Le CENTECH de l’ÉTS

Centech est le Centre de l’entrepreneurship de l’ÉTS (École de Technologie Supérieure)

À CENTECH, situé au coeur d’un des 3 “Quartiers de l’Innovation”, nous sommes accueillis chaleureusement par Richard Chénier, directeur du lieu, et Luc Giguère, serial-entrepreneur en résidence et responsable de l’accélérateur.

Le CENTECH est l’espace, le dispositif d’accélération / Incubation adossé à l’ÉTS, l’École de Technologie Supérieure
CENTECH a pour ambition de créer des entreprises technologiques de calibre mondial. Sa mission est d’accompagner les entrepreneurs à atteindre les marchés le plus rapidement possible et de créer des stratégies de rupture.

Contrairement à ce qui se fait partout comme nous l’exprime Richard Chénier, à CENTECH, l’accélération est placée avant l’incubation. On accélère son idée en validant son modèle d’affaire, en testant l’intérêt de clients et en se présentant à des investisseurs. 
3 cohortes confrontent leurs idées chaque année sur un programme de 12 semaines. Il y a 40 à 50 projets par cohorte. 
12 à 15 de ces structures intègrent ensuite “Propulsion”, le programme d’incubation qui lui peut durer jusqu’à 2 ans. En amont, des crédits sont alloués aux étudiants de l’ÉTS pour assister aux 45h de cours sur l’entrepreneuriat délivré par 2 entrepreneurs, dont Luc Giguère.

Entre ces 2 phases d’accélération et d’incubation, CENTECH s’attache à “recycler” les talents pour les projets abandonnés en cours de route. Il n’a pas vocation à la prise d’équité dans ces structures. CENTECH c’est aussi la possibilité d’accéder aux laboratoires et équipements de l’ÉTS et de travailler en lien étroit avec de grands groupes comme Ericsson. Ici le transfert de technologies est au coeur du processus et la propriété intellectuelle appartient à son créateur et non à l’école.

Nous partons ensuite à la découverte de l’espace, avec Luc Giguère qui nous présente certains des projets incubés.
Nous commençons par Ara Robotique, qui a développé Skymate, un autopilote pour les drones de calibre industriel.

Spirit Event est une startup qui trouverait une forte communauté d’early-adopters à Brest ;). Gabriel Tétreault nous présente sa solution qui est, entre autre, un barman robotisé… 
L’expérience de la mixologie en libre-service. Commandez votre cocktail et vous l’avez dans les 30 secondes.

Mike Boutin nous présente ensuite Innov2Learn. L‘équipe crée de l’équipement de simulation pour formation médicale et compte déjà le CHUM parmi ses clients.

Plus loin nous rencontrons Maxime Bourdonnais, CEO de Merinio, le bras droit des gestionnaires d’équipes syndiquées. À peine lancée, la startup a déjà une solution fonctionnelle et des pourparlers avec de grandes entreprises étaient déjà en cours.

Nous entrons ensuite dans l’appartement d’Evey. À côté des bureaux de l’équipe, une chambre reconstituée, des stores électroniques, un thermostat et une cafetière connectée, une enceinte bluetooth… Au mur un smartphone faisant office de télécommande.
Keaven Martin, le CEO, nous explique son second prototype. Evey est le premier assistant personnel intelligent de la maison. Relié à tous ces objets connectés, il apprend de vos habitudes. En 2 semaines, votre majordome n’a plus rien à envier à celui de Bruce Wayne … Nous avons le droit à une démo assez bluffante. Leur campagne Kickstarter est en préparation depuis 6 mois, le pricing est très raisonnable, le succès devrait être au RDV ;)

S’en suit ensuite une démo d’Audible Reality par Matthew Boerum. Nous nous équipons d’un casque audio lambda, et commençons à entendre un hélicoptère passer au dessus de nos têtes. Plutôt agaçant ce bruit parasite lors d’une démo audio… sauf quand nous nous rendons compte qu’il s’agit en fait de la démo… Matthew, ingénieur et musicien, nous explique qu’il développe la technologie permettant de créer du contenu audio 3D, multi-plateforme, sans hardware requis ni processeurs coûteux. On imagine les applications multiples, notamment pour la réalité virtuelle. 
Nos oreilles indiscrètes ont capté (en 3D) que GV suivait tout ça avec intérêt ;)

Nous finissons par Sollum Technologies, pitché par Luc en personne car la team est en déplacement. 
Sollum est un merveilleux exemple de pivot, nous confirmant (si cela était encore nécessaire) que l’innovation vient essentiellement de l’expérimentation et des accidents :)
L’équipe de Sollum travaillait initialement sur une solution de mesure d’efficacité des panneaux solaires. À force de monter et descendre sur les toits (et on imagine qu’à Montréal en hiver, l’exercice doit être particulièrement pénible…), il décident de recréer l’ensoleillement illuminant ces panneaux, avec toutes les variations qui le composent (et qui nous échappent ;)), à l’aide de LED pilotées par leur solution. 
Et là, eurêka, ils se rendent compte de toutes les applications possibles d’un soleil et sa lumière naturelle entièrement recrée à partir d’une simple solution SaaS. Ils inventent la “Light As A Service” comme nous l’explique malicieusement Luc Giguère. Les premières applications sont imaginées pour les musées. Le système permet d’éclairer un tableau comme il l’était lorsqu’il a été peint (pays, latitude…) et surtout sans l’effet destructeur habituel de la lumière. Les musées peuvent donc exposer plus longtemps, dans de meilleurs conditions, leurs originaux.
La seconde application concerne l’agriculture avec des gains de rendement impressionnant. Luc nous donne l’exemple d’une production de poivrons dont la production est multipliée par 3, toute l’année, avec tous les avantages de réduction de coûts sur l’électricité par rapport à l’éclairage au sodium par exemple.
Le marché est évidemment énorme et l’horizon sans aucun doute glorieux pour cette startup !

Nous finissons donc cette première journée assez impressionnés et rassurés par les visions que nous portons nous-même sur l’innovation et l’entrepreneuriat, la culture d’ambition…

Une partie des futurs locaux du CENTECH dans l’ex-planétarium Dow.
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