RBI ou RU, un autre point de vue
Pascal Kotté
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L’éducation, la meilleure “arme” pour changer le monde disait Mandela!

Le chapitre numérique en fin d’article !

Notre intelligence régresse en Europe, et je suppose aux USA aussi, le saviez-vous ? Et il continue de progresser en Asie… Le recul de l’effet Flynn, n’est pas une théorie, mais une réalité.

Nous parlons de la culture, de notre intelligence collective. La scolarité porte évidemment une part importante de responsabilité à ce sujet.

Une école pour apprendre à obéir, ou à créer ?

J’adore cette citation issue de Jonathan Sabbah et relayé pour me permettre de la trouver par 07h22.com ici :

“Le lycée te sert à apprendre à reconnaître les conneries. Une connerie, c’est différent d’un mensonge. Le menteur connaît la vérité, et dit le contraire pour en tirer un avantage. Alors que la connerie, elle ignore les faits. Elle te balance un truc sorti de nulle part, qui semble crédible, dans le but de t’influencer. Le lycée, il t’équipe avec un détecteur de connerie. Et avec les heures que tu passes sur youtube, je crois que tu vas en avoir besoin”.

Mais malheureusement, je pense que le lycée, a oublié cette mission dans ses objectifs !

Réinventer l’éducation, et la remettre en cause, toujours…

L’ECEC s’y applique depuis les années 90 au Québec ?

En réutilisant des techniques connues depuis le demi-siècle précédent :

Rino LEVESQUE

Trop fort ces canadiens ! Je rêve de monter une telle école en Suisse romande.


La relève est déjà là, et active !

Pour faire mieux, il arrête l’université, car nous ne pouvions plus rien lui apprendre. Non pas qu’il n’avait pas encore énormément à apprendre, mais nous, nos écoles et universités, ne pouvaient plus fournir ce savoir. C’est eux, qui doivent réinventer leur futur, et nous devons juste les soutenir, pour faire mieux que nous :

Alors oui, il faut vraiment apprendre à enseigner, la confiance, à rêver un nouveau monde, et à être certain de pouvoir le faire. Nous n’avons plus besoins de bons petits ouvriers, les robots pourront le faire. Même des braves soldats, plus besoins, nous planchons déjà sur les robots tueurs ! :(

En fait, c’est à 9 ans que ce jeune américain est sorti des rangs scolaires: Evidemment, sur décisions de ses parents.

Et en matière d’éducation, c’est le seul vecteur de changement planétaire positif… Mais progressons-nous ?

Et pourtant, ces enfants, sont notre seul et unique avenir :

Severn Cullis-Suzuki, 12 ans, au sommet de la Terre à Rio, en 1992
Voir aussi: http://futur.kotte.net
Merci chers enfants, pour tout ce que vous m’apportez et m’apprenez, malgré mes 52 ans ! (Pascal Kotté)

Et pour le monde digital ?

L’importance et les enjeux du numérique dans l’éducation ?

François ELIE 2013… Et sur le Canton de VAUD, on avait supprimé les cours d’informatique !

Voici une liste non exhaustive de ce que devrait être capable un enfant qui va sortir de l’éducation publique obligatoire (15 ans) :

  • Comprendre les mécanismes et les standards qui régissent les réseaux, les ordinateurs, le Cloud et l’IA…. La science de l’informatique !
  • Et discuter de la dimension anthropotechnique des impacts sociétaux du numérique, du Cloud, du libre, du captif…

Le reste est accessoire, mais prenons des exemples plus judicieux que d’apprendre à faire des “§ doubles encadrés rouges avec word” (Mon fils 16 ans):

  • Disposer d’un compte et contribuer à Wikipedia
  • Avoir contribué à mettre à jour son quartier sur open Street map
  • Etre membre de MissingMaps.org, et organiser/participer à un Mapathon
  • Créer/Contribuer au site web ou blog de son/ses clubs
  • Créer des programmes ou animations basiques, et savoir créer une présentation avec un Mockup d’application mobile.
  • Apprendre l’hygiène numérique: Savoir installer et sécuriser, et nettoyer, les 5 systèmes de base existants: Windows, Linux, MacOS, Android, IOS… Avoir un aperçu sur les autres systèmes…
  • Mettre en place des listes de distribution et gérer le partage collaboratif de fichiers de contacts, tableaux, documents et présentations, en mode collectif. Tout en respectant les lois sur la protection des données LPD/RGPD… (Bonne idée, de découvrir nos lois, cela peut servir !)
  • Savoir reconnaître et sécuriser des données confidentielles et sensibles.

Mais je serai plus partisan d’investir du temps pour enseigner à :

  • Identifier les caractères manipulatoires des images, vidéos et distinguer les Fake-news des informations réelles…
  • Comprendre et apprendre à déjouer les mécanismes addictifs…
  • Explorer une partie des applications du Web et savoir faire la différence entre “captif” et “libre”: https://degooglisons-internet.org/alternatives
  • Merci d’ajouter vos commentaires…
Afin de transformer nos “digital naïfs”
en réel “digital natifs” !

www.QuickLearn.ch, www.ICT-a.ch

Pour libérer les entreprises et les utilisateurs, au lieu de les enfermer !
3 types de connaissances/compétences sont associées au digital, et nous faisons un amalgame malheureux !
Seule l’apprentissage de la Science du numérique, permet d’éclairer une vraie compréhension !

Je vous recommande aussi la lecture de cet article de Yannick Rochat


Parmi les questions à se poser

Sommes-nous dans une gouvernance adaptée à l’éducation rêvée ?

Formons-nous pour libérer, ou pour conditionner ?

Je vous partage ce “coup de gueule” d’Olivier Ertzscheid, Université de Nantes”:

Et surtout, ce que Olivier Ertz évoque, et qui est aussi exprimé dans un documentaire comme “Let’s make money” de Erwin Wagenhofer (Un autrichien génial, comme Max Schrems), c’est que nous assistons à un détournement de plus en plus systématique des budgets publics, pour financer des entreprises, parfois même pas locales !

Comment donc nos élus font-ils pour se laisser berner à ce point ? (surtout ceux à Bern ? Arf… oops, désolé). Ignorants, ou corrompus ? Biaisés ?

Le point important relevé par Olivier et que j’avais déjà entendu de Bernard Stiegler d’autre façon, c’est l’acculturation. Or ce que nous faisons en France, comme en Suisse, ce sont des écoles d’esclaves, pour faire acquérir un bagage et augmenter ainsi sa valeur marchande, et le pire, c’est fait avec des subventions publiques.

Libération ou conditionnement ?

Conférence de Charles Hadji — 19 avril 2018 — HEP Vaud

« Dépasser l’opposition entre visée formative et visée certificative dans une évaluation résolument constructive: espoir chimérique, ou perspective réaliste? » C. Hadji (Université Grenoble Alpes)

Malgré des décennies de remise en cause, les modes d’évaluations ne sont toujours pas satisfaisants: Cette conférence est un peu difficile à suivre, mais très intéressante, avec une mise en perspective éthique :

Sans cette perspective dans nos intentions de bienveillance, nous formatons les servants de l’économie du “Kill to win”, au lieu d’alimenter une économie du “Share to Win”. Et à votre avis, de quoi a besoin notre humanité à devenir ?

Nous évaluons pourquoi :

Formative: Avec prise de décisions par des tiers, par une autorité pédagogique, pour réaligner les prochaines étapes de formations. Mais est-elle informative pour l’apprenant ? A condition de la comprendre, et c’est rarement le cas.

Sommative: Faire un point pour décider de l’orientation.

Certificative: Le BAC (La Matu). N’est pas associé à un apprentissage, mais à un “niveau acquis”.

“ L’évaluation doit à la fois être permanente et ne pas être pesante. Comment faire face au paradoxe ? En distinguant deux types d’évaluation, selon deux usages. Un usage formatif où l’évaluation aide l’élève à apprendre. Cette évaluation doit être permanente. Et puis il y a un usage sommatif : l’évaluation devient un bilan certificatif. Cette évaluation ne devrait être faite qu’en fin d’apprentissage. Il ne faut pas arrêter l’évaluation formative mais freiner la sommative. Le drame c’est qu’elle a tendance à étouffer l’évaluation formative.” (Charles Hadji)

Perspective partagée

Or, nous devrions dépasser ce stade et entrer dans la bienveillance et accompagner les apprenants, vers les compétences et connaissances, dont notre société aura besoin, demain… Pascal Kotté

Si nous devenions capables de substituer les mots qui aident, aux mots qui blessent ” Merci Charles Hadji, c’est effectivement un des apprentissages que je continue de travailler, et faire progresser, à 53 ans. Le travail de la bienveillance, dans la pensée, puis dans la parole.

On parle souvent des 4 accords toltèques, j’aime ces 5, proposés par www.am-equilibre.fr
Mais clarifions de suite une éventuelle illusion, moi, je n’y arrive toujours pas, à les respecter, ces 5 accords !