Conférence : Kollect-if nous donne ses tips pour réussir sa campagne de crowdfunding

Mercredi 21 septembre, avait lieu au Startup Palace la dernière conférence du batch#2 de l’Opération Éléphant. Le but de ces conférences est de traiter des sujets qui ne sont pas approfondis dans le tronc commun du programme. Cette fois-ci, nous avons eu le plaisir d’accueillir Quentin et Aurélie, co-fondateurs du Kollect-if afin de présenter aux startupers que nous accompagnons les mécanismes du crowdfunding et de leur donner quelques clés pour une campagne réussie.

La création du Kollect-if est née d’un constat : « il y a beaucoup de porteurs de projet qui lancent une campagne de crowdfunding mais au final, il y a de nombreux échecs ». Ils ont donc réuni une équipe aux compétences diverses afin de proposer un accompagnement complet dans la structuration des campagnes de financement participatif. Après un rapide tour de table des participants, nos deux intervenants proposent au public de se prêter au jeu de la Super Campagne. À leur disposition : deux post-its sur lesquels chacun doit inscrire le Super Pouvoir d’une campagne et sa Super Faille. Objectif ? Découvrir les préjugés (ou non) que l’on peut avoir sur le crowdfunding.

Tour d’horizon du financement participatif

Littéralement, le crowdfunding, est le financement par la foule. Aujourd’hui, il existe quatre types de plateformes de dons :

Kollect-if étant spécialisé dans les plateformes de dons avec contrepartie, c’est donc à celles-ci que nous allons nous intéresser tout au long de cette conférence. D’un point de vue metrics, en moyenne les campagnes se déroulent sur des durées de 30 à 45 jours dont les objectifs de collecte atteignent un montant moyen de 4 500€. Entre 2014 et 2015, on est passés de 150 millions à 300 millions d’euros financés via le crowdfunding, les financeurs sont donc de plus en plus nombreux, mais également de plus en plus sollicités. Il faut aussi noter qu’une campagne sur deux échoue, d’où l’importance de se différencier et de bien structurer sa campagne.

Pourquoi mener une campagne ?

Avant tout, il faut être conscient que l’objectif premier d’une campagne de crowdfunding n’est en fait pas de récupérer des fonds en propres : « en moyenne, on récupère 40% des fonds collectés », une fois que l’on a déduit la commission de la plateforme, le coût des contreparties, la TVA, les fonds investis dans la communication, etc. Cependant, cette diversification de vos ressources vous permettra de faire levier sur d’autres financements, en prouvant l’intérêt d’un public pour votre projet. Avant tout, monter une campagne de financement participatif va vous permettre de structurer votre projet : « vous allez tout mettre en oeuvre sur un temps donné, mais vous réutiliserez tous ces éléments tout au long de la vie de votre entreprise ».

Grâce à cette démarche, vous allez également pouvoir tester votre produit auprès du grand public et donc valider un marché potentiel, tout en élargissant votre public cible et en renforçant les liens avec votre communauté. Pour conclure, vous devez envisager votre campagne surtout comme une grosse opération de communication qui vous permettra de développer votre communauté.

Principe du tout ou rien

Le financement participatif fonctionne selon le principe du « tout ou rien » : si l’objectif de collecte n’est pas atteint, vous n’avez rien. Se pose alors la question du Love Money. Vous vous direz peut-être « Des proches sont prêts à me prêter de l’argent pour mon projet, alors pourquoi j’irai sur une plateforme qui va prendre une commission sur les fonds que je collecte ? » La réponse est en fait simple : les premiers donc vont motiver les suivants et créer un effet d’engouement. Il faut donc construire votre campagne en compartimentant vos publics : le 1er cercle (vos proches), le 2ème cercle (les influenceurs préalablement identifiés) et enfin le grand public.

Avant de se lancer

Tout d’abord, vous allez devoir choisir où créer votre campagne parmi la multitude de plateformes de crowdfunding existantes : « plutôt Kickstarter si vous avez une ambition internationale, KissKissBankBank pour un projet culturel, ou encore une plateforme spécifique si vous êtes dans le domaine du vin par exemple ». Puis, vous allez déterminer les objectifs de votre campagne, l’objectif de collecte, la durée de campagne, les contreparties, rédiger une page et réaliser une vidéo. Il est primordial d’apporter un soin tout particulier à ces différents aspects, qui détermineront le succès de votre campagne.

Les médias sociaux : anticipation VS réaction

Les plateformes communautaires ont eu un effet levier sur le crowdfunding, il faut donc s’en emparer et surtout anticiper. Il est indispensable de construire un plan de communication bien ficelé en amont, et donc de poser noir sur blanc votre rétroplanning, d’avoir une feuille de route et de déterminer chacune de vos publications en fonction de vos objectifs. L’anticipation est la clé pour créer une véritable rythmique l’animation de vos communautés et pour cela, il y a certaines questions à se poser :

  • Qui sont mes cibles : ses pratiques sur les réseaux sociaux, le type de projets qu’elle finance, à quelle typologie de projet s’intéresse-t-elle ?
  • Où sont mes cibles : sur les réseaux sociaux, les forums, etc ?
  • Quels sont les canaux à privilégier pour engager ma cible et booster ma campagne ?

Une fois ces critères définis, vous pourrez réfléchir aux types de messages à créer afin de mobiliser votre communauté : actualités, articles de fond, vidéos, interviews, images de votre prototype ou encore infographies.

Enfin, pensez à humaniser votre campagne, vous devez agir dans une logique d’échange : « c’est la conversation qui vous permet d’augmenter votre visibilité au delà de votre premier cercle ».

Nous remercions grandement Aurélie et Quentin du Kollect-if pour leur riche intervention auprès des startupers que nous suivons. Pour découvrir le programme et les startups de l’Opération Éléphant, visitez notre page Medium.