Toujours plus, jamais assez

Vendredi 18 mars 2016 sur un rooftop parisien : Josef, le CEO de Tiller, nous annonce le bouclage de notre première levée de fonds. Il fait frais mais l’ambiance est chaude.

Les premiers mots de son discours ne sont pas destinés à nous annoncer le fameux montant de cette levée mais à exposer nos valeurs, celles qui nous ont permises d’en arriver là et plus précisément l’audace.

L’AUDACE !

L’audace accompagnée de sa définition du dictionnaire :

« Hardiesse qui ne connaît ni obstacle ni limite ; courage

Attitude de quelqu’un qui méprise les limites imposées par les convenances ; impertinence, insolence

Acte qui viole les convenances, les règles : Audaces de style. »

La suite du discours n’avait plus d’intérêt (désolé Jo). L’essentiel était là. Tout était résumé à ce mot, cette définition dans laquelle on peut trouver toutes les nuances d’émotions : le courage, l’insolence, les obstacles et les règles que l’on contournera, le mépris des limites imposées et les convenances qui volent en éclats.

L’audace est aussi dangereuse que nécéssaire quand on se lance dans une aventure comme Tiller. Dangereuse car l’audace nous fait sortir des sentiers battus. Nécessaire car c’est elle qui nous donne le courage de le faire.

Pour mieux imager ces propos on va remonter un peu plus loin que cette soirée du 18 mars. On repart 1 an plus tôt : nous sommes 6, pas sur un rooftop, mais dans un bureau trop petit.

Et finalement, peu importe la taille du bureau, nos ambitions sont grandes. On veut révolutionner l’industrie de la restauration, on veut le faire vite, trop vite d’après les gens autour de nous. On veut grandir et passer à l’échelle européenne puis mondiale rapidement, encore une fois trop rapidement d’après les gens bien informés du bon développement d’une start up. Et comme si ça ne suffisait pas, nous ne voulons pas faire tout ça dans un environnement de travail classique mais dans un environnement dans lequel nous nous sentons à l’aise, dans un style qui brise les règles et qui nous permette de nous dire un dimanche : « putain c’est cool, demain c’est lundi !».

Là aussi, même mise en garde : « vous pourrez maintenir cet état d’esprit encore un petit moment mais dès que vous dépasserez les 50 personnes, faut pas rêver ce sera terminé ! ».

Et pourtant, 3 ans ont passé depuis ce petit bureau. Nous sommes aujourd’hui plus de 100 personnes dans 3 bureaux (Milan, Barcelone et Paris), nous nous levons toujours de bonne humeur le lundi matin, la croissance ne faiblit pas et notre révolution de la restauration suit son cours.

Tout ça grâce à l’audace. Toujours plus finalement. Les enjeux grossissant en même temps que notre croissance, l’audace se fait plus gourmande et les seuls risques aujourd’hui seraient de ne plus avoir le courage de se dépasser, de renier ce que l’on est et de devenir une boite sans âme.

Cet article est un peu égoïste (je l’écris surtout pour moi), pour que je puisse me rappeler (ou que d’autres puissent le faire) comment Tiller s’est construit grâce et avec audace, pour que je ne puisse pas me défiler le jour où il y aura des décisions difficiles. Je veux continuer à me souvenir du petit bureau à 6, non pas parce que c’était mieux avant (c’est toujours mieux demain) mais simplement parce que je ne veux pas oublier pourquoi l’on fait les choses avant de penser à comment les faire.

Evidemment si ça a pu donner envie à d’autres d’insuffler l’audace dans leur quotidien j’en serais heureux et je le serais tout autant si ça a pu en motiver d’autres à nous rejoindre ; )

On recrute en plus… si c’est pas le hasard ça…

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