Courage, taisons-nous !

Dénoncer les abus, ce n’est pas une option, c’est un devoir !

Il est très difficile, et malheureusement, notre culture et notre éducation nous prépare très mal à des situations où nous devrions intervenir, ou témoigner:

J’avais déjà vu une vidéo de ce genre en Suisse: Deux cascadeurs acteurs dont le costard cravate finissait par terre, à coup de pied dans le ventre par le baraqué, en pleine place publique avec plein de passants (pas retrouvée). Cela m’avait frappé. Je me demandais, et moi, que ferai-je dans cette situation ? Je ne suis guère téméraire, mais je supporte mal les injustices et la violence !

http://cheekmagazine.fr/societe/the-aggression-une-femme-se-fait-agresser-personne-ne-reagit/

Pour les événements qui débordent largement le cadre légal, la situation est pourtant très claire. Et pourtant, nous ne savons pas réagir correctement.

Pourquoi l’école obligatoire n’enseigne-t-elle pas les rudiments de la médiation ? En plus des premiers gestes qui sauvent ?

Pour les paroles et gestes déplacés, la situation va devenir plus subtile. Cela devient alors l’accumulation qui va devenir insupportable.

Les victimes

La plupart des victimes seront les premières à monter “au créneau” pour dénoncer. Mais pas toujours ! Selon le préjudice, certaines fois les victimes seront les premières à ne pas vouloir “révéler”, même sous anonymat…

Les témoins

Et pourtant dans une société, ce sont les autres et le regard des autres qui vont permettre d’établir la “norme acceptable”. Et notre passivité, peut devenir un acte d’agression, ou du moins, de la complicité de mobbying.

Le cas des lanceurs d’alertes

Une conscience

Il est difficile de dénoncer des situations sans en connaître la “situation condamnable”. Ainsi, des remarques ou blagues sexistes, xénophobes, ou homophobes seront-elles souvent vécus comme secondaires, sans importance.

Témoignage de Yasmine

Cette situation de sanctionner la victime et non le fautif, comme je l’ai également vécu, est intolérable. Le fait que cette situation se passe en Suisse, le pays le plus démocratique au monde, et non pas dans le pays d’ISIS, rend la situation encore plus inacceptable et désespérante.
Selon mon expérience, quel que soit la cause : sexisme, racisme, jalousie professionnelle, éthique, etc… les effets de telles attaques verbales sont psychiques et le but est le même « briser la personne ». Donc, dans de tels cas, un harcèlement de nature sexiste est également un harcèlement psychologique. Le fait qu’on sanctionne la victime en le déplaçant et non pas le fautif, de facto on soutient le harcèlement dans la société.
Alors, où sont les cris des citoyens pour dire, « stop au harcèlement sous toutes ses formes » ! Où sont les discours des politiciens pour défendre les citoyens ? Où sont les gardiens de nos valeurs morales ? Que fait l’Eglise ? Où est Emile Zola pour nous défendre ? Je me le demande.
J’ai vécu le harcèlement psychologique pour différentes raisons : valeurs morales et professionnelles, sexisme, racisme, … même pour ma taille !…. J’ai porté plainte, après deux/trois ans au lieu de faire une enquête et établir les faits, et sanctionner la personne fautive, on a voulu me forcer à un travail ingrat ou impossible. Puis, finalement quand on n’y est pas parvenu, après 3 ans et demi on a fait une enquête « frauduleuse ». Le rapport d’enquête n’avait même pas été personnellement signé par les personnes que j’ai rencontrées, mais par d’autres personnes « par ordre ».
La justice n’est pas seulement pour défendre les intérêts de la victime, mais également pour dissuader que d’autres personnes ne subissent la même. L’injustice envers cette dame est une menace pour toute la société. http://www.journal-lessor.ch/article.php?a=2016&n=2&art=57
Cordialement,
Yasmine

Voir aussi :

et

pour un conte qui confirme que la déontologie des multinationales, s’arrête pas loin de la limite des contraintes purement légales, juste après…

Mais nous avons aussi des violences et harcèlements moins visibles

Protéger les plus vulnérables

Surtout quand les cibles ne disposent pas des ressources d’un adulte comme Yasmine, et que le mobbing devient “invisible” car “quasi” accidentel:

[TK récupérer la vidéo avec Nicolas sur homophobie]

Dénoncer ou alerter ?

Un devoir décrié, étouffé, découragé…

Les lanceurs d’alertes ne sont très généralement pas rémunérés pour faire cela, et y ils laissent des “plumes” le plus souvent. Ils sont très mal reconnus, voir décriés par LA société.

Comment cela se fait-il que nos gouvernements les supportent-ils si mal ?

Nous rejoindre ici (https://www.lokalhelden.ch/fr/datagueule-en-suisse) pour les faire venir en Suisse !

Ainsi, seule l’éthique de l’alerteur est le déclencheur de la mise en action, parfois très lourd de conséquences: Ex. E. Snowden “Citizenfour”, une personne dont je suggère de lui octroyer la nationalité suisse, et de venir nous aider à monter nos Cyber-défenses.

Du lanceur d’alerte, à celui de dénoncer des abus

Les victimes sont bien souvent seules, surtout dans le milieu PRO, ou les autres, enchaînés par un Contrat D’esclavage Inconditionnel (CDI), ne souhaitent pas perdre leur “situation”. Alors, la peur s’occupe d’isoler plus encore celle ou celui qui va devenir “le paria”.

Il faut bien du courage, pour oser soutenir une victime contre celui qui vous emploie.
Mais c’est un biais de perspectives erronées.

En réalité, vous protégez votre employeur contre ceux qui abusent de leur ‘statut’ et propage à la fois une image néfaste pour l’entreprise, et une ambiance destructive dans les équipes. Montrer du doigt ceux qui dégradent la situation, avec une bienveillance collective, n’est pas un acte répréhensible.

L’art de la médiation

Parfois, il vaut mieux le faire vite, et dans un mode consensuel au sein d’une équipe, pour en discuter de suite avec les deux partis. Car cela peut éviter et empêcher une dégradation rapide, ou pas. Dans le cas de personnalités perverties, cela deviendra difficilement réversible, surtout dans les structures rigides de hiérarchies montées en stupidités collectives pyramidales.

De la méthode

Pour les témoins, d’abord établir un dialogue, quand cela est possible, avec les personnes, sans agressivité, sans jugement.

Recommandation: A moins de devoir stopper une situation immédiatement abusive et flagrante, il est souvent peu efficace de s’interposer entre deux belligérants (Le triangle dramatique). Surtout pour le témoin connaissant les deux personnes, ou le groupe.

S’il existe la possibilité de faire appel à un médiateur professionnel, utilisez-là! Mais prenez le temps d’en discuter aussi avec les deux partis, séparément. Expliquez-leur comment vous avez vécu cette situation, ce que vous avez ressenti, sans porter de jugement, sans utiliser le “TU”, mais “JE”.

Et ne tombez pas dans le piège de dire “ce que vous auriez fait à sa place” ! C’est une forme de jugement… Uniquement si cela est demandé, et en prenant le temps de bien y réfléchir.

Ensuite, laissez l’autre vous expliquer ce que lui avait ressenti, de reprendre la personne en lui demandant de se calmer quand c’est nécessaire, et d’éviter des propos de jugements, ou d’insultes envers “l’autre”, même absent. Posez les questions, et demander comment certains “envenimements” auraient pu être évités. Peut-être selon le cas, de demander ce qu’avait dû ressentir l’autre, suite à certains actes ou paroles. C’est la “conscientisation” !

Ensuite seulement, pour les actes ou les paroles avec lesquels vous êtes totalement en désaccord, expliquez calmement lesquels, et pourquoi, mais comme si cela venait d’une autre situation, d’autres personnes. Vous avez le droit de faire connaître vos valeurs, votre éthique, et il est important de les faire connaître à ceux qui vous entourent et doivent vous côtoyez. Identifier vos divergences de valeurs de celles des autres, en acceptant les différences.

C’est très facile à dire, mais c’est difficile à faire.

Courage !

De l’empathie pour les victimes, et pour les agresseurs !

Il est fondamental de ne pas apporter de jugement, ce qui est difficile car c’est précisément un jugement de valeurs trahies, qui vous fait bondir. Imaginez-vous à la place de la personne abusive dénoncée, et imaginez comment vous aimeriez que l’on vous explique le débordement de votre comportement.

Est-ce que je porte un jugement ?

Et si celui qui lira cette ligne se sentira agressé, jugé par mon article, sachez que nous sommes juste des humains ! Je suis le premier à revendiquer ne pas toujours faire toutes les dénonciations d’abus, que je devrai. J’ai déjà du mal à détecter tous les débordements émotionnels que je réalise moi-même, sur mes enfants, mes proches, et j’ai besoin qu’eux me dénoncent à moi-même ! Et moi, d’avoir l’intelligence de les entendre, d’accepter d’avoir du mal à m’empêcher de recommencer, et de leurs demander de m’excuser…

Etre tolérant d’abord avec soi-même, puis avec les autres !

Mais ce qui est fondamentalement important !

Ce n’est pas de défendre des lois, des règles, ni des conventions sociales: Mais bien de défendre tout ce qui va nous toucher, aux tripes, au cœur, dans notre âme et conscience.

Que ce soit illégal, ou pas, alerter est un devoir !
Je ne suis pas d’accord avec ce que vous êtes en train de faire ! Et je vais partager ce désaccord avec mes concitoyens. Et si la loi n’est pas de mon côté, mais qu’une grande majorité de mes concitoyens l’est, c’est que nous devons changer la Loi !
Car ce qui est légal, n’est pas toujours normal !
Mais il va falloir trouver comment la Simplexifier, pour la rendre intelligible à tous, cette loi !
Car à force de créer des lois, que deviennent nos libertés ?