Qu’est-ce qu’une startup ?

« La startup c’est un mot magique. Tu dis ça à un banquier, y t’ouvre le coffre et en plus il te lèche le zboub ! » — Serge Benamou.

Startup, un mot magique ?

Il faut dire que la vérité si je mens 2 est sorti en 2001. A l’époque, rajouter « . com » au nom de la société était suffisant pour ravir les investisseurs. On pouvait voir des premiers tours de financement ahurissants. Pets.com, créé en Février 1999 réussissait à lever 10 millions de dollars un mois seulement après sa création. Un engouement célèbre de la bulle internet qui mena Pets.com à la faillite un an plus tard après avoir brulé plus de 300 millions de dollars.

Même Serge Benamou aurait eu du mal à dépenser les 300 millions en un an.

Depuis, le lexique autour du monde de l’innovation s’est étoffé et ceux qui suivent l’actualité Tech voient souvent le terme startup s’accompagner des nouveaux mots magiques « crypto-monnaie », « intelligence artificielle », « réalité augmentée » et « objet connecté ». D’ailleurs, même sans le vouloir, cette actualité nous poursuit sur Linkedin avec les posts sur les « chatbots » qui « disrupt » le service client, les voitures autonomes qui révolutionnent le transport et le fret, les milliards investis dans les « blockchain » et les débats sur la bulle spéculative autour des crypto-monnaies (et cet article).

Heureusement que Elon Musk trouve le temps de nous distraire avec des lance-flammes.

Cela dit, ce mouvement est celui de notre pays et celui qui construit le futur.

On dit de la France que nous sommes la « Startup Nation ».

Le nombre de créations d’entreprises n’a jamais été aussi haut et fait aussi jeune. Nous avons recensé 591 000 créations en 2017 et 1 créateur sur 3 à moins de 30 ans.

Nos soutiens publics s’amplifient. En 2017, notre Président Emmanuel Macron avait engagé la création d’un fonds de 10 milliards pour l’innovation et la Banque Public pour l’Innovation (BPI) avait soutenu financièrement 4000 startups. Globalement la French Tech n’a pas cessé de croitre pour terminer l’année 2017 avec 743 opérations de financement d’une valeur total d’environ 3 milliards de dollars.

Au sein de cette effervescence, la tentation de contribuer au mouvement et de lancer sa startup est grande. Reste à différencier l’entreprise de la startup.

Chez Shoki, nous pensons que la startup est une organisation à but commercial qui se définit par 3 facteurs :

  1. L’équipe
  2. L’innovation
  3. L’incertitude

Qu’est-ce que l’équipe ?

L’équipe est à la base de tout.

Une personne qui développerait une intelligence artificielle seule, ne serait pas une startup avant d’avoir des collaborateurs avec elle. Même si cette personne crée une structure légale, même si la société engage des prestataires de service, et même si le produit fait des millions. On peut être qualifié d’artiste, de génie ou d’inventeur, mais avant d’avoir une équipe, on ne peut pas parler de startup.

Quelle que soit l’activité, lorsque les membres investissent toute leur énergie à bâtir ensemble les mêmes projets, alors ils forment une équipe.

Comment définir l’innovation ?

Innover ne passe pas seulement par les nouvelles technologies.

L’innovation émerge dès lors que l’on trouve une manière nouvelle et plus efficace pour arriver au même résultat. Cela dit, il est vrai que dans le cas des startups, c’est souvent l’impact financier qui définit à quel point l’innovation est forte.

Chacun peut le faire à son échelle et plus la culture de l’organisation est propice à l’apport de nouvelles idées, plus l’organisation est innovante. Cela peut être dans la définition d’une méthode de qualification des contacts, dans le développement d’un outil qui permet de « crowdsourcer la force de vente », ou dans l’amélioration d’un processus de recrutement pour tirer parti des retours des candidats sur les produits.

Enfin, une manière nouvelle ne veut pas dire qu’il n’existe pas de manière similaire. À partir du moment où l’on crée un chemin plus efficace, même à l’échelle d’un petit groupe, on innove.

L’incertitude pour les startups

Avoir peu de visibilité sur sa trésorerie est monnaie courante pour une jeune entreprise. Dans une certaine mesure, toutes les entreprises sont dans l’incertitude.

Une startup pousse le goût du risque plus loin en n’ayant presque aucune preuve de la pertinence de ses produits et de son business model. Cette incertitude structurelle amène beaucoup de startups à « pivoter » lorsque le marché ne répond pas positivement à ses produits. La startup doit alors mourir ou changer radicalement de proposition de valeur et de cible.

La startup défriche un marché. Elle crée de nouveaux usages. Faire des snacks à base d’insectes revient à proposer une nouvelle habitude alimentaire. Il y a un véritable pari sur l’existence d’un marché. Par contre, le marché des barres de chocolat est connu et une jeune entreprise faisant des barres de chocolat avec une nouvelle recette, ne baignerait pas de la même manière dans l’incertitude.

Enfin, atteindre le fameux « product-market fit » ne veut pas dire que l’incertitude s’efface.

Enfin, atteindre le fameux « product-market fit » ne veut pas dire que l’incertitude s’efface. Tant que la consommation du produit (ou du service) n’a pas saturé le marché, l’incertitude persiste et modifie en permanence les règles du jeu. Take Eat Easy, la société de livraison de repas, a fait faillite avec 350 000 clients dans un marché en plein essor.

Si vous faites partie d’une équipe qui ignore encore si ses produits et son marché seront les mêmes demain, et si malgré tout vos coéquipiers cherchent en permanence à améliorer les choses, alors félicitations, vous faites partie d’une startup !

Si vous voulez rejoindre cet univers. N’hésitez pas à postuler chez Shoki !