Ce Belge est venu jusqu’à Montréal pour camper devant les bureaux de Reitmans

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Jun 27 · 4 min read

NICHOLAS DE ROSA

L’influenceur Jonathan Kubben accuse Reitmans d’avoir copié sa marque et est prêt à tout pour faire payer la compagnie québécoise. Il est venu jusqu’à Montréal et compte camper devant le siège social de l’entreprise jusqu’à ce que la situation soit réglée.

Le Belge d’origine mexicaine a lancé son compte Instagram il y a trois ans, quand il a décidé de tout larguer pour faire le tour du monde. Le concept est simple: à chaque ville qu’il visite, il publie une photo insolite sur laquelle se trouve le slogan «Mom, I’m Fine».

«Comme j’ai une mère qui s’inquiète beaucoup partout où je vais, j’ai créé ce concept. En peu de temps, ç’a vraiment explosé. Les publications du compte sont visionnées environ cinq millions de fois par mois», explique celui qui a aussi accumulé plus de 350 000 abonnés.

Tout allait si bien pour Jonathan qu’il a décidé à la fin 2017 de lancer sa propre marque de vêtements où se trouverait aussi le slogan. L’idée était d’investir tous les fonds amassés dans une école au Mexique, construite à partir de plastique recyclé.

Quelques mois plus tard, Reitmans lance une campagne pour la fête des Mères et on y voit le même slogan écrit dans la même police. Rapidement, les abonnés de Jonathan le mettent au courant de la situation.

«Déjà le fait qu’ils aient pris mon concept me dérangeait, mais en plus de ça, la vente de mes t-shirts était pour un projet humanitaire. C’est révoltant», s’indigne le créateur de contenu.

«Je viendrai à Montréal»

Après une pluie de critiques sur les réseaux sociaux, Reitmans tend la main à Jonathan et les deux parties discutent longuement au téléphone et par écrit. Entre temps, au cours de l’année 2018, Reitmans dépose la marque «Mom, I’m Fine» au Canada.

C’est un geste que la vedette Instagram a du mal à avaler. Il décide alors de couper contact avec l’entreprise, qui selon lui, n’offrait pas de réparation appropriée. Notons qu’à l’époque, Jonathan Kubben avait déjà déposé la marque dans l’Union européenne et attendait d’avoir plus d’argent de côté pour faire la même chose à l’international.

Reitmans défend son approche face à la situation. Elle fait savoir par voie de communiqué qu’elle a pris la peine de contacter Jonathan Kubben et de suspendre sa campagne de promotion «bien qu’il n’ait eu aucune marque de commerce ni de produit commercialisé sous ce nom au Canada» et qu’elle n’avait pas eu de nouvelles du clan Kubben depuis juillet 2018.

L’influenceur a donc décidé de faire ses bagages et de mettre la pression sur Reitmans en venant à Montréal la semaine dernière. Ses efforts n’ayant toujours pas porté fruit, il a décidé d’y aller d’une approche plus radicale dès le lendemain de la Fête nationale.

Monter le camp

Depuis mardi, Jonathan s’est installé dans une tente devant le siège social de Reitmans, sur la rue Sauvé, afin de s’assurer d’être vu par l’entreprise montréalaise.

«Je ne partirai pas tant que je n’ai pas ma marque de retour et une réparation. Je suis ici et je suis ouvert à discuter et j’attendrai autant qu’il le faut», affirme l’influenceur.

Durant son jour et demi passé à vivre dans son campement, Jonathan a pu compter sur l’aide et le soutien de plus d’une quinzaine de Montréalais solidaires à sa cause.

«Les gens sont gentils ici. J’avais une tente qui n’était pas top, donc on m’en a apporté une autre. Il y a des gens qui me donnent à boire et à manger, et d’autres chargent mes appareils et me les ramènent pour que je puisse rester en communication. C’est incroyable», raconte le Belge. Une délégation d’influenceurs locaux devrait d’ailleurs bientôt venir lui rendre visite.

Ultimement, il souhaite non seulement régler sa situation, mais lancer un message à toutes les entreprises qui se servent du contenu de «jeunes créateurs» sans leur attribuer de crédit ou de profits.

Jonathan Kubben se dit confiant de pouvoir trouver une solution bientôt, tandis que Reitmans et ses avocats sont toujours en discussion.

Reitmans a déclaré par voie de communiqué que les deux parties ont déjà eu «plusieurs échanges»

«Nous avons exprimé notamment notre ouverture à transférer la demande de marque de commerce pour le Canada, ainsi que de contribuer à sa campagne humanitaire, en signe de bonne foi. Nous croyons notre proposition généreuse et avons l’espoir de trouver une entente raisonnable», a soutenu l’entreprise vestimentaire.

Il se pourrait que Jonathan puisse lever son camp plus tôt que prévu.

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