La consultation publique de Genève

Sur les défis du numérique

Se clôture aujourd’hui. Bravo à toute l’équipe !

Je cite:

Genève s’engage à relever les défis du numérique et à améliorer la qualité de vie de ses citoyens. Afin de gagner en agilité et de s’adapter aux évolutions continues, l’Etat de Genève élabore avec la société civile et les entreprises, un projet de société dans un monde numérique qui se concrétise sous la forme d’une politique numérique. Cette politique numérique permettra de définir un ensemble de principes qui guideront notre administration dans une nouvelle dynamique.
Le Conseil d’Etat a lancé le 28 février 2018, une consultation publique au moyen d’une plateforme en ligne. Il s’agit d’une plateforme publique ouverte à tous ceux qui souhaitent contribuer à l’élaboration de notre politique numérique.

Pleins d’idées, et peu de temps pour tout explorer bénévolement, j’ai fait au mieux et parfois un peu vite et en mode noctambule, style et fatigue, pas terrible…

Concernant une plateforme d’échange Etat-Citoyen !

L’implication citoyenne dans la politique est toujours portée par une minorité, quelques % qui s’impliquent… Vouloir à nouveau une solution Citoyen-Etat de façon verticale, reste une approche isolationniste, pas assez large.

Prendre de la perspective !

Il existe déjà des espaces de débats, parfois inter-actifs: Les medias, des journalistes orientés, des journalistes neutres, des blogueurs, des outils de débats (Kialo.com), de fact-checking (CaptainFact), des partis, des philosophes, des humoristes…

Fournir une n-ième plate-forme qui va à nouveau devoir isoler l’usager du reste du monde numérique ? Au lieu de connecter les genres, les consciences, et proposer, voir imposer des standards: API ouvertes, Open Data, Open API. 
Intégrer des lois de restitution des données publiques (plans, photos), capturées et phagocytées par des privés privateurs ?

Or le rôle de l’état n’est pas de connecter les citoyens à lui, mais de les connecter entre eux.
Du moins, cela devrait être son rôle !

Des solutions libres, et que du libre !

Communecter, est supporté en Suisse romande par www.CloudReady.ch

Mieux vaut mettre en place des solutions “libres” et ouvertes: Comme www.communecter.org (que nous soutenons), mais aussi des solutions avec des protocoles ouverts, comme les emails, et les textos SMS, qui ne nécessitent pas d’imposer un Whatsapp ou un Skype (comme propose le Canton de Vaud comme support pour la déclaration fiscale). Mettre en place au moins une solution libre, exploitable depuis un simple navigateur Internet, comme https://jitsi.org/jitsi-meet/...

C’est consternant, faire acheter, même gratuit, sous gouvernance NSA ! Cela rejoint l’éducation publique, qui fait la promotion d’Apple au primaire, de Windows et Winword au secondaire, tout en poussant les enfants sur Whatsapp!

Le rôle de l’état n’est pas de créer des plate-formes, sa mission est de créer des standards de transparences, de confiances, de validations, de respects des données, d’optimisation et de réduction de l’infobésité, de la réutilisation ouverte des big data !

Ce qui ne semble pas du tout être l’objectif d’un Swisscom, à qui la confédération a pourtant confié la gestion de notre annuaire national. Sauf sur la partie ‘infobésité’, où il sera d’accord, sous réserve d’en concentrer les contenus chez lui. Et de racheter les compétiteurs du marché, comme search, afin de s’assurer le contrôle de nos données… Voir donc plutôt une idée de projet comme: http://openlocal.ch.

Favoriser et accélérer les transformations et la création de nouveaux services, les formations sur les nouveaux métiers.

Éventuellement, de faire des plate-formes d’exemples, pour apporter une innovation et expérimenter, en mode Open source, libre, en collaborant avec les autres cantons, commune, en imposant des standards “Creative commons” libres sur toutes les études et travaux financés par le public:

Afin de laisser les créatifs refaire mieux, plus fort, plus performant, plus brillant encore…

Alors oui, la cité, la commune, le Canton, ou la Nation qui fera cela, pourra devenir la cité/état d’or du numérique!

Il faut intégrer les nouvelles dimensions contributives avec les nouveaux paradigmes et règles du monde numérique, celles qui seront compatibles avec un développement durable. Nous consommons déjà 4 planètes et précarisons l’avenir de nos descendants. Il est temps de changer de gouvernance:

Quitter l’économie de la compétition, 
pour embrasser l’économie de la contribution !

Nous rejoindre ici pour en discuter: https://framavox.org/invitations/e00a9a39f86a34fedb30

@pkotte — Réducteur de fractures numériques, directeur de http://Responsibility.digital, et président de www.CloudReady.ch