Le Zero Déchet en entreprise : réduire, réutiliser, recycler.

Aurélie Baulard
Nov 5 · 7 min read

“Réduisons vite nos déchets, ça déborde”.

Cette petite phrase bien connue est celle des publicités de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) cherchant à inciter les citoyens à réduire leurs déchets.

Le constat est simple :

  • Nous consommons trop et sans prise en compte du cout environnemental réel de ces biens et services,
  • Nous produisons à partir de matières premières polluantes et souvent non renouvelables,
  • Nous ne recyclons pas assez ou mal et réutilisons très peu.

La question de la quantité de déchets que nous produisons et de la pollution qu’elle engendre n’est pas récente. Elle est plus présente que jamais dans un contexte de pression liée au changement climatique, de déclin de la biodiversité et de remise en question de notre modèle productiviste et consumériste.

Comment passer d’une économie consumériste linéaire à une économie circulaire, pour mieux réduire, réutiliser et recycler ?

Comment faire pour modifier nos habitudes et diminuer notre impact environnemental ?

Comment les entreprises peuvent-elles passer au zéro déchet et pourquoi leur rôle est-il clé ?

Le zéro déchet, c’est quoi ?

Comme son nom l’indique, le zéro déchet, c’est tout simplement la suppression de tous les déchets que nous produisons au quotidien, de manière directe ou indirecte.

Cette démarche désormais très connue, semble pourtant, dans l’imaginaire commun, accessible seulement à des éco-warriors extrêmement motivés. Pourtant, en prenant simplement de bonnes habitudes, réduire voire supprimer ses déchets n’est ni si complexe, ni très chronophage. Il suffit d’un peu de motivation, d’une bonne organisation et de savoir par où commencer !

Pourquoi réduire ses déchets et plus largement son impact sur l’environnement ?

Parce que nous produisons plus de 25 tonnes de déchets en France chaque seconde. Soit 800 millions de tonnes de déchets par an qu’il faut recycler, enfouir, retraiter. Cela s’explique principalement par la surconsommation et la faible durabilité des produits achetés.

Les deux derniers rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur le changement climatique et les océans rappellent l’urgence d’agir à tous les niveaux. Dans ce contexte, les entreprises ont le pouvoir et le devoir d’agir, de donner l’exemple, en diminuant l’impact de leurs activités sur l’environnement.

Réduire la quantité de déchets que nous générons quotidiennement permettrait d’abord et avant tout de limiter notre empreinte environnementale et le rejet de gaz à effet de serre. Chacun des déchets produits ont pollué pour être fabriqués, transportés et recyclés ou détruits, avec un coût environnemental et économique non négligeable.

Réduire les déchets permet ensuite d’économiser des matières premières précieuses et/ou polluantes dont la ressource est limitée. Selon Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, 99 % des ressources prélevées dans la nature sont reléguées au rang de déchet en moins de quarante-deux jours. Nombre de ces matières (plastique, métal, …) sont issues de ressources limitées non ou difficilement recyclables.

Enfin, réduire les déchets signifie aussi réduire les coûts pour l’entreprise. Limiter les impressions, le gaspillage alimentaire et de fournitures et la pollution numérique ne peut que faire économiser sur les achats ou la facture énergétique. Plus l’entreprise est grande, plus les économies d’échelle peuvent être importantes.

Mais alors, comment faire pour réduire nos déchets en entreprise ?

La réduction des déchets en entreprise, et plus largement de la réduction de l’impact environnemental de l’entreprise, peut être pensée de plusieurs manières : au niveau de l’individu, du collectif ou de la stratégie de l’entreprise.

Guide pratique éco-responsable au bureau, ADEME, 2019.
  1. Faire un bilan :
    Et oui, c’est basique, mais tellement évident. Pour savoir comment réduire au mieux, il faut déjà savoir comment nous polluons, directement et indirectement. Alors on regarde ce que l’on consomme, on priorise les flux à traiter et on définit un plan d’action.
  2. Vider la poubelle … de son ordinateur :
    Avant même de penser aux poubelles du bureau, l’une des plus grosses pollution sur laquelle une entreprise peut agir est sa pollution numérique. Des centaines de mails non lus ou conservés des années sans raison ? C’est autant d’énergie utilisée par les serveurs pour les stocker. Du coup, on nettoie régulièrement notre ordinateur, on se désabonne des newsletters qu’on ne prend pas le temps de lire et on préfère le stockage en local quand c’est possible.
  3. Réduire les impressions & les fournitures :
    La véritable question est : avons-nous besoin d’autant de stylos, post-its, surligneurs, cahiers et de tant d’impressions ? Non, pas vraiment. Réduire de 10 % le taux d’impression permet d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an dans une entreprise. Et quand on achète les fournitures, on achète peu mais mieux : on pense local, durable, réutilisable.
  4. Mieux recycler le reste de vos déchets :
    Même si vous réduisez votre quantité de déchets il en restera sans doute encore. Il faut alors bien les trier pour faciliter leur recyclage. Si vous mettez toujours les déchets dans la mauvaise poubelle, vous pouvez être accompagnés par les Joyeux Recycleurs. Ces derniers installent différents bacs pour chaque type de déchet (papier, verre, capsules de café…) et s’occupent de les vider régulièrement pour en apporter le contenu dans des centres de tri. Pratique non ?
  5. Maitriser la consommation d’énergie :
    Ne pas trop chauffer en hiver, ne pas trop climatiser en été et toujours éteindre la lumière quand on sort de la pièce (c’est pas Versailles ici !). En faisant cela, on évite d’épuiser les ressources de la Terre inutilement et on économise de l’argent. On peut aussi passer chez un fournisseur d’électricité vert pour choisir le renouvelable plutôt que l’épuisable.
  6. Eco-concevoir ses produits :
    Le dernier mais pas des moindres. Parce qu’au delà des actions individuelles et collectives, l’entreprise se doit de penser durablement ses produits dans une logique circulaire. L’approche circulaire est radicalement différente du modèle linéaire actuel : produire, utiliser, jeter. Un produit éco-conçu est un produit qui, dès sa conception, prend en compte les principes du développement durable et réduit les impacts négatifs sur l’environnement tout au long de son cycle de vie.

Et chez Spring Lab, on en est où ?

A notre échelle, nous agissons. Etre Green est l’une de nos 10 valeurs que nous tentons d’incarner au quotidien ! Et comme le colibri, “nous faisons notre part” pour éviter que la maison ne brûle.

  • Une Positive Impact Officer : Solène Guillemot, cheffe de Projet chez Spring Lab est aussi depuis 2017 notre Positive Impact Officer. Sa mission ? Penser l’engagement collectif de l’équipe pour donner l’exemple, donner du sens & inventer de nouvelles méthodes pour penser l’innovation durable et responsable auprès de nos clients.
  • De l’impact positif au design circulaire : Chez Spring Lab, nous sommes ainsi convaincus que le Positive Impact est une dimension essentielle pour créer durablement de la valeur chez nos clients. C’est pourquoi nous intégrons des principes et méthodes de design circulaire dans notre accompagnement pour répondre à la fois aux besoins des utilisateurs et aux enjeux sociétaux et environnementaux.
  • Une opération be green, be clean mensuelle : Entreprise très digitalisée, notre pollution numérique n’est pas négligeable. C’est pourquoi nous avons mis en place chaque mois un temps dédié au nettoyage informatique : supprimer les mails, vider le drive, … Un modèle incitatif où les meilleurs élèves sont valorisés !
  • Le plastique, et plus largement le jetable c’est fini ! (enfin presque) : Plus de couverts ni d’assiettes en plastique, des tupperwares pour limiter les emballages jetables lorsque l’on achète à manger dehors et des eco-cups à WeWork. On remplace aussi la machine nespresso à capsules par une machine qui utilise des grains de café et on a tous une gourde pour boire de l’eau. On garde encore des couverts en bois et des serviettes en papier pour les piques-niques aux parcs d’à côté.
  • Des plantes dans le bureau pour dépolluer l’air : Certes cela peut paraitre anecdotique mais ça ne l’est pas du tout. Plutôt que de décorer avec des cadres et autres produits jetables, nous, nous décorons avec des plantes. Cela purifie l’air de nos bureaux citadins, crée un ilot de fraicheur pour les chaleurs de l’été et favorise le bien-être !
  • Moins de transports en voiture & et plus de télétravail : les transports routiers représentent plus de 95% de la pollution du secteur des transports en France. Chez Spring Lab, 50% de nos employés viennent au bureau en vélo ou à pieds et 30% prennent les transports en commun ! Enfin, quand on en a besoin, on fait du télétravail : c’est bon pour l’environnement mais aussi pour nous, car moins de stress et plus de flexibilité.

Le zéro déchet ce n’est donc pas si compliqué, et tout le monde peut mettre la main à la pâte, à son rythme. Les entreprises ont de multiples possibilités d’agir et de réduire leur impact environnemental : que ce soit dans les habitudes quotidiennes de leurs employés, en repensant leur positionnement ou encore en éco-concevant leurs produits et services. En se rappelant toujours, le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas.

Votre entreprise est intéressée par les thématiques de Positive Impact et de Design Circulaire mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? N‘hésitez pas à nous écrire.

Contactez-nous et venez jeter un coup d’oeil à notre catalogue de conférences sur les grandes tendances de l’innovation et sociétales !

Sources :

SPRING LAB

Aurélie Baulard

Written by

It’s hard to have ideas and easy to give up. Innovation project manager & culture officer @SpringLab 🚀⚡️

SPRING LAB

Spring Lab est une agence d’innovation et de transformation qui accompagne tout type d’entreprise à réinventer son business de demain, accélérer ses projets innovants et digitaux, transformer la culture et les pratiques internes. Son prisme : la culture startup.

Welcome to a place where words matter. On Medium, smart voices and original ideas take center stage - with no ads in sight. Watch
Follow all the topics you care about, and we’ll deliver the best stories for you to your homepage and inbox. Explore
Get unlimited access to the best stories on Medium — and support writers while you’re at it. Just $5/month. Upgrade