SenseCamp Le Mans « Un weekend hors du temps »

Le 27 et 28 février dernier, la communauté MakeSense se rassemblait pour la première fois dans une ville en dehors des capitales : au Mans.

Pourquoi Le Mans ?

La capitale sarthoise est une ville d’environ 200 000 habitants, mondialement connue pour sa course des 24h du Mans. C’est aussi une ville qui est marqué par une architecture et une histoire très forte. Pour la petite histoire, le roi Henri 4, père du roi Richard Coeur de Lion est née dans la région.
Amis anglais, you are welcome!

MakeSense au Mans et en Sarthe, qu’est ce que c’est ?

C’est l’histoire de Line et Pierre Fournier habitant au Mans depuis toujours, engagés dans la vie associative depuis 10 ans et initiés à l’innovation sociale à travers MakeSense, il y a un an et demi.
Depuis ce temps, le duo a mobilisé et sensibilisé leurs anciens réseaux associatifs, et acté la naissance du groupe local duMans en avril 2015, quand plus de 15 personnes se sont retrouvées pour un atelier de créativité autour du défi suivant « Trouvons un nom pour un projet de traiteur anti-gaspillage alimentaire »
Depuis le groupe local évolue rapidement avec comme socle commun : diversité, ouverture, découverte de l’innovation sociale.

Si vous participez à un événement MakeSense au Mans, vous avez de très grande chance de rencontrer autour d’un verre : des travailleurs sociaux, des personnes handicapées, des retraités, des travailleurs indépendants, des personnes travaillant dans le secteur de l’économie solidaire, des entrepreneurs classiques, des étudiants, des startupeurs sociaux, des personnes venant des milieux populaires etc etc etc

Les points communs entre toutes ces personnes: ils souhaitent être libre, indépendant, redonner du sens à leur vie et/ou à leur travail, agir concrètement.

En chiffre depuis 10 mois, MakeSense Sarthe c’est :

  • 10 moments de rencontre « SenseDrinks »
  • 5 ateliers de créativité « Hold-Ups »
  • 1 événement culturel « MKS Room » sur le thème du climat
  • 1 intervention dans un séminaire autour de l’économie solidaire et sociale
  • une dizaine d’interview radio, télé et presse écrite local
  • plus de 300 personnes sensibilisées dont une trentaine de participants actifs

Pourquoi le SenseCamp « Rêver grand, agir maintenant » ?

Nous avons fait le constat qu’il y avait de nombreuses personnes qui voulaient s’engager dans la voie de l’innovation sociale, soit par le biais de l’entrepreneuriat du changement soit par leur envie de soutenir concrètement cette nouvelle façon d’entreprendre et d’aider.
Alors quoi de mieux qu’un SenseCamp à la sauce mancelle pour mélanger à la fois les outils de MakeSense et montrer à tous que c’est que par la diversité que l’on arrivera à réellement changer la société mais aussi soi-même.
Après tout comme le dit le Film Demain : « Tout est lié et interdépendant ». Cyril Dion l’un des co-réalisteurs de ce documentaire à succès (800 000 entrées en France) l’explique bien :

« Construire du sens c’est la spiritualité, c’est aller plus vers l’esprit, c’est décroître dans l’avoir et la possession du matérialisme et grandir dans l’être. L’action sociale ne peut plus se faire sans la dimension d’évolution personnelle et intérieur. La seule alternative aujourd’hui pour moi est de réunir des gens extrêmement différent pour casser les clivages ».

Comment créer cela ?

En faisant petit, simple, convivial et avec une forte diversité. Voilà comment environ 100 personnes venant de Sarthe mais aussi de 8 villes de France et d’ailleurs se sont retrouvées dans un centre social, un lieu de vie ancré dans un quartier.

La matinée a commencé par un temps de méditation pour permettre à chacun d’accueillir la journée et le week-end qu’il allait vivre. Line et moi nous savions que cela allait être fort pour tous, mais nous n’avions pas imaginé à quel point. C’est parti pour le début de la journée.

Partage de mon parcours de vie traversé par 8 ans de harcèlement scolaire : « Si vous avez peur de quelque chose, alors foncez et faites-le »
Solène Pignet (Istanbul), fondatrice de Creator for Good, évoque la réussite de son parcours professionnel et la reconversion dans l’entrepreneuriat social : « On apprend en faisant, on n’a pas besoin d’être parfait pour se lancer, tout le monde peut le faire »
Sarah Zouak ( Paris) fondatrice du Women SenseTour , rappelle son parcours engagée pour la cause des femmes musulmanes : « Une fois qu’on se réconcilie avec toutes ses identités, qu’on soigne notre schizophrénie, on peut enfin construire »
Didier Girard (Le Mans), pionnier en France de l’intrapreneuriat social dans une organisation public, l’hôpital du Mans. Il a réduit le gaspillage alimentaire de 100% au sein de la restauration de l’hôpital : « On peut partir de loin, être en conflit, et tout de même y arriver »
L’assemblée attentive aux différentes expérience et souvent prise par l’émotion de chacun d’entre eux.

Quatre parcours différents, quatre expériences différentes qui ont expliqué leurs embûches et déclics qui expliquent de façon authentique et bienveillante leur vécu personnel/professionnel. Tous ont dit d’une manière différente une chose commune « Sortez de votre zone de confort et soyez vous même».

Quel à été l’impact de ces témoignages pour les participants ?

« Didier Girard, pour sa persévérance, son obstination face aux lois pour mettre en place ce qui parait maintenant une évidence, mais qui il y a quelques années, était une vraie bataille. Le fait qu’il soit plus âgé, fonctionnaire, et tellement engagé m’a touchée. »
« Pierre qui m’a beaucoup touché aussi. Simple et en toute sincérité, il a su nous raconter sa vie, sans tomber dans la compassion. Il a su transformer ses faiblesses en une réelle force, on le sent déterminé et c’est génial. »

« Le témoignage de Solène a résonné en moi lorsqu’elle a évoqué le conditionnement de notre culture/éducation et en particulier à l’école. D’ailleurs en découlent les limites que l’on peut se fixer avant d’oser se lancer dans un projet entrepreneurial. Oser, y croire et persévérer sont les messages que Solène nous a transmis et c’est ce qui peut me faire défaut aujourd’hui. »

« J’ai adoré Sarah, j’étais très émue de l’entendre raconter son histoire, car je me reconnais en elle, cette schizophrénie, à vouloir être la fille avec un chemin tout tracé mais en se posant tout de même des questions sur le sens qu’on a envie de donner à notre vie. »

« Les intervenants nous ont montré que le seul obstacle qui se présente, c’est soi-même. De par leurs expériences, ils ont réussi à cibler le problème et à le surmonter juste par volonté. Le message général était très clair et inspirant. »

Après ce temps d’inspiration, les participants se sont rassemblés en petits groupes pour partager autour de leurs parcours et aspirations : diversité des messages et une inspiration collective qui continue en construisant des messages d’espoir.

Echange en petit groupes

Et comment les participants ont réagi ?

« Passionnant, j’ai vraiment appris, échangé avec des personnes que je ne connaissais pas du tout et très différentes les unes des autres. J’en suis ressortie grandie, vraiment ! »

« Alterner entre groupes permet d’être à la fois tous ensemble et d’aller également plus loin sur certains sujets en étant plus proche des autres. »

« Super expérience, des gens bienveillants, dans le partage. »

« GÉNIAL! J’ai été scotchée par tant de sincérité, d’authenticité, de vulnérabilité, de générosité aussi. »

« Je me suis sentie, comprise (loin d’autres personnes qui me trouvait utopiste, optimiste et tendant à être écolo bobo bio!). Il y avait des personnes de toutes horizons différentes, mais avec un seul point commun, le fait de croire, qu’avec des connexions simples, humaines et locales, nous pouvons changer la donne. »

Dans l’après-midi, nous sommes revenus aux indispensables du format SenseCamp avec ateliers de créativité Hold-Up et sessions ouvertes barcamp (écoute active, cartographie, etc).

Nous avons fini cette journée avec les messages de Marc de la Ménardière (co-réalisateur du film “En quête de sens”).

Le soir, nous avons animé une MKS Room en invités les projets La cravate solidaire et WEDOGOOD. Ce fut un moment mémorable pour tous, on vous laisse écouter :

Le Dimanche matin nous avons proposé une visite de la vieille ville du Mans :

Après une séance de relaxation (yoga, méditation) après la journée intense de la veille, visionnage du film En quête de Sens !

Solène Pignet, l’une des intervenantes, à la fin du week-end :

« J’ai maintenant la certitude que le mouvement de l’innovation sociale va vraiment avancer. 80 personnes de tous horizons qui regardent dans la même direction, c’est comme un échantillon représentatif de la révolution qui est en marche. »

Et à la question « que retiens du SenseCamp ? »

« La dernière bière partagée juste avant de prendre mon train, avec des amis de tous âges et de tous horizons, rencontrés pour la première fois la veille seulement ! »

Nous sommes convaincu que c’est par la diversité des profils, des expériences, des échanges humains que nous pourrons faire évoluer les choses dans ce monde qui devient si complexe. C’est gràce à cette diversité que nous pourrons répondre aux grands problèmes de notre temps, alors nous vous invitons à aller vers l’inconnu, à sortir de votre zone de confort : les choses merveilleuses se passent parfois juste à coté de chez vous. Allez à leur rencontre et prenez soin de vous même.

Pierre Rabhi dit : « Si vous souhaitez transformer le monde, la première chose à faire c’est de vous transformer vous-même ».

Pour la suite des aventures de MakeSense au Mans, rendez-vous le 20 mars !


Pierre, happy Gangster au Mans !

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