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La Victorienne et autres victuailles ©

Rue Saint-Denis
Montréal la Victorienne, celle que tout le monde aime. Pour moi, elle est une véritable nourriture de l’oeil et du cerveau, composée de maisons de pierre grise aux belles corniches, balcons de princesses et toits en mansarde. La rue Saint-Denis en est bien garnie. Elle est aussi la colonne vertébrale du Montréal francophone.


Le Carré Saint-Louis & la rue Sherbrooke Est
On trouve ici certaines des plus belles maisons de Montréal, et d’autres très beaux édifices. Le quartier est toutefois parsemé d’innombrables horreurs architecturales construites entre 1960 et aujourd’hui. Jadis, le quartier latin et ses belles maisons victoriennes s’étendaient de la rue Sherbrooke Est au nord, jusqu’au Square Viger au Sud, entre Saint-Christophe et Hôtel de Ville. Imaginez-vous une douzaine de rues de la trempe de Saint-Denis dans un seul quartier. C’eût été magique pour #Montréal et son aura d’européenne si cet héritage architectural eut été préservé davantage.


Le Quartier Latin
Malgré qu’il soit devenu un véritable fromage gruyère depuis sa période glorieuse, je dois tout de même admettre que le quartier latin de Montréal demeure inspirant. Je m’en abreuve beaucoup d’ailleurs, surtout cette année. J’adore m’asseoir à mon pub préféré pour écrire. Le paysage urbain bucolique du quartier latin m’apporte une fierté certaine d’y vivre, et une petite impression d’être en Europe.



L’histoire s’efface lorsque ses vestiges sont détruits
Qui se souvient de l’incendie de l’edifice Robillard? Moins de deux ans après sa destruction par un incendie d’origine douteuse, cette perte inestimable de notre patrimoine historique appartient déjà au département des oubliettes.


ad vitam aeternam
Quand une ville n’a rien d’exceptionnel à montrer, les gens ne trouvent pas de raisons de la visiter. Montréal ne pourra pas ad vitam aeternam compter sur sa petite vieille ville et ses festivals. Elle ne pourra pas non plus compter sur de nouvelles constructions exceptionnelles puisqu’il n’existe aucune volonté politique de mettre en place des exigences de qualité et de design pour les nombreux nouveaux gratte-ciels qui s’élèvent présentement à Montréal.


Celle qui se targue sans cesse d’être une ville de niveau mondial
Quand je vois des édifices de trente étages aussi laids et d’aussi mauvaise qualité que ceux des nouveaux hôtels du Boul. René Lévesque je suis forcé d’admettre que nos urbanistes à l’hôtel de ville n’accordent aucune importance à la réputation de Montréal à l’international. Ils n’ont de motivation que le développement économique. Comment se fait-il que Montréal, qui se targue sans cesse d’être une ville de niveau mondial puisse permettre un tel développement urbain sans vision? Non seulement ces nouvelles tours sont tous plus laides les unes que les autres, mais de plus, elles ne présentent pour la plupart aucune innovation en technologie du développement durable. Les autres villes Nord-Americaines qui se disputent le même marché touristique que nous innovent, pendant qu’ici on construit n’importe quoi comme depuis 1967… Pensez-y. C’est l’fun un temps des festivals. Et puis après?


