Et si on parlait “Positive Impact” ?

Votre nouveau rendez-vous mensuel pour découvrir quelques innovations positives et mieux comprendre les enjeux qui lient entreprises & bien commun !

Voilà bientôt un an que Spring Lab a nommé son Positive Impact Officer (coucou, c’est moi, Solène Guillemot!).
Depuis un an, nous avons pris l’engagement , en tant qu’entreprise, d’avoir un impact positif sur la société, tant d’un point de vue environnemental que sociétal.
Cela passe par plusieurs actions et engagements en interne et avec l’externe (transformation de nos habitudes de travail et modes de fonctionnement, sensibilisation de nos clients aux thématiques de l’innovation positive,…).
L’heure du bilan annuel approche, et je ne manquerai pas de partager avec vous, nos premières réussites. Mais ici n’est pas le sujet.

Depuis un an, tous les lundis matin, j’interviens lors de notre réunion d’équipe pour présenter en une minute, une initiative, un chiffre, une entreprise ou tout simplement un fait de société qui adresse le sujet de l’innovation à impact positif.
En cette rentrée 2018, voici un nouveau format que nous testons : “Parlons positive impact !”. Une brève qui ne vous prendra pas plus de 5 minutes à lire et qui mettra en lumière les 2–3 informations que Spring Lab a retenues sur ce sujet.

Finie l’intro, place au chrono ! 5 min pour vous parler positive impact !


[Épisode 1] 🔔 C’est la rentrée ! Il est tant de renflouer sa table de chevet avec de nouveaux livres 📚

Voici les deux ouvrages qui nous ont marqués cet été.

“Factfulness : Dix raisons pour lesquelles nous avons tort à propos du monde — et pourquoi les choses sont meilleures que vous ne le pensez”, de Hans Rosling, Rönnlund, éd. Sceptre, avril 2018.

One of the most important books I’ve ever read―an indispensable guide to thinking clearly about the world.” — Bill Gates.
Alors si Bill le dit, c’est qu’il ne faut pas passer à côté ! Voici un livre qui redonne un peu d’espoir dans le monde, le progrès et aussi l’avenir.

Ancien médecin suédois et conseiller de l’Organisation mondiale de la santé et de l’UNICEF, Hans Rosling a lutté toute sa vie “contre les idées fausses [qui sont] dévastatrices sur le développement mondial ».
En exposant des faits, rien que des faits, l’auteur met en lumière les progrès monumentaux qui ont eu lieu dans le monde ces dernières années, décennies:

  • la quasi disparition de l’esclavage (dans 193 pays en 1800 dans 3 aujourd’hui),
  • la baisse de la mortalité infantile (4% en 2016 contre 44% en 1800),
  • le recul de la sous-alimentation (28% de la population mondiale en 1970, 11% en 2015),
  • … et bien d’autres.

Tout n’est certes pas encore parfait, évidemment, mais force est de constater que le monde va mieux que nous l’imaginons. Car oui, nous avons une vision pessimiste et erronée de notre société : “C’était mieux avant”, “on va droit dans le mur”, autant de réflexions partagées par un large pourcentage de la population.

L’auteur nous explique cette “sur-dramatisation” par 10 “instincts” qui nous conduisent à une vision déformée du monde. La peur, la généralisation, l’instinct de la ligne droite, … des biais pessimistes qui ne nous aident pas à se focaliser, à nous mobiliser sur le vrai défi selon lui : le réchauffement climatique.

Quand vous êtes effrayés, vous ne voyez pas les choses clairement. Il n’y a pas de place pour les faits dans un esprit prisonnier de la peur”.

Alors, pour une rentrée éclairée et pour une dose d’optimisme sur les progrès que l’humanité a accompli jusque-là, Factfulness est fait pour vous. Attention, beaucoup de progrès restent à faire, et ce livre ne minimise en aucun cas tous les défis qu’ils “nous” restent à résoudre.


Transition parfaite vers notre deuxième ouvrage. De qui parle-t-on quand on dit “les défis qu’ils NOUS restent à résoudre”? Les citoyens que nous sommes ? Les institutions et autres organes politiques en qui nous avons de moins en moins confiance ? Et pourquoi pas les entreprises ?

Dans leur dernier livre, “Entreprise & Bien commun , la Performance et la Vertu”, Pierre-Etienne Franc et Michel Calef (édition du Palio, Broché, novembre 2017) pointent le basculement des rôles entre politique et entreprise.

Les entreprises doivent faire du bien commun le centre de leur stratégie.La performance économique seule ne suffit plus.

Donner du sens à la “mission” d’une organisation, répondre aux attentes des consommateurs quant à la nécessité de transparence et de cohérence, anticiper la baisse des ressources naturelles qui impactent directement leur business, autant de raisons qui poussent les entreprises à repenser leur modèle et leur finalité.
Que ce soit par réelles convictions ou simples obligations, les entreprises vont et devront mettre leur puissance technologique, agilité et capacité d’organisation et d’investissement au service du bien commun.

Ce nouveau rôle n’est aucunement antinomique à sa performance économique. Bien au contraire !
Pour les auteurs, l’entreprise est un moteur de la réconciliation de la performance et de l’éthique.

Bon, comme vous l’aurez compris, ce livre nous plaît beaucoup chez Spring Lab !
Nous sommes convaincus que la survie de la société - oui oui la survie! -, tient en la capacité des organisations (associations, entreprises, institutions,…) à allier leur intelligence, leurs innovations et investissements, pour relever les défis et tensions socio-économiques qui pèsent sur notre société.

Voilà c’est fini pour [l’épisode #1]. Rendez-vous mi-octobre pour un nouveau numéro de “Parlons positive impact”.