Comment mettre fin au casse-tête de la correction d’articles

C’est l’effervescence dans la salle de classe. Notre projet de long-format avance et sa mise en page est imminente. Mais avant de transférer les textes dans la maquette, il faut d’abord les corriger. Les productions s’entassent sur les bureaux des secrétaires de rédaction qui ne savent plus trop où donner de la tête. Il faut dire que notre projet de fin d’études comprend un nombre important d’articles, et rédigés à plusieurs mains. Le défi est d’harmoniser le tout, en ne laissant aucune erreur factuelle et aucune faute d’orthographe (cela va de soi).

Mais le temps est compté pour remplir cette mission. Pour faire vite, nous avons opté pour le bon vieux document Open Office qui fait les allers-retours entre les ordinateurs. Avec, à chaque fois, des corrections ou suggestions notées en rouge dans le texte. Autre méthode adoptée, le document Drive qui peut être d’une efficacité redoutable. La fonction « commentaires » permet notamment d’annoter le document sans le modifier directement.

Poetica, un outil de correction en ligne efficace

En fouillant un peu sur Internet, on peut tomber sur un outil en ligne relativement méconnu en France mais formidable. Poetica permet de réaliser des corrections collaboratives efficaces. En réalité, je ne l’ai pas trouvé par hasard mais lors d’un stage réalisé à Rue89 Strasbourg. Le pure player local l’utilise régulièrement pour la relecture de ses articles. Les fonctions disponibles se rapprochent de celles de Google Drive. Il est possible de voir les utilisateurs connectés sur le document et d’apporter des corrections ou suggestions directement dans le texte et dans les marges.

Poetica se différencie par sa simplicité d’utilisation et son esthétique. L’outil en ligne propose deux modes pour la relecture: l’écriture dans le document ou la rédaction de suggestions.

  • Écriture directe dans l’article
    Ce mode permet de corriger immédiatement l’article sans que ces modifications soient mises en valeur.
  • Suggestions
    Ce mode ajoute des modifications à la manière d’une correction réalisée par un maître d’école. Les éléments s’affichent entre les lignes d’une couleur différente pour plus de clarté. Le rédacteur peut ainsi réaliser lui-même les corrections définitives.

En surlignant un passage du texte suivi d’un clic droit, on accède à d’autres fonctionnalités. Il est possible de barrer, agrandir le texte, ajouter des liens, etc. À noter que l’inscription au site se fait en quelques secondes. Pour partager son document avec un collègue ou un ami, il suffit de cliquer sur le bouton « share » situé en haut à droite de la page.

Un outil en ligne qui ne mettra sans doute pas fin aux nombreuses coquilles qui traînent dans les articles (qu’ils soient dans la presse papier ou en ligne). Dans son Manuel de journalisme web, Mark Briggs évoque une étude qui en dit long: « entre 40% et 60% des articles dans les journaux comportent au moins une erreur ». Et cela ne s’améliore pas avec la multiplication des contenus sur les supports numériques. Heureusement, il paraît que les robots débarquent dans les rédactions pour remettre de l’ordre dans tout ça !