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Corona virus covid-19 (SARS-CoV-2)

Pourquoi il faut établir des stratégies de confinements

Pascal Kotté
Mar 13 · 50 min read

Ce qui ne veut pas nécessairement dire “tout arrêter” et tout “immobiliser”. Dossier thématique vivant: Update: 2020–04–05 (+update mesures US)

Le dossier en Français sur le Corona,

Perspective pour la Suisse romande

Compilation et regards personnels sur la situation

Nous pourrions supposer exagéré les réactions et les annulations actuelles:

Et je rejoins Abé sur les détournements d’attentions bien opportunistes…

Et je rejoins Virginie:

Toutefois, nous devons prendre très au sérieux cette menace, car c’est une pandémie désormais (le 12 mars), et donc la regarder avec le plus de lucidité possible. Voici un bel article de Tomas Pueyo (Version traduite en annexe ci-dessous) A noter qu’avec une bonne gestion de crise et de l’anticipation, c’est 0,5% de mortalité, au lieu de 5 à 10% (surcharge)

C’est la vitesse de propagation qui va provoquer la saturation des équipements et équipes sanitaires. Et provoquer alors plus de morts que “nécessaires”…

Nous parlons de réduire d’un facteur 10 le nombre de morts inutiles, mais c’est une pandémie, rien de ne va l’arrêter. On peut juste la ralentir.

https://medium.com/@mat8iou/why-we-need-to-flatten-the-coronavirus-curve-8ea4da0e321a

Voici un nouvel article du Washington post à ce sujet:

Avec une bonne prévention et un bon ralentissement de la propagation, alors, le taux de mortalité du Corona pourra rester sous 0,5% en Suisse. Mais il faut être vigilent, et ralentir efficacement toutes propagations. A noter que cela ne va pas réduire le nombre de malades. C’est une pandémie, impossible d’y échapper, sauf à maintenir un isolement, ce qui est nécessaire pour les plus faibles.

Pour ceux en bonne santé, on peut même se demander s’il n’est pas “utile” de contracter ce nouveau virus, et augmenter l’immunité globale de l’humanité. Ceci va automatiquement protéger les plus faibles, car réduire la capacité de propagation de ce virus, qui pourra devenir alors, occasionnel, voir, disparaître… OUI, mais à condition de rester chez toi avec ton virus! Car cette immunité de troupeau, ou collective, n’est valable qu’après immunisation du plus grand nombre (70%)… Et donc, au risque des plus fragiles.

Et donc ne surtout pas faire comme les britanniques, qui ont visiblement l’esprit de sacrifier, les plus faibles…

Et au regard de leur page principale, ils ne semblent guère faire de progrès (le 23 mars):

“Restez chez vous si vous, ou quelqu’un qui vie avec vous présente des symptômes: température, toux…”

Mais non! Restez chez vous, tous! Maintenant…

La flegme britannique n’est pas la seule à procéder ainsi, car la Suède semble suivre le même chemin de la “Corona party

  • Reste à la maison
  • ne sort que si absolument nécessaire (le travail?)
  • garder les distances de sécurité avec les autres… (Pas facile de se croiser sur un trottoir)
  • Se laver les mains une fois à la maison (les poignées de porte, les robinets aussi!)

Mais en fait, elle ne fait pas si différent qu’en Suisse, à ses débuts. Sauf qu’eux ont testé près de 40'000 personnes dès début mars, ce qui à l’air de contredire l’assertion de cet article qui annonce des diags que lors de symptômes graves.

les cas (rouge), les hospitalisé (violet), ceux du jour (jaune), ventilés (vert), morts (brun) source: https://c19.se/ 7 mars au 7 avril 2020

Et la Hollande idem, toutefois, leur ministre de la santé s’est effondré…

Bonne chance à nos amis anglais, hollandais et suédois… Bon, cela permettra peut-être à la Suisse de ne pas rester en tête de la propagation pandémique…

https://www.leregional.ch/data/dataimages/upload/editionpdf/989.pdf (page 12)

Alors sur Vaud, les instructions sont super vachement mal présentées:

A gauche, le message subliminal à ton subconscient est:

  • Restez chez vous
  • Si vous présentez des symptômes

Au moins, même si l’OFSP est pas fichu de saisir assez vite les cas (cela doit être sur papier encore) pour permettre de maintenir une carte à jour, le message est plus clair!

Restez chez vous, tout court!

https://ofsp-coronavirus.ch/

Et au fait, je n’ai pas parlé en bien de l’OFSP, mais les gars font aussi du bon boulot, et avec une assez bonne préparation. D’où une assez bonne réactivité malgré l’effet de surprise, même si on aurait dû anticiper mieux et mieux se préparer, on n’est pas si mal, en Suisse:

https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/das-bag/publikationen/broschueren/publikationen-uebertragbare-krankheiten/pandemieplan-2018.html

Alors non, on ne fait pas de détection systématique en Suisse, mais nous avons un site web dédié avec un corona check, en ligne! De quoi saisir les infos “live”?

redirection vers: https://coronavirus.unisante.ch/#

Et là, tu réponds à toutes les questions pour dire et faire comprendre que c’est bon tu l’as le Corona! Où en tout cas, tu sembles l’avoir…

Tu réponds tout à oui, mais signales que tu es pas un personnel “soignant”, ni eu un “contact” avec une personne testée “positive”

Et bien détrompez-vous, il doit y avoir plein de “false positives” (faux positifs, c’est à dire des croyances fausses) pour réduire ainsi de cette manière? Mais je me demande combien de “False negatives” nous sommes en train de générer?

En fait non, on va faire comme si tu l’avais pas finalement! (Bon en vrai, je l’ai pas!, j’ai abusé le test…)

Et alors du coup, on te file la liste des téléphones d’urgences pour appeler, et si tu es bernois, et bien à 2 CHF la minute, on peut espérer que tu n’auras pas à attendre 1h au téléphone! Hallucinant… Sur Vaud, c’est gratuit, ouf! Valais payant semble-t-il aussi, voyons voir cette liste fournie: Sur planète santé!!!

C’est un journal privé! Nos autorités sont tellement mauvaises, qu’elles ne savent même pas gérer une liste des numéros d’urgences, et doivent passer par un site web privé pour les trouver à jour! Je rêve… Non mais j’exagère, voici en 2 clics la page d’information “Coordonnées et liens utiles

Où tu trouveras un numéro de téléphone qui ne donnera pas de conseils médicaux. Donc si tu es malade, ou suspectes l’être, et n’arrives pas à joindre ton médecin, et bien tu n’auras pas l’info quoi faire ou qui appeler sur cette page. On peut comprendre du coup la nécessité de passer par un site privé.

Et attention de bien lire la FAQ avant de téléphoner à ce numéro si peu utile.

Quand au discours politique concernant les masques que nous n’avons pas en stock, c’est simple: Ils sont inutilesCela ne sert à rien? Et tous les experts ne semblent pas d’accords sur ce sujet: Cf. interview Swissbox ci-après.

Un autre regard, un autre avis…
Là où nos autorités se sont montrées handicapées dans l’innovation, c’est de ne pas utiliser l'outil CoronaCheck pour identifier des porteurs probables, et les cartographier, avec leur entourage, pour disposer de données, certes pas super fiables, mais à défaut de pouvoir tester tout le monde, c’est mieux que rien comme maintenant. Tout en en profitant pour leur apporter du réconfort, et poser les bonnes questions: Es-tu seul? Sors-tu? Travailles-tu? Télétravail? Télécole? Peux-tu te faire livrer les repas, etc… Et lui prodiguer des informations utiles: Réseau d’assistances à domicile dans son quartier, traiteur et livreur, de bons conseils... A quel moment, sur quels signes, tu dois demander à te faire hospitaliser...
Certes, il faudrait monter un chatbot pour cela, ma
is on sait faire! (Et on ca aussi plein de chômeurs, qui peuvent travailler depuis leur domicile...)
Mais surtout, tu peux suivre l’évolution, et la dispersion, puis l'état et l'évaluation effective de l'état d'immunisation collective. Car parlons de la suite: Nous n'en serons débarrassé qu'une fois le seuil d'immunité grégaire atteint, c'est à dire quand au moins 60% de la population aura été malade, ou vaccinée... Et donc, on ne va juste pas s'en sortir au 1er Mai par magie. Si on arrive à enrayer la pandémie, ce ne sera qu'en traçant et testant systématiquement la population au premier doute, et en remontant tous les contacts précédents pour les tester systématiquement, pour établir des quarantaines ciblées. On jouera alors au yoyo avec ce virus, jusqu'à l'obtention d'un vaccin, et la vaccination globale. (@pkotte)

Et surtout, le port de masque obligatoire! Si on en avait…

Et pendant ce temps:

https://www.youtube.com/watch?v=FCQA3T2S9XQ

Les symptômes

Je vois partout dans les journaux, affiches, et conseils du médecin cantonal de surveiller les symptômes… Mais sans les lister:

Les symptômes les plus courants sont:

  • une perte de l’olfaction (odorat) ou plutôt anosmie (perte goût),
  • la toux surprenante, et soudaine,
  • puis la fièvre, ou bien avant, c’est variable,
  • et éventuellement les difficultés respiratoires.
  • mal tête, et diarrhées aussi possibles, fatigues, grandes fatigues…

Ils peuvent être d’une gravité variable. Des complications de type pneumonie sont également possibles, avec décès, bien entendu. Des symptômes digestifs et oculaires (conjonctivite) ont également été observés chez certains malades.

Chez la plupart des personnes, la maladie se déroule sans problèmes majeurs.

Ce ne sont pas les seuls symptômes:

source: https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/03/18/coronavirus-suis-je-infecte-si-oui-que-faire-qui-contacter-resume-en-un-graphique-fleche_6033537_4355770.html

Dès ces apparitions, il faut pratiquer l’auto-quarantaine. Et il faut la pratiquer de suite, pour les personnes souffrants de faiblesses immunitaires et respiratoires (une quarantaine inversée).

Toutes les personnes porteuses du coronavirus ne présentent pas forcément les symptômes de la maladie. Afin d’éviter que le virus ne se propage sans entrave, il faut agir de manière responsable : auto-isolement et auto-quarantaine.

La durée de contagiosité est de l’ordre de 20 jours (période d’excrétion virale), même si les chiffres officiels annoncent 14 jours (c’est le minimum). Certaines personnes vont développer un hébergement et être contagieuse, sans symptômes.

C’est ce qui rend cette maladie hautement contagieuse.

Il est des activités qui sont relativement faciles à organiser sans déplacement: ainsi, l’école. 80% des nos jeunes garçons, et 20% des filles disposent déjà d’un ordinateur équipé pour faire du Discord, mais cela peut poser des problèmes éthiques. Monter une classe à distance est possible. Cela peut être une expérience intéressante au demeurant.

Mais ce n’est évidemment pas aussi simple que cela. Et peut-être que ce n’est pas nécessaire de fermer crèches et garderies, et petite enfance. C’est contre-intuitif, mais ils ne sont pas les plus exposés, ni les plus fragilisés (sauf les immunodéficients, à abriter), contrairement aux grands-parents qui les garderaient en remplacement de ces espaces fermés… A voir avec des experts!

Toutes les activités ne peuvent pas se faire sans déplacements, et surtout sans contacts… On peut donc réduire et freiner, mais on ne pourra pas stopper.

Le 13 Mars, Vaud et la Suisse ferme les écoles!

Une interview d’Antoine Flahault: Avec TheSwissBox

“Les mesures prises par les autorités ne sont pas suffisantes” (Antoine Flahault)

Et je viens de comprendre pourquoi les magasins de PQ ont été dévalisés…

UPDATE: Je garde mon texte initial ci-dessous, mais désormais la réponse est claire: Voici où tu dois organiser tes séances et réunions https://vidconf.tech4good.ch

2020–03–13: “Tu annules ou pas? C’est une bonne question. Il est aussi possible de s’en remettre à la raison des participants. Ne pas venir exposer les autres si :

  • précédemment revenu d’une zone à risque.
  • toux, état grippal, même sans fièvre.

Ne pas aller s’y exposer si:

  • Je suis une personne à risque

Ce qui est important: Aux organisateurs de conserver les coordonnées de tous les participants, et de transmettre aux participants la personne à contacter en cas de signalement d’un cas confirmé, et à transmettre aux autorités.

Les seuils critiques en nombre de participants ?

Le nombre est certainement à temporiser selon les horizons et origines des participants, mais il est clair que des manifestations prolongées avec de nombreux participants augmentent les chances de propagations.

Bon ben voilà, c’était une ânerie, sous estimé le truc!

2020–03–18: J’assume ma bêtise, mais c’était un mauvais conseil, après recul d’une semaine: De mon avis, j’annulerai sur le territoire suisse toutes activités de plus de 50 à 100 personnes, dans la situation actuelle déjà. J’activerai le soutien du maintien à domicile de tous les travailleurs qui peuvent le faire, et la mise à disposition de gants et masques, à tous les travailleurs de contacts fréquents et nombreux, et dont le travail est d’intérêt public: Santé et approvisionnements (alimentation, consommables), maintenances, livraisons et soutien des bénévoles à domiciles.

Update 2020–03–20: Il faut arrêter cela, et réduire à zéro, toutes propagations — Donc on a annulé toutes rencontres. On peut trouver des solutions alternatives (numériques).

Nous avons proposé à FRENETIC Film de maintenir les projections dans les ciné-club, à domicile, via notre association www.FSnet.ch en streaming low cost. cf. www.PeerTube.ch


Voici les sites importants:

La nouvelle stratégie (depuis le 8 mars) est donc basée sur:

  1. La distanciation sociale permettant de protéger les plus vulnérables tout en préservant la vie sociale, commerciale et économique du pays;
  2. La prise en charge en priorité des cas sévères et des personnes à risque accru de complications par les services de santé et la protection du personnel de santé et travaillant dans les établissements médico-sociaux.
  3. Les malades qui ne nécessitent pas de prise en charge médicale ne sont pas toujours testés et restent à domicile volontairement.
Et ces personnes ne sont même pas comptabilisées, alors qu’elles sont probablement plus de 80% à passer le test Coronacheck? 😠

Et au 18 mars, cela était remplacé par les instructions déjà présentées:

Et pour t’expliquer tout cela, tu as cette horrible parodie vidéo sur YouTube juste dessous: https://youtu.be/xcoBNyT3IKM (ils ont essayé de faire quoi là?)

La pire infection survient alors à travers les surfaces: le virus survit pendant des heures ou des jours (3 jours max) sur différentes surfaces. S’il se comporte comme la grippe, il peut survivre pendant des semaines sur le métal, la céramique et le plastique (à priori, plus proches des SRAS. Cela signifie que des éléments comme les poignées de porte, les tables ou les boutons d’ascenseur peuvent être de terribles vecteurs d’infection. D’où les instructions pour les institutions, nettoyages et désinfections, 2 fois par jour…

Sauf que les chances de choper une quantité suffisante et active, pour la mettre en contact avec tes yeux (arrête de te frotter avec les doigts), tes muqueuses (arrête de mettre les doigts dans le nez) ou dans la bouche ou les lèvres, ou encore une plaie, ne sont pas si grandes (mais on sait pas bien…)

Donc, tu dois faire gaffe, avec l’échange d’argents, la monnaie, aussi les rampes d’escalier, les bureaux, claviers, souris, téléphones, barre de bus, bar… Et pensez aussi à vos smartphones, boutons d’ascenseurs, clefs, votre porte de domicile, salle-de-bain, porte de voiture, les désinfectez-vous après vous être lavé les mains? Sans tomber dans la paranoïa, pour les personnes hébergeant ou visitant des personnes à risque, portez un regard lucide d’expert hygiéniste: Imaginer ces bestioles et leurs trajets. Trois jours au sec, et c’est fini…

Mais bon, tu pouvais aller à la piscine quand même. Pour se moucher dans le coude c’est juste plus compliqué, donc si tu tousses, ou mouches, t’y va pas! (Désormais CLOSED)

Toutefois, le principal vecteur, c’est les micro-gouttelettes dans l’air, respirées, donc le masque, pas si bête, à conditions de ne pas le retirer pour le remettre ou simplement se gratterLa pollution (les micro-poussières aériennes) favorise aussi la propagation.

Fake news: La chaleur va les tuer! On sait pas! Et généralement non, si pas de savon, même 5 mn dans le sèche-main, cela fera que dalle! Et pour ceux qui colporte l’histoire de boire du chaud pour tuer le virus, car il meurt à 26–27 degrés? Non mais sans déconner, ton corps est à quelle température? Et avec la fièvre? Et cela empêche-t-il le virus de se développer? Avant de relayer ce genre d’âneries sur Facebook, réfléchissez bordel! Le froid va les tuer! Ben non, il y en a même qui résistent 30'000 ans congelés (mais pas celui-ci, trop petit) — C’est pas vraiment vivant un virus… Un colis de Chine peut me contaminer! Certainement pas, surtout s’il est venu par container bateau. Mais tu peux désinfecter le contenu (chiffon alcool) et te laver les mains, si cela te rassure. Il ne survie que 10 minutes dans l’air, sur les mains! Purée, mais pourquoi croyez-vous que les instructions de lavages sont répétées partout? On constate une présence qui peut atteindre 3h, et c’est possible plus, certaines surfaces neutres comme les plastiques et le métal, c’est 3 jours. Non, ton animal ne va pas le choper, et ne te le refilera pas. Il faut boire souvent, voir toutes les 15mn pour se protéger! Mais NON, même si c’est très bien de boire, dans un verre propre, 2 litres par jour…

Les masques: Ne servent à rien si tu ne te laves pas les mains. Ils servent essentiellement aux personnes potentiellement porteuses saines, d’éviter de contaminer les autres. C’est une bonne idée, surtout pour les personnes à risques, dans des espaces confinés ou immeubles sous ventilation VMC collectives, transports en commun, mais lave-toi les mains en rentrant! (et les poignées+robinets)

Cette épidémie a été prédite, et planifiée: Mais non, même pas besoin!

Elle va revenir l’an prochain: On ne sait pas! Ce n’est pas un virus de type “grippal”, pour suivre un processus saisonnier, peu probable. Mais il est certain que d’autres pandémies de ce genre sont toujours possibles, et probables, et on le savait déjà. Un grand retour de la variole, possible aussi; De la peste aussi; mais si ce sont de souches connues, nous disposons déjà des vaccins, donc on pourra mieux réagir. Pour ce Covid-19 (du genre coronavirus), il faudra semble-t-il 1 année pour en faire 1 vaccin. Nous avons de la chance, son taux de mortalité, dans un contexte bien géré (sans saturation des moyens et services d’urgences) semble être de 0,5%…

Attention, ce graphique ci-dessous biaise notre perception, avec une ordonnée logarithmique qui écrase la réalité des progressions explosives!

Source: libération — J’ai ajouté la Suisse avec ces données moi-même! Avec le 10ème décès au 10 mars 2020–153 le 25 mars.

Evidemment, sur 8 milliards de personnes, cela peut quand même faire beaucoup, mais grâce à l’immunité grégaire naturelle (en absence de vaccin), et la dispersion des populations (moins facile à 8 milliards, qu’à 2), on peut espérer réduire le nombre de personnes touchées à combien? 2 ou 3 milliards, seulement?

Cela ferait “seulement” 10 à 15 millions de morts? Soit bien moins que la grippe espagnole, avec 50 à 100 millions de morts. La peste c’était 25 millions “seulement”, mais cela représentait environ 40% de la population mondiale, à l’époque…

Voir aussi les graphiques de FT:

Sauf si on enraye la pandémie!

Nous en sommes à 20'000 au 25 mars. Je parie < 4 million, et moins de 2'000 morts en Suisse, mais bon en théorie, cela pourrait être 20'000… Cela fait quand même toujours beaucoup, restez chez vous!

Ce serait toutefois moins que les 6 millions d’enfants, qui meurent inutilement chaque année, actuellement!

Petite revanche, les enfants sont exceptionnellement épargnés par covid-19.

Quelques petits échanges pour relativiser tout cela avec ce post de Jeremy: Qui nous fait remarquer, qu’avec 10% du montant immobilisé pour le Corona, nous pourrions sauver chaque année 10 à 20 fois plus de personnes, de bien d’autres maux connus et récurrents sur notre petite planète:

Une fois guéri, je ne peux plus tomber malade: Cela semble être présomptueux de l’affirmer, c’est moins probable, mais pas impossible.

Actions — responsables

Le CHUV avait partagé cette vidéo sur la demande d’information posée par email par mon grand de 19 ans: Le 26 février 2020, datant du 20 janvier.

https://youtu.be/qoBoryHuZ6E

Comme quoi, tout le monde peut se tromper! Alors inutile de faire haro sur les lanceurs ou relayeurs de fake-news, mais il est important de rester lucides…

C’est le même expert qui vient de faire décider les USA à adopter la chloroquine. Marrant, cet expert français est écouté aux US, mais pas en Europe…

Pour cela, c’est tellement aléatoire et exploratoire, que cela va être difficile à suivre: Une discussion en cours avec JPS:

Attention de prendre du recul, et des précautions: On parle de santé publique

A écouter attentivement, durant les 6mn requises !

Toutefois, même si visiblement le Dr Raoult semble un égocentrique aussi suffisant que Trump, il pourrait avoir raison, et cela pourrait fonctionner. A suivre donc… Le personnage est intéressant!

Décryptage par Mr Sam, Zététicien et mon propre feedback ci-dessous:
Réponses à la vidéo ci-dessus Mr Sam + Live de Léo Grasset: Et juste pour info https://youtu.be/SgxGQ7-3u-IPourquoi RAOULT est un héros ! | IDRISS ABERKANE” du 23 mars.Ma réponse à Mr Sam: Idriss cite la zététique aussi. Exceptionnellement, même si j’apprends la zétetique pour moi-même et repartage cela en libre, je ne suspends pas mon jugement pour cette fois, car nous sommes en guerre contre un virus. Nous connaissons la Chloroquine très bien, et ses dosages dangereux aussi. Donc cela vaut la peine de bypasser les protocoles et que l’on fasse des tests cliniques, de suite, live, sur ceux qui sont très mal (et surtout avant d'être mal). Même si cela n’aura en réalité pas plus d’effet qu’un placebo, on le découvrira bien assez tôt au vu des nombreux malades encore à venir. Et si finalement, cela aura eu un peu d’effet positif démontré, par une belle étude dans les règles, on sera content d’avoir pu soulager des patients sans devoir attendre le feu vert des “biens pensants”… Donc personnellement, je vote POUR la distribution de ce truc, même si Raoult est un imbuvable, même s’il triche et joue avec la presse et les règles, très probablement. On le saura un jour. Quand tous les tests cliniques seront enfin réalisés et le contrôle par les pairs, enfin validé. Ce n’est pas comme si cette molécule proposée était toute nouvelle, car pour de bon, ce serait DANGER ALERTE PRUDENCE. Le danger est ici de retarder l’essai d’un truc qui pourrait marcher, avec peu d’effet secondaire, si bien géré, car ils sont bien connus.S’il s’avère que les propos tenus par Raoult soient seulement à moitié vrais (c’est quand même un marseillais!), en termes de réduction de la durée des hospitalisations, de la réduction du nombre de recours aux respirateurs en conséquence, alors, cela sauverait de très nombreuses vies. Et sinon, tant pis, cela ne devrait pas en tuer significativement plus que ceux “prévus”, sauf un aspect technique qui m’aurait échappé. Dans la pensée Bayésienne, et la pensée zététique, l’objectif est de peser et regarder tous les aspects, et de prendre du recul. Rester lucide pour prendre rapidement, mais pas trop vite, les bonnes décisions. Et l’objectif ici n’est pas de savoir si cette étude est “valide” ou “non valide”. Je ne doute pas de toi et je fais confiance en ton jugement et ta démonstration pour la croire invalide. L’objectif est de décider si oui ou non, il est plus pertinent de lancer massivement un test en “live”, ou prendre le risque de devoir sacrifier quelques milliers de morts de plus, au nom de notre belle science, en attendant d’être “sûr”…Mais merci beaucoup pour le temps que tu as passé pour éplucher cette étude et avoir confirmé et exposé que les autres experts ne sont pas ni des jaloux, ni des complotistes. Je suis content que ton épouse se remette, et que le bébé aille bien. Prenez soin de vous, et de tous les autres. (@pkotte)

Et nous sommes plusieurs à penser similairement:

Découvert par la suite (Merci Patrice pour ces partages)

Attention, je cite: “Jean Luc Harousseau exclut donc totalement ce traitement pour la médecine de ville et les patients en relative bonne santé, comme 80% des personnes atteintes du Covid19. “Ces patients n’en ont pas besoin” explique le Nantais et de plus “il y a un risque cardiovasculaire avéré”.

Alain Bauer: Et bien voilà, on est en phase.

C dans l’air du 23 mars 2020, mais attention d’écouter la suite, les extraits réduits toujours gênant: https://youtu.be/gnue5FKgK4o?t=3405

Feedback de e-penser: https://youtu.be/uePe66K4uNE, idem… En faisant gaffe au “Biais du survivant” effectivement, ne pas s’emballer, mais ne pas bloquer et attendre, Bruce n’y insiste pas assez à mon sens. Un point important: La durée de l’hospitalisation rappelée judicieusement par Bruce Benamran et mon amie Monique: 2 à 3 semaines nécessaires! Donc le nombre de places et l’augmentation du nombre des patients va poser rapidement soucis. (J’ai toutefois fais un calcul rassurant plus loin)

Mais pas sûr que nous obtenions une vraie réponse non ambiguë

Et les croyances, ayant tellement plus d’importances en ce monde, que la connaissance!

Les cartes, mises à jour, tous les jours

Ou celle-ci:

Ouch, on a arrêté de maintenir cette carte. Voir celle-ci:

La Suisse doublait tous les 2 jours, avec le confinement, cela devrait adoucir la croissance, mais on va avoir un effet retard d’1 semaine me semble-t-il.

Voir aussi cet article.

Mais j’ai une confiance très mitigée dans la transparence et la réalité des données fournies par la Chine! (avis personnel)

Surtout que la Suisse est le second pays le plus touché, par habitant à fin mars.

http://datawrapper.dwcdn.net/D1aoY/1/

Dans cette carte nous sommes second, mais dans celle de https://www.corona-data.ch/ (ci-après) nous sommes passés premiers.

Ils ont arrêté de la mettre à jour! (update 2020–03–25, redirection vers https://www.corona-data.ch/) une nouvelle carte, mise à disposition par Daniel Probst à partir des données “officielles” cantonales (OFSP dépassé):

https://www.corona-data.ch/: on découvre que depuis le 14 mars, c’est le canton de Vaud qui est passé en tête, mais la ratio (per 10'000) est plus signifiant.

Mais ce qui est bien plus frappant, c’est quand on juxtapose les courbes pour placer les pays au même temps zéro de départ de pandémie (dès que l’épidémie affecte plus de 0,4 personnes sur 10'000). La Suisse passe en tête… Et non en second comme mentionné.

Encore une fois, ce ne sont que des indicateurs incomplets car sans dépistages systématiques, le nombre de cas réels, est probablement de 10 à 30 fois supérieur à ces chiffres. Ce qui est plus “factuel”, c’est la montée et la densité des décès…

Pour un total en Suisse au 25 Mars, de 151 personnes.

Car pour une fois, on se serait bien passé de passer en tête du classement!

Source: https://www.rts.ch/info/suisse/11137312-le-coronavirus-en-chiffres-et-en-cartes.html

Dommage, des courbes plus utiles restent manquantes: le taux de remplissage de nos lits adaptés, puis du remplissage des places inadaptées, et enfin des surcharges! Ah ca y est presque, 28 mars, les places sont aussi mentionnées là désormais: https://www.corona-data.ch/

Ajouté sur https://www.corona-data.ch/ — Merci: Mais il manque le nombre max… Dans l’article suivant on annonce 800 lits ventilés en Suisse disponibles… Au 28 mars, on est à 150 du Corona, mais combien d’autres personnes sont déjà ventilées pour d’autres causes?

Relativisons, s’il reste 700 lits, que nous en remplissons 8 par jour, reste 90 jours pour atteindre 700, mais comme les patients restent 4 semaines? Donc on a un peu de marge encore, au même rythme, on peut tenir plus de 30 semaines avant de saturer? Ou pas, car je crains que le total de 850 lits, incluent des lits occupés?

Cet article du 24h ne semble pas se vérifier après le 2 avril! Ah les médias et l’information! Par contre, être stressé dans la peur réduit notre immunité.

Cela devrait baisser cet été, au plus tard, si ce virus ralenti sous la chaleur, comme celui de la grippe, alors, nous aurons un peu de répit… Voir cela pourrait se tasser mais on va faire du yoyo avec cette pandémie! Par contre, on va devoir garder nos anciens et fragiles un très long moment en quarantaine, pas drôle: Faîtes des visites virtuelles https://vidconf.tech4good.ch régulièrement avec eux! Vivement une vaccination pour eux…

Partagé sur: https://coronavirus.medium.com/ (Le dossier US officiel)

Image au 5 Avril 2020: https://covid19.healthdata.org/projections Et eux n’hésitent pas à annoncer clairement la couleur: près de 90'000 lits vont manquer d’ici 11 jours. Le pic prévu, avec un total de plus de 93'500 morts prévus pour début août. Ils affichent dès maintenant le manque de 20'000 lits ventilés, 20'000 morts évitables avec une meilleure anticipation et lissage de la propagation, mais non, après tout, il faut que le business reviennent vite, alors 20'000 personnes, cela pèse combien en $?
https://youtu.be/UDY5COg2P2c 1918 Spanish Flu historical documentary | Swine Flu Pandemic | Deadly plague of 1918

Ce qui sommes toutes, ne représentent pas tant que cela, en perspectives avec les autres chiffres aux USA. Surtout si toi tu as mis tes proches à l’abri. du moment que ce sont “les autres” qui meurent, pour nos élus, cela semble facile… Heureusement que c’est pas un grand méchant ce virus. Mais bon, peut-être serait-il judicieux de ne pas vendre la peau de l’ours, avant de l’avoir tué…

Quand à ceux qui poussent à faire reprendre l’économie, et mettre fin à ces isolements volontaires destinés à protéger les plus fragilisés, que vous demandez donc à sacrifier?! J’espère que vous aurez l’occasion de vous en rappeler, lorsque ce sera à votre tour. Et serez-vous capable de faire don de votre “respirateur” alors, pour sauver un plus jeune? J’en doute fort, mais je l’espère toujours…

En l’occurrence, ce n’est pas encore arrivé semble-t-il:

Ah la presse, toujours pressé de faire le ‘buzz’, mais pas toujours à informer…

Il est évident que nous devrions massivement tester pour comprendre le bilan sérologique de nos populations, et l’état de l’immunité de groupe. Or, nous n’avons pas même mesuré les cas probables, en Suisse.

Les contres-mesures:

Non pas sur le virus lui-même, mais sur la vie économique, la mise en place d’outils de télétravail, télécole aussi, pose désormais 3 problèmes majeurs:

  • Les (in)compétences de ceux qui ont la mission de les mettre en oeuvre, qui ont besoin d’accompagnements techniques.
  • La disponibilité des services, surtout quand ces derniers se retrouvent saturés, ou les réseaux étendus pour y accéder (car pas local en Suisse).
  • L’absence de prise en charge correcte par nos institutions, des outils et équipements nécessaires pour mettre en oeuvre un “plan numérique Coronavirus”, avec un basculement digital des activités humaines…

www.webconf.ch le service mis à disposition par un collectif d’associations numériques responsables, qui propose des Jitsi (visio ou vidéo conférences, audio conférences, ou web conférences ou confcall, équivalents de Skype, en mieux…). Qui fonctionne sur tous navigateurs.

Pour les associations: https://vidconf.tech4good.ch, assurent la mise en connexion libre aussi pour tout le monde en mode 2 personnes. Mais cela ne fonctionne que via un navigateur Chrome (ou base Chromium, comme Opera), sur PC ou Androïd. Sur iOS uniquement via l’application Jitsi.

Bon allez, je ne te partage pas la vidéo RTS mais ceux-là sont plus drôles:

Mais pour vraiment se marrer, c’est ici:

A noter que nous aimerions bien les mêmes moyens et les mêmes inquiétudes pour le Climat!

Merci Juliette.

Cette crise va-t-elle être l’occasion de repenser notre rapport au monde? De faire émerger durablement les bases d’une transition écologique? Dominique Bourg, Vincent Mignerot Gaël Giraud et d’autres à écouter:

Autres investigation: de DirtyBiology

Merci à Léo Grasset

https://nextstrain.org/ncov — Oui, les couleurs différentes, ce sont des mutations différentes du même virus, il mute, et c’est pas un super-mutant, il est en dessous de la normale, pour un virus.

Lettre à mon petit-fils: Victor, qu’avons-nous fait?

Sommes-nous donc si innocemment victime, de cette remise au pas de l’humanité, membres s’ignorant du grand ordre systémique naturel régissant cette planète?


— Annexes (traduction de https://medium.com/@tomaspueyo/coronavirus-act-today-or-people-will-die-f4d3d9cd99ca )

Politiciens, dirigeants communautaires et chefs d’entreprise: que devez-vous faire et quand?

Tomas Pueyo

10 mars 2020

Avec tout ce qui se passe sur le Coronavirus, il pourrait être très difficile de décider quoi faire aujourd’hui. Devriez-vous attendre plus d’informations? Faites quelque chose aujourd’hui? Quoi?

Voici ce que je vais couvrir dans cet article, avec de nombreux graphiques, données et modèles avec de nombreuses sources:

  • Combien de cas de coronavirus y aura-t-il dans votre région?
  • Que se passera-t-il lorsque ces cas se matérialiseront?
  • Que devrais tu faire?
  • Quand?

Lorsque vous aurez fini de lire l’article, voici ce que vous emporterez:

Le coronavirus vient à vous.
Cela arrive à une vitesse exponentielle: progressivement, puis soudainement.
C’est une question de jours. Peut-être une semaine ou deux.
Dans ce cas, votre système de santé sera débordé.
Vos concitoyens seront traités dans les couloirs.
Les travailleurs de la santé épuisés tomberont en panne. Certains mourront.
Ils devront décider quel patient reçoit l’oxygène et lequel meurt.
La seule façon d’empêcher cela est la distance sociale aujourd’hui. Pas demain. Aujourd’hui.
Cela signifie garder autant de personnes à la maison que possible, à partir de maintenant.

En tant que politicien, leader communautaire ou chef d’entreprise, vous avez le pouvoir et la responsabilité d’empêcher cela.

Vous pourriez avoir des craintes aujourd’hui: et si je réagis de manière excessive? Les gens se moqueront-ils de moi? Seront-ils en colère contre moi? Vais-je avoir l’air stupide? Ne vaudrait-il pas mieux attendre que les autres prennent les premières mesures? Vais-je trop nuire à l’économie?

Mais dans 2 à 4 semaines, lorsque le monde entier sera bloqué, lorsque les quelques jours précieux de distanciation sociale que vous aurez permis auront sauvé des vies, les gens ne vous critiqueront plus: ils vous remercieront d’avoir pris la bonne décision.

Ok, faisons ça.

1. Combien de cas de coronavirus y aura-t-il dans votre région?

Le nombre total de cas a augmenté de façon exponentielle jusqu’à ce que la Chine le contienne. Mais ensuite, il a fui à l’extérieur, et maintenant c’est une pandémie que personne ne peut arrêter.

À ce jour, cela est principalement dû à l’Italie, à l’Iran et à la Corée du Sud:

Il y a tellement de cas en Corée du Sud, en Italie et en Chine qu’il est difficile de voir le reste des pays, mais zoomons sur ce coin en bas à droite.

Il y a des dizaines de pays avec des taux de croissance exponentiels. À ce jour, la plupart d’entre eux sont occidentaux.

Si vous suivez ce type de taux de croissance pendant une semaine seulement, voici ce que vous obtenez:

Si vous voulez comprendre ce qui se passera ou comment l’éviter, vous devez examiner les cas qui ont déjà traversé cette situation: la Chine, les pays de l’Est ayant une expérience du SRAS et l’Italie.

C’est l’un des graphiques les plus importants.

Il montre en histogrammes orange le nombre officiel quotidien de cas dans la province du Hubei: combien de personnes ont été diagnostiquées ce jour-là.

Les histogrammes gris montrent les véritables cas quotidiens de coronavirus. Surtout, ceux-ci n’étaient pas connus à l’époque. Nous ne pouvons que les comprendre à la recherche d’arrière-plans.

Cela signifie que les histogrammes orange vous montrent ce que les autorités savaient et les gris ce qui se passait réellement.

Le 21 janvier, le nombre de nouveaux cas diagnostiqués (orange) explose: il y a une centaine de nouveaux cas. En réalité, il y avait 1 500 nouveaux cas ce jour-là, en croissance exponentielle. Mais les autorités ne le savaient pas. Ce qu’ils savaient, c’est que soudainement il y a eu 100 nouveaux cas de cette nouvelle maladie.

Deux jours plus tard, les autorités ont fermé Wuhan. À ce stade, le nombre de nouveaux cas diagnostiqués quotidiennement était d’environ 400. Notez ce nombre: ils ont décidé de fermer la ville avec seulement 400 nouveaux cas en une journée. En réalité, il y avait 2500 nouveaux cas ce jour-là, mais ils ne le savaient pas.

Le lendemain, 15 autres villes du Hubei ont fermé leurs portes.

Jusqu’au 23 janvier, date à laquelle Wuhan ferme, vous pouvez regarder le graphique gris: il augmente de façon exponentielle. De vrais cas explosaient. Dès la fermeture de Wuhan, les affaires ralentissent. Le 24 janvier, lorsque 15 autres villes ont fermé leurs portes, le nombre de cas réels (encore une fois, gris) s’arrête. Deux jours plus tard, le nombre maximal de cas réels a été atteint, et il a baissé depuis.

Notez que les cas orange (officiels) continuaient de croître de façon exponentielle: pendant 12 jours de plus, il semblait que cette chose explosait encore. Mais ce n’était pas le cas. C’est juste que les cas obtenaient des symptômes plus forts et allaient plus chez le médecin, et le système pour les identifier était plus fort.

Ce concept de cas officiels et réels est important. Gardons cela à l’esprit pour plus tard.

Le reste des régions de Chine a été bien coordonné par le gouvernement central, de sorte qu’il a pris des mesures immédiates et drastiques. Voici le résultat:

Chaque ligne plate est une région chinoise avec des cas de coronavirus. Chacun avait le potentiel de devenir exponentiel, mais grâce aux mesures prises fin janvier, tous ont arrêté le virus avant qu’il ne se propage.

Pendant ce temps, la Corée du Sud, l’Italie et l’Iran avaient un mois complet pour apprendre, mais ne l’ont pas fait. Ils ont commencé la même croissance exponentielle du Hubei et ont traversé toutes les régions chinoises avant la fin de février.

Les cas en Corée du Sud ont explosé, mais vous êtes-vous demandé pourquoi le Japon, Taïwan, Singapour, la Thaïlande ou Hong Kong ne l’ont pas fait?

Taïwan n’a même pas atteint ce graphique car il n’avait pas le seuil de 50 cas que j’ai utilisé.

Ils ont tous été touchés par le SRAS en 2003 et ils en ont tous tiré des leçons. Ils ont appris à quel point cela pouvait être viral et mortel, alors ils ont su le prendre au sérieux. C’est pourquoi tous leurs graphiques, bien qu’ils aient commencé à croître beaucoup plus tôt, ne ressemblent toujours pas à des exponentielles.

Jusqu’à présent, nous avons des histoires d’explosion de coronavirus, de gouvernements réalisant la menace et les contenant. Pour le reste des pays, cependant, c’est une histoire complètement différente.

Avant de passer à eux, une note sur la Corée du Sud: le pays est probablement une valeur aberrante. Le coronavirus était contenu pour les 30 premiers cas. Le patient 31 était un super épandeur qui l’a transmis à des milliers d’autres personnes. Parce que le virus se propage avant que les gens ne présentent des symptômes, au moment où les autorités ont pris conscience du problème, le virus était déjà là. Ils paient maintenant les conséquences de cette seule instance. Cependant, leurs efforts de confinement le montrent: l’Italie l’a déjà adopté dans un certain nombre de cas, et l’Iran le transmettra demain (3/10/2020).

Vous avez déjà vu la croissance dans les pays occidentaux, et à quoi ressemblent les mauvaises prévisions d’une semaine seulement. Imaginez maintenant que le confinement ne se produit pas comme à Wuhan ou dans d’autres pays de l’Est, et vous obtenez une épidémie colossale.

Examinons quelques cas, tels que l’État de Washington, la région de la baie de San Francisco, Paris et Madrid.

L’État de Washington est le Wuhan américain. Le nombre de cas y augmente de façon exponentielle. Il est actuellement à 140.

Mais quelque chose d’intéressant s’est produit tôt. Le taux de mortalité était à travers le toit. À un moment donné, l’État a eu 3 cas et un décès.

Nous savons par ailleurs que le taux de mortalité du coronavirus se situe entre 0,5% et 5% (plus à ce sujet plus tard). Comment le taux de mortalité pourrait-il être de 33%?

Il s’est avéré que le virus se propageait sans être détecté depuis des semaines. Ce n’est pas comme s’il n’y avait que 3 cas. C’est que les autorités n’en connaissaient que 3, et l’un d’eux était mort parce que plus la condition était grave, plus il y avait de chances que quelqu’un soit testé.

C’est un peu comme les histogrammes orange et gris en Chine: Ici, ils ne connaissaient que les histogrammes orange (cas officiels) et ils avaient l’air bien: juste 3. Mais en réalité, il y avait des centaines, voire des milliers de vrais cas.

C’est un problème: vous ne connaissez que les cas officiels, pas les vrais. Mais vous devez connaître les vrais. Comment pouvez-vous estimer les vrais? Il s’avère qu’il y a deux façons. Et j’ai un modèle pour les deux , vous pouvez donc jouer avec les chiffres aussi.

Tout d’abord, par les décès. Si vous avez des décès dans votre région, vous pouvez l’utiliser pour deviner le nombre de vrais cas actuels. Nous savons approximativement combien de temps il faut à cette personne pour passer du virus à la mort en moyenne ( 17,3 jours ). Cela signifie que la personne décédée le 2/29 dans l’État de Washington a probablement été infectée vers le 2/12.

Ensuite, vous connaissez le taux de mortalité. Pour ce scénario, j’utilise 1% (nous discuterons plus tard des détails). Cela signifie que, vers 2/12, il y avait déjà environ 100 cas dans la région (dont un seul s’est retrouvé mort 17,3 jours plus tard).

Maintenant, utilisez le temps de doublement moyen pour le coronavirus (temps nécessaire pour doubler les cas, en moyenne). C’est 6.2 . Cela signifie que, dans les 17 jours qu’il a fallu à cette personne pour mourir, les cas ont dû se multiplier par ~ 8 (= 2 ^ (17/6)). Cela signifie que, si vous ne diagnostiquez pas tous les cas, un décès aujourd’hui signifie 800 vrais cas aujourd’hui.

L’État de Washington fait aujourd’hui 22 morts. Avec ce calcul rapide, vous obtenez aujourd’hui environ 16 000 véritables cas de coronavirus. Autant de cas officiels en Italie et en Iran réunis.

Si nous regardons dans les détails, nous nous rendons compte que 19 de ces décès sont survenus dans un groupe, ce qui pourrait ne pas avoir propagé le virus à grande échelle. Donc, si nous considérons ces 19 décès comme un, le nombre total de décès dans l’État est de quatre. En mettant à jour le modèle avec ce numéro, nous recevons toujours ~ 3000 cas aujourd’hui.

Cette approche de Trevor Bedford examine les virus eux-mêmes et leurs mutations pour évaluer le nombre actuel de cas.

La conclusion est qu’il y a probablement environ 1 100 cas dans l’État de Washington en ce moment.

Aucune de ces approches n’est parfaite, mais elles pointent toutes vers le même message: nous ne connaissons pas le nombre de cas réels, mais il est beaucoup plus élevé que celui officiel. Ce n’est pas par centaines. C’est par milliers, peut-être plus.

Jusqu’au 3/8, la Bay Area n’a fait aucun décès. Il était donc difficile de savoir combien de cas réels il y avait. Officiellement, il y a eu 86 cas. Mais les États-Unis sont très sous-testés car ils n’ont pas assez de kits. Le pays a décidé de créer son propre kit de test, qui s’est avéré ne pas fonctionner .

Voici le nombre de tests effectués dans différents pays au 3 mars:

Sources pour chaque numéro ici

La Turquie, sans cas de coronavirus, a subi 10 fois plus de tests par habitant que les États-Unis. La situation n’est pas beaucoup meilleure aujourd’hui, avec environ 8 000 tests effectués aux États-Unis , ce qui signifie que 4 000 personnes ont été testées.

Ici, vous pouvez simplement utiliser une part de cas officiels pour de vrais cas. Comment décider lequel? Pour la région de la baie, ils testaient tous ceux qui avaient voyagé ou étaient en contact avec un voyageur, ce qui signifie qu’ils connaissaient la plupart des cas liés aux voyages, mais aucun des cas de propagation dans la communauté. En ayant un sentiment de propagation communautaire par rapport à la propagation de voyages, vous pouvez savoir combien de cas réels il y a.

J’ai examiné ce ratio pour la Corée du Sud, qui dispose d’excellentes données. Au moment où ils ont eu 86 cas, le% d’entre eux issus de la propagation communautaire était de 86% (86 et 86% sont une coïncidence).

Avec ce nombre, vous pouvez calculer le nombre de cas réels. Si la région de la baie compte aujourd’hui 86 cas, il est probable que le nombre réel soit d’environ 600.

La France revendique aujourd’hui 1 400 cas et 30 décès. En utilisant les deux méthodes ci-dessus, vous pouvez avoir une gamme de cas: entre 24 000 et 140 000.

Le nombre réel de cas de coronavirus en France aujourd’hui devrait se situer entre 24 000 et 140 000.

Je répète: le nombre de cas réels en France est susceptible d’être compris entre un et deux ordres de grandeur ou plus que ce qui est officiellement annoncé.

Tu ne me crois pas? Regardons à nouveau le graphique de Wuhan.

Si vous empilez les barres orange jusqu’au 1/22, vous obtenez 444 caisses . Ajoutez maintenant toutes les barres grises. Ils ajoutent jusqu’à ~ 12 000 cas. Ainsi, quand Wuhan a pensé qu’il avait 444 cas, il en avait 27 fois plus. Si la France pense avoir 1 400 cas, elle pourrait bien en avoir des dizaines de milliers

Le même calcul s’applique à Paris. Avec environ 30 cas à l’intérieur de la ville, le nombre réel de cas se situera probablement dans les centaines, voire les milliers. Avec 300 cas en Ile-de-France, le nombre total de cas dans la région pourrait déjà dépasser les dizaines de milliers.

L’Espagne a des chiffres très similaires à la France (1 200 cas contre 1 400, et les deux ont 30 décès). Cela signifie que les mêmes règles sont valables: l’Espagne a probablement déjà plus de 20 000 cas réels.

Dans la région de la Communauté de Madrid, avec 600 cas officiels et 17 décès, le nombre réel de cas se situe probablement entre 10 000 et 60 000.

Si vous lisez ces données et que vous vous dites: “ Impossible, cela ne peut pas être vrai “, pensez-y: avec ce nombre de cas, Wuhan était déjà en lock-out.

Avec le nombre de cas dans des pays comme les États-Unis, l’Espagne, la France, l’Iran, l’Allemagne, le Japon ou la Suisse, Wuhan était déjà en lock-out.

Et si vous vous dites: « Eh bien, le Hubei n’est qu’une région », permettez-moi de vous rappeler qu’il compte près de 60 millions d’habitants, plus grand que l’Espagne et de la taille de la France.

2. Que se passera-t-il lorsque ces cas de coronavirus se matérialiseront?

Le coronavirus est donc déjà là. C’est caché, et ça augmente de façon exponentielle.

Que se passera-t-il dans nos pays quand il arrivera? C’est facile à savoir, car nous avons déjà plusieurs endroits où cela se passe. Les meilleurs exemples sont le Hubei et l’Italie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) cite 3,4% comme taux de mortalité (% de personnes qui contractent le coronavirus puis meurent). Ce nombre est hors contexte, alors laissez-moi l’expliquer.

Cela dépend vraiment du pays et du moment: entre 0,6% en Corée du Sud et 4,4% en Iran. Alors c’est quoi? Nous pouvons utiliser une astuce pour le comprendre.

Les deux façons de calculer le taux de mortalité sont les décès / nombre total de cas et les décès / cas fermés. Le premier est probablement sous-estimé, car de nombreux cas ouverts peuvent encore aboutir à la mort. La seconde est une surestimation, car il est probable que les décès se ferment plus rapidement que les récupérations.

Ce que j’ai fait, c’est de voir comment les deux évoluent au fil du temps. Ces deux chiffres convergeront vers le même résultat une fois que tous les cas seront clos, donc si vous projetez les tendances passées dans le futur, vous pouvez deviner quel sera le taux de mortalité final.

C’est ce que vous voyez dans les données. Le taux de mortalité en Chine se situe désormais entre 3,6% et 6,1%. Si vous projetez cela à l’avenir, il semble qu’il converge vers ~ 3,8% -4%. C’est le double de l’estimation actuelle et 30 fois pire que la grippe.

Il est cependant composé de deux réalités complètement différentes: le Hubei et le reste de la Chine.

Le taux de mortalité du Hubei convergera probablement vers 4,8%. Pendant ce temps, pour le reste de la Chine, il convergera probablement à ~ 0,9%

J’ai également tracé les chiffres pour l’Iran, l’Italie et la Corée du Sud, les seuls pays avec suffisamment de décès pour rendre cela quelque peu pertinent.

Les décès et le nombre total de décès en Iran et en Italie convergent tous les deux vers la fourchette de 3% à 4%. Je suppose que leurs chiffres se retrouveront également autour de ce chiffre.

La Corée du Sud est l’exemple le plus intéressant, car ces 2 chiffres sont complètement déconnectés: les décès / nombre total de cas ne sont que de 0,6%, mais les décès / cas clôturés sont un énorme 48%. Mon point de vue est que le pays est extrêmement prudent: ils testent tout le monde (avec tellement de cas ouverts, le taux de mortalité semble faible), et laissent les cas ouverts plus longtemps (donc ils ferment rapidement les cas lorsque le patient est mort) ). Ce qui est pertinent, c’est que les décès / cas ont oscillé autour de 0,5% depuis le début, ce qui suggère qu’il y restera.

Le dernier exemple pertinent est la croisière Diamond Princess: avec 706 cas, 6 décès et 100 récupérations, le taux de mortalité sera compris entre 1% et 6,5%.

Voici ce que vous pouvez conclure:

  • Les pays préparés verront un taux de mortalité de ~ 0,5% (Corée du Sud) à 0,9% (reste de la Chine).
  • Les pays débordés auront un taux de mortalité entre ~ 3% -5%

Autrement dit: les pays qui agissent rapidement peuvent réduire le nombre de décès de dix. Et cela ne fait que compter le taux de mortalité. Agir rapidement réduit également considérablement les cas, ce qui en fait encore plus une évidence.

Les pays qui agissent rapidement réduisent le nombre de décès au moins de 10 fois.

Alors, qu’est-ce qu’un pays doit être préparé?

Environ 20% des cas nécessitent une hospitalisation, 5% des cas nécessitent l’unité de soins intensifs (USI) et environ 1% nécessitent une aide très intensive, avec des éléments tels que des ventilateurs ou ECMO ( oxygénation extra-corporelle ).

Le problème est que les articles tels que les ventilateurs et l’ECMO ne peuvent pas être produits ou achetés facilement. Il y a quelques années, les États-Unis comptaient au total 250 machines ECMO, par exemple.

Donc, si vous avez soudainement 100 000 personnes infectées, beaucoup d’entre elles voudront passer un test de dépistage. Environ 20 000 auront besoin d’une hospitalisation, 5 000 auront besoin des soins intensifs et 1 000 auront besoin de machines dont nous n’avons pas assez aujourd’hui. Et c’est juste avec 100 000 cas.

C’est sans tenir compte des problèmes tels que les masques. Un pays comme les États-Unis ne dispose que de 1% des masques dont il a besoin pour couvrir les besoins de ses personnels de santé (12M N95, 30M chirurgical vs 3.5B nécessaires). Si de nombreux cas apparaissent en même temps, il n’y aura de masques que pendant 2 semaines.

Des pays comme le Japon, la Corée du Sud, Hong Kong ou Singapour, ainsi que les régions chinoises en dehors du Hubei, ont été préparés et ont reçu les soins dont les patients ont besoin.

Mais le reste des pays occidentaux vont plutôt dans le sens du Hubei et de l’Italie. Alors qu’est-ce qui se passe là-bas?

Les histoires qui se sont produites au Hubei et en Italie commencent à devenir étrangement similaires. Le Hubei a construit deux hôpitaux en dix jours, mais même alors, il a été complètement dépassé.

Tous deux se sont plaints que les patients ont inondé leurs hôpitaux. Ils devaient être pris en charge n’importe où: dans les couloirs, dans les salles d’attente…

Je recommande fortement ce court fil Twitter. Il dépeint une image assez nette de l’Italie aujourd’hui

Medico Humanitas sur Facebook: “Situation dramatique, autre que la grippe normale”

Nous publions le discours sur les réseaux sociaux de Daniele Macchini, médecin aux Humanitas Gavazzeni Clinics. Un témoignage …

bergamo.corriere.it

Les travailleurs de la santé passent des heures dans un seul équipement de protection, car il n’y en a pas assez. En conséquence, ils ne peuvent pas quitter les zones infectées pendant des heures. Quand ils le font, ils s’effritent, se déshydratent et s’épuisent. Les changements n’existent plus. Les gens sont repoussés de la retraite pour couvrir leurs besoins. Les personnes qui n’ont aucune idée des soins infirmiers sont formées du jour au lendemain pour remplir des rôles essentiels. Tout le monde est sur appel, toujours.

Autrement dit, jusqu’à ce qu’ils tombent malades. Ce qui arrive souvent, car ils sont constamment exposés au virus, sans équipement de protection suffisant. Lorsque cela se produit, ils doivent être en quarantaine pendant 14 jours, pendant lesquels ils ne peuvent pas aider. Dans le meilleur des cas, 2 semaines sont perdues. Le pire des cas, ils sont morts.

Le pire est dans les unités de soins intensifs, lorsque les patients doivent partager des ventilateurs ou des ECMO. Ceux-ci sont en fait impossibles à partager, donc les professionnels de la santé doivent déterminer quel patient l’utilisera. Cela signifie vraiment que l’on vit et que l’on meurt.

Coronavirus: «Nous devons choisir qui traiter», déclare un médecin italien

Un médecin italien en Lombardie, une région d’Italie mise en quarantaine à cause du nouveau coronavirus (Covid-19)…

www.brusselstimes.com

«Après quelques jours, nous devons choisir. […] Tout le monde ne peut pas être intubé. Nous décidons en fonction de l’âge et de l’état de santé. » — Christian Salaroli, MD italien.

Tout cela est ce qui pousse un système à avoir un taux de mortalité de ~ 4% au lieu de ~ 0,5%. Si vous voulez que votre ville ou votre pays fasse partie des 4%, ne faites rien aujourd’hui.

3. Que devez-vous faire?

C’est une pandémie maintenant. Il ne peut pas être éliminé. Mais ce que nous pouvons faire, c’est réduire son impact.

Certains pays ont été exemplaires à cet égard. La meilleure est Taiwan, qui est extrêmement connectée à la Chine et qui compte encore aujourd’hui moins de 50 cas. Ce document récent explique toutes les mesures qu’ils ont prises dès le début, qui étaient axées sur le confinement.

Réponse à COVID-19 à Taïwan: Big Data Analytics, nouvelles technologies et tests proactifs

Ce point de vue décrit l’infrastructure de riposte aux épidémies développée par le gouvernement taïwanais à la suite du SRAS…

jamanetwork.com

Ils ont pu le contenir, mais la plupart des pays n’avaient pas cette expertise et ne l’ont pas fait. Maintenant, ils jouent à un jeu différent: l’atténuation. Ils doivent rendre ce virus aussi inoffensif que possible.

Si nous réduisons autant que possible les infections, notre système de santé sera en mesure de mieux gérer les cas, ce qui fera baisser le taux de mortalité. Et, si nous l’étalons dans le temps, nous atteindrons un point où le reste de la société pourra être vacciné, éliminant ainsi le risque. Notre objectif n’est donc pas d’éliminer les contagions de coronavirus. C’est pour les reporter.

Plus nous reportons les cas, mieux le système de santé peut fonctionner, plus le taux de mortalité est bas et plus la part de la population qui sera vaccinée avant d’être infectée est élevée.

Comment aplanir la courbe?

Il y a une chose très simple que nous pouvons faire et qui fonctionne: la distanciation sociale.

Si vous revenez au graphique de Wuhan, vous vous souviendrez que dès qu’il y a eu un verrouillage, les cas ont baissé. C’est parce que les gens n’ont pas interagi entre eux et que le virus ne s’est pas propagé.

Le consensus scientifique actuel est que ce virus peut se propager dans un rayon de 2 mètres (6 pieds) si quelqu’un tousse. Sinon, les gouttelettes tombent au sol et ne vous infectent pas.

La pire infection survient alors à travers les surfaces: le virus survit pendant des heures ou des jours sur différentes surfaces. S’il se comporte comme la grippe, il peut survivre pendant des semaines sur le métal, la céramique et le plastique. Cela signifie que des éléments comme les poignées de porte, les tables ou les boutons d’ascenseur peuvent être de terribles vecteurs d’infection.

La seule façon de vraiment réduire cela est la distance sociale: garder les gens à la maison autant que possible, aussi longtemps que possible jusqu’à ce que cela disparaisse.

Cela a déjà été prouvé par le passé. À savoir, lors de la pandémie de grippe de 1918.

Vous pouvez voir comment Philadelphie n’a pas agi rapidement et a connu un pic massif de taux de mortalité. Comparez cela avec St Louis, qui l’a fait.

Regardez ensuite Denver, qui a adopté des mesures et les a ensuite assouplies. Ils avaient un double pic, le 2e étant plus haut que le premier.

Si vous généralisez, voici ce que vous trouverez:

Ce graphique montre, pour la grippe de 1918 aux États-Unis, le nombre de décès supplémentaires par ville en fonction de la vitesse à laquelle les mesures ont été prises. Par exemple, une ville comme St Louis a pris des mesures 6 jours avant Pittsburg et a enregistré moins de la moitié des décès par habitant. En moyenne, prendre des mesures 20 jours plus tôt a réduit de moitié le taux de mortalité.

L’Italie a finalement compris cela. Ils ont d’abord verrouillé la Lombardie dimanche, et un jour plus tard, lundi, ils ont réalisé leur erreur et décidé qu’ils devaient verrouiller tout le pays.

Espérons que nous verrons des résultats dans les prochains jours. Cependant, il faudra une à deux semaines pour voir. Rappelez-vous le graphique de Wuhan: il y a eu un délai de 12 jours entre le moment où le verrouillage a été annoncé et le moment où les cas officiels (orange) ont commencé à baisser.

Si vous êtes un politicien dans une région touchée par le coronavirus, vous devez immédiatement suivre l’exemple de l’Italie et ordonner un verrouillage.

Voici ce qu’ils ont commandé:

  • Personne ne peut entrer dans les zones de confinement ni en sortir, sauf s’il existe des raisons familiales ou professionnelles avérées.
  • Les déplacements à l’intérieur des zones doivent être évités, sauf s’ils sont justifiés pour des raisons personnelles ou professionnelles urgentes et ne peuvent être reportés.
  • Les personnes présentant des symptômes (infection respiratoire et fièvre) sont «fortement recommandées» de rester à la maison.
  • Le congé normal des travailleurs de la santé est suspendu
  • Fermeture de tous les établissements d’enseignement (écoles, universités…), gymnases, musées, stations de ski, centres culturels et sociaux, piscines et théâtres.
  • Les bars et restaurants ont des horaires d’ouverture limités de 6h à 18h, avec au moins un mètre (~ 3 pieds) de distance entre les gens.
  • Tous les pubs et clubs doivent fermer.
  • Toute activité commerciale doit garder une distance d’un mètre entre les clients. Ceux qui ne peuvent pas y arriver doivent fermer. Les tempes peuvent rester ouvertes tant qu’elles garantissent cette distance.
  • Les visites à l’hôpital de la famille et des amis sont limitées
  • Les réunions de travail doivent être reportées. Le travail à domicile doit être encouragé.
  • Tous les événements sportifs et compétitions, publics ou privés, sont annulés. Les événements importants peuvent avoir lieu à huis clos.

C’est le moins que je puisse commander. Si vous voulez être en sécurité, faites-le à la manière de Wuhan. Les gens pourraient se plaindre maintenant, mais ils vous remercieront plus tard.

Si vous êtes un chef d’entreprise et que vous voulez savoir ce que vous devez faire, la meilleure ressource pour vous est Staying Home Club .

Qui reste à la maison à cause de COVID-19?

Une liste de toutes les sociétés WFH ou événements modifiés à cause de covid-19

stayinghome.club

Il s’agit d’une liste de politiques de distanciation sociale qui ont été adoptées par des entreprises technologiques américaines — jusqu’à présent, 85.

Ils vont du travail à domicile autorisé au travail obligatoire et aux visites, voyages ou événements restreints.

Il y a plus de choses que chaque entreprise doit déterminer, comme quoi faire avec les travailleurs horaires, si le bureau doit rester ouvert ou non, comment mener les entretiens, quoi faire avec les cafétérias… Si vous voulez savoir comment mon entreprise a géré certains parmi celles-ci, ainsi qu’une annonce modèle à vos employés, voici celle que mon entreprise a utilisée .

Il est très possible que jusqu’à présent vous soyez d’accord avec tout ce que j’ai dit et que vous vous demandiez depuis le début quand prendre chaque décision. Autrement dit, quels déclencheurs devrions-nous avoir pour chaque mesure.

Pour résoudre ce problème, j’ai créé un modèle .

Coronavirus — Quand devez-vous fermer votre bureau?

Comment utiliser le modèle Coronavirus Work From Home Ce modèle devrait vous aider, vous et votre entreprise, à décider si vous…

docs.google.com

Il vous permet d’évaluer le nombre probable de cas dans votre région, la probabilité que vos employés soient déjà infectés, comment cela évolue au fil du temps et comment cela devrait vous dire s’il faut rester ouvert.

Cela nous dit des choses comme:

  • Si votre entreprise compte 100 employés dans la région de l’État de Washington qui ont 11 décès par coronavirus, il y a 25% de chances qu’au moins un de vos employés soit infecté, et vous devez fermer immédiatement.
  • Si votre entreprise compte 250 employés principalement dans la baie du Sud (comtés de San Mateo et Santa Clara, qui ont ensemble 22 cas officiels et le nombre réel est probablement au moins 54), d’ici 3/9, vous aurez ~ 2% de chances d’avoir au au moins un employé infecté.
  • Si votre entreprise est à Paris (intramuros), et qu’elle compte 250 employés, il y a aujourd’hui 0,85% de chances qu’un de vos employés soit atteint du coronavirus, et demain ce sera 1,2%, donc si vous êtes à l’aise avec un 1 % de chance, vous devriez fermer votre bureau demain.

Le modèle utilise des labels tels que «entreprise» et «employé», mais le même modèle doit être utilisé pour tout le reste: écoles, transports en commun… Donc, si vous n’avez que 50 employés à Paris, mais tous vont prendre le RER, rencontrant des milliers d’autres personnes, la probabilité qu’au moins l’une d’entre elles soit infectée est beaucoup plus élevée et vous devez fermer votre bureau immédiatement.

Ce calcul est égoïste. Il examine les risques de chaque entreprise individuellement, en prenant autant de risques que nous le souhaitons jusqu’à ce que l’inévitable marteau du coronavirus ferme nos bureaux.

Mais si vous faites partie d’une ligue de chefs d’entreprise ou de politiciens, vos calculs ne concernent pas une seule entreprise, mais l’ensemble. Le calcul devient: Quelle est la probabilité qu’une de nos entreprises soit infectée? Si vous êtes un groupe de 50 entreprises de 250 employés en moyenne, il y a 35% de chances qu’au moins l’une des entreprises ait un employé infecté, et 97% de chances que ce soit vrai la semaine prochaine.

Cela peut sembler effrayant de prendre une décision aujourd’hui, mais vous ne devriez pas y penser de cette façon.

Ce modèle théorique montre différentes communautés: l’une ne prend pas de mesures de distanciation sociale, l’une les prend le jour n d’une épidémie, l’autre le jour n + 1. Tous les chiffres sont complètement fictifs (je les ai choisis pour ressembler à ce qui s’est passé au Hubei, avec environ 6 000 nouveaux cas par jour au pire). Ils sont juste là pour illustrer l’importance d’une seule journée dans quelque chose qui croît de façon exponentielle. Vous pouvez voir que le délai d’un jour culmine plus tard et plus haut, mais les cas quotidiens convergent vers zéro.

Mais qu’en est-il des cas cumulatifs?

Dans ce modèle théorique qui ressemble vaguement au Hubei, attendre un jour de plus crée 40% de cas en plus! Donc, peut-être, si les autorités du Hubei avaient déclaré le verrouillage le 1/22 au lieu de 1/23, elles auraient pu réduire le nombre de cas de 20k.

Et rappelez-vous, ce ne sont que des cas. La mortalité serait beaucoup plus élevée, car non seulement il y aurait directement 40% de décès en plus. Il y aurait également un effondrement beaucoup plus élevé du système de santé, conduisant à un taux de mortalité jusqu’à 10 fois plus élevé que nous l’avons vu auparavant. Ainsi, une différence d’une journée dans les mesures de distanciation sociale peut finir par faire exploser le nombre de décès dans votre communauté en multipliant davantage de cas et en augmentant le taux de mortalité.

Il s’agit d’une menace exponentielle. Chaque jour compte. Lorsque vous retardez d’un jour la décision, vous ne contribuez peut-être pas à quelques cas. Il y a probablement déjà des centaines ou des milliers de cas dans votre communauté. Chaque jour où il n’y a pas de distanciation sociale, ces cas augmentent de façon exponentielle.


Suisse Romande

Espace Francophone pour l'innovation sociale et digitale

Pascal Kotté

Written by

Réducteur de fractures numériques, éthicien digital, Suisse romande.

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