La bourgeoise désinvolte

de Wett Monenteuil

En 7 parties, comme autant que de jours dans la semaine, ce récit nous entraîne avec humour dans des expériences sulfureuses

Valériane est jeune, jolie, bien mariée… Non, elle n’aime pas son mari que pour son argent, et si elle a un amant, elle a aussi une excuse : elle l’adore ! Ce qui ne lui interdit pas d’autres aventures, mais toujours sans lendemain, car elle ne voudrait pour rien au monde faire de peine aux deux hommes de sa vie…

En 7 parties, comme autant que de jours dans la semaine, ce récit nous entraîne avec humour dans des expériences sulfureuses. Là, pendant un essayage dans un magasin du faubourg Saint-Honoré, une autre fois quand Valériane fait la pute dans les beaux quartiers, ailleurs lorsqu’elle est cueillie par une équipe de volleyeurs sur une plage des Bahamas – six Apollon d’un coup ! –, une autre fois encore en disparaissant sous la table, dans un restaurant… Périlleuses caresses lors d’un vol low-cost vers Marrakech, émoustillant banquet sur une plage du Kenya, chat osé avec une internaute délurée, ou confession contrite aux pieds d’un curé malicieux, dans une église où elle est venue se faire pardonner ses fautes (et surtout atténuer les prochaines). Quand Valériane dit d’elle-même qu’elle est une belle salope, il n’y a aucune raison d’en douter. Savoureux !


Un avant-goût

Amour et fidélité, les petites bonnes sœurs de mon enfance ont à ce point façonné mon cœur que j’ai fini par tirer parti de leur pieuse dévotion : si, moi, je ne suis pas fidèle au Ciel, je le suis à mon amant. Pour rien au monde, je ne le tromperai ! Ma constance à son endroit est même devenue chez moi une vertu cardinale, mille fois non, jamais je n’irai abuser mon Antoine, je veux dire l’abuser d’un péché mortel, du fond du sentiment, ne chipotons pas sur les passades… D’ailleurs, au regard de quelques babioles, qui refuserait les circonstances atténuantes à une femme de trente-deux ans, mariée depuis cinq, maman d’une adorable petite fille terminant sa maternelle, dont on dit qu’elle est jolie — je crois en effet que je le suis — , bien foutue — je le crois tout autant — , qui ne fait jamais retoucher les vêtements qu’elle achète — heureusement, car j’en achète beaucoup — , et qui ne travaille pas, son mari gagnant assez d’argent pour qu’il en soit ainsi…

Mon amant, je l’ai connu tout de suite après mon propre mariage, et juste avant qu’il ne rencontre celle qui allait devenir son épouse. À l’époque, il m’avait invitée à la cérémonie. Je ne m’y étais pas rendue car, moi, les vaudevilles, ce n’est pas mon truc ! En revanche, je me rappelle parfaitement le jour où sa jeune femme lui avait donné un enfant… Quand je dis « jour », c’était en fin d’après-midi. Et en plein hiver. Il faisait déjà noir. Une grande partie de cette nuit-là, c’est avec moi qu’il l’a passée !

Je suis fidèle à mon amant, disais-je, ce qui ne signifie pas que je ne m’autorise pas certaines incartades… Mais toujours sans lendemain ! Il ne manquerait plus que je m’attache, j’aurais l’impression d’être indigne. Une traînée ! C’est ce que je me tue à répéter à mes dandys d’un soir : qu’ils n’attendent rien de moi, sinon un bon coup, c’est en tous les cas ce que j’espère pour eux, inutile de me quémander un autre rendez-vous, un numéro de téléphone, une adresse, un e-mail, rien, ils n’auront rien, mis à part ce qu’ils sont venus chercher, un moment d’évasion… Au demeurant, c’est la raison pour laquelle j’apprécie que mes sauteurs éphémères soient à la fois superbes et un peu idiots : rien ne me les rend en effet plus désirables qu’en andouilles magnifiques, aucun risque ainsi qu’ils n’entrent en concurrence avec les deux hommes de ma vie, mon mari et mon amant !… Le premier, qui n’est pas beau, mais intelligent et riche… Le second, qui est beau, sensible, raffiné, parfois un peu fauché, mais auquel je tiens par-dessus tout.

Cela étant, qu’on ne se méprenne pas non plus, je ne suis pas une ingrate ! Je mesure chaque jour combien mon mari est brave, combien il m’aime et aime sa fille, je lui suis à tout instant reconnaissante de me faire de somptueux cadeaux, j’ai le plus profond respect pour son courage, le temps qu’il consacre à son job, l’énergie qu’il déploie pour sa réussite professionnelle, je lui sais infiniment gré de ses gestes d’affection, n’oubliant jamais un anniversaire, une fête, se montrant toujours tel qu’en lui-même sous notre toit, attendri, généreux, protecteur, que ne ferait-il pas pour ses « petites chattes » d’amour ?… Ses « petites chattes », c’est comme cela qu’il nous appelle, ma fille et moi, à la maison… Au tout début de notre union, j’avais franchement trouvé too much son abnégation au boulot, et je le lui avais dit à plusieurs reprises. Qu’il se calme ! Et surtout, qu’il prenne garde à sa santé. Je le lui ressasse encore maintenant, mais c’est pour la forme, il ne m’écoute pas. Bon, je l’admets : cette passion qui le dévore n’est pas sans avantage pour moi, c’est même une bénédiction, mais je ne voudrais surtout pas qu’il lui arrive quelque chose. Un mari, c’est important !

Tous droits réservés. Wett Monenteuil et Numeriklivres.

Format numérique (ebook) — 201 pages-écrans — 3,99€


Disponible également au format ePub et/ou Kindle sur iBookstore Apple, Amazon.fr, ca et com, Kobo France et Kobo Canada, Google Play, Archambault.ca, ePagine.fr, Bookeenstore, Chapitre.com, Relay.com, Decitre, Cultura, Nolim Carrefour, Feedbooks et +



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