

Tea time

Pour mes vingt jours en Iran, j’ai dépensé environ 27 euros quotidiennement, mais tout dépend bien sûr de votre façon de voyager. Voici le prix de quelques dépenses courantes, hors logement et transports (cités plus haut)

  • Sandwich Falafel : 35.000 (1€)
  • Restaurant : de 180.000 à 300.000 (5€ à 8€)
  • Glace : de 20.000 à 80.000 (0,50 à 2,20€)
  • Boisson dans la rue : 20/30.000 (0,50 à 0,80€)
  • Bouteille d’eau 1L : 10.000 (l’eau est potable mais pas toujours très bonne) (0,30€)
  • Thé dans le bazar de Kashan : 90.000 (2,50€)
  • Entrées des monuments et parcs : de 80.000 à 200.000 (2,20€ à 5,46€)

10. Quelques mots de vocabulaire

Comme partout, parler quelques mots de la langue locale vous attirera de la sympathie tout en montrant votre intérêt pour le pays. Voici une liste de mots glanés en route :

  • Salam : bonjour
  • Chetori : comment ça va ?
  • Sobh be kheyr (k se prononce r) : bonjour (matin, soutenu)
  • Shab be kheyr : bonne nuit
  • Khoda hafez : au revoir
  • Merci : la façon la plus simple et répandue de remercier. Roulez juste le r !
  • Kheili mamnoon : une manière plus soutenue de dire merci
  • Khahesh mikonam : de rien
  • Bale : oui
  • Are : ouais (ma version préférée)
  • Na : non
  • Kosh mazeh : délicieux (commentaire extrêmement apprécié et de toute manière toujours vrai!)
  • Nooshe jan : bon appétit
  • Salamati : santé !
  • Man /prénom/ hastam : je suis = je m’appelle
  • Faransavi : Français
  • Loftan : s’il vous plaît
  • Bebakhshid : pardon
  • Befarma : ce que vous entendrez le plus, taarof oblige On pourrait le traduire par « je vous en prie », « s’il vous plaît ».
  • Bezan berim : c’est parti ! (parce que ça sert de montrer son enthousiasme !)

11. Le “Taarof”

Si vous proposez à vos hôtes de partager l’addition, vous les entendrez souvent vous répondre : « Le taarof voudrait que je refuse, mais… » ou au contraire insister en précisant « no taarof ! ».

Le « Taarof » c’est cette notion de politesse poussée à l’extrême, qui veut que l’on vous propose les choses par au moins trois fois, ce que vous devez évidemment refuser tout autant de fois… En pratique, les règles sont encore ici « assouplies » pour les touristes, d’où le fait que si les personnes avec qui vous partagez un repas ou autre ont votre âge, elles ne feront pas du taarof à outrance et n’insisteront pas outre mesure pour tout régler.

Je dois avouer m’être sentie plusieurs fois mal à l’aise en réalisant après coup que j’étais passée sans scrupule quand quelqu’un me tenait la porte, ou que j’avais accepté des dattes ou autres réjouissances aussitôt qu’on les avaient mises sous le nez… Pour autant, l’offre est sincère et personne ne s’offusquera que vous ne fassiez pas autant de politesses qu’un-e Iranien-e (puis honnêtement, vous ne pouvez pas gagner ce combat!)


Bonus : les infos moins utiles mais toujours bonnes à prendre !

12. Le weekend

En Iran, le week-end se déroule sur les jeudis et vendredis. Le vendredi étant l’équivalent de notre dimanche, l’activité y est assez réduite. Mieux vaut donc être dans une ville assez grande pour moins s’en rendre compte (ou à l’inverse, dans la nature). Vérifiez également que les lieux que vous voulez visiter soient ouverts avant de vous y rendre.

Passion selfie en Iran

13. Les toilettes

C’est un détail mais oui, les toilettes à la turque sont la norme en Iran (super pratique quand il faut porter autant de vêtements couvrants !). Cela dit, chez vos hôtes et dans les hostels vous aurez souvent des toilettes à l’occidentale. Niveau vocabulaire, les toilettes se disent « toilette », donc on ne peut pas faire plus simple.

14. Contacts femmes-hommes

Femmes et hommes peuvent s’afficher ensemble en public sans que cela pose le moindre problème. Mais en s’abstenant de tout contact physique. Pour se saluer, on se serre généralement la main entre amis, ou on place sa main droite sur le cœur. Les Iraniens se font aussi la bise (trois!), mais en principe pas entre sexes opposés en public.

Les hommes sont très amicaux et tactiles entre eux : l’Iran est définitivement le pays qui incarne le mieux la « bromance » !

15. Rapport à la France

Presque !

Une fois n’est pas coutume, beaucoup d’Iranien-e-s adorent la France. De manière générale, les Iraniens sont très instruits, et là où ça devient embarrassant c’est que j’en ai rencontré beaucoup dont la culture littéraire française était de loin cent fois supérieure à la mienne… Niveau musique, on y affectionne beaucoup les grands classiques français (Brel, Piaf…) et… Zaz.

Le Français n’est plus beaucoup parlé (les anciennes générations l’apprenaient à l’école), mais de nombreux mots se retrouvent dans la langue persane. Quelques exemples : merci, toilettes, machine (pour voiture), vitamines, biscuit, chauffeur, garçon (pour garçon de café), soutien (pour soutien gorge!) … et la liste est en fait très longue !

14. Etre une femme seule en Iran

La question de la sécurité se pose forcément pour toute voyageuse en solitaire. Aussi, me suis-je rarement sentie autant en sécurité en tant que voyageuse qu’en Iran. Si certains a priori, notamment liés au port du voile, peuvent laisser penser que le pays ne serait pas une destination sûre pour une femme, la réalité est à mille lieux de cela. Durant mon voyage, j’ai reçu de l’aide et de la bienveillance de la part de parfaits inconnus en permanence, et les hommes ont toujours eu un comportement amical et exemplaire envers moi.


N’hésitez pas à me corriger si j’ai fait des erreurs, j’apporterais les modifications à posteriori, et à me poser d’autres questions si vous en avez en commentaire.

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