Le regard des autres et ton estime de toi

Dans la newsletter précédente je te parlais de la nécessité de décider où donner ton énergie. Un des endroits où nous perdons le plus d’énergie, c’est en vivant à travers le regard des autres, quelque chose que Alain De Botton a très bien traité dans son livre Status Anxiety.

  • Nous cherchons constamment l’approbation des autres. Elle est à la fois nourissante car elle nous aide à trouver notre place, mais elle peut être aussi (et souvent) destructrice.
  • Nous doutons sans cesse de notre valeur. Ce pour quoi nous recherchons chez les autres de quoi nous réévaluer.
  • Mais seul ce qui est accablant et juste devrait pouvoir briser ton estime de toi. Beaucoup de gens prennent plaisir à répandre des mensonges, mais ces choses ne devraient pas t’atteindre.
  • Nous devrions évaluer si l’avis d’une personne vaut la peine d’être entendu avant même de penser avoir besoin de son approbation pour quoi que ce soit. Hors nous fonctionnons en sens inverse, cherchant constamment l’approbation de tous dans une lancée masochiste.
  • Il n’existe pas une seule source de reconnaissance, mais une multitude. Il t’appartient de sélectionner celle qui t’importe et t’apporte le plus. Construis ton status à travers tes amis, tes pairs, tes hobbys, …
  • A la fin, il est bon de se demander qui fera le chemin jusqu’à notre lit de mort. Car ce n’est finalement qu’à travers le regard des gens que l’on estime et des relations que l’on chérit que l’on fera au mieux le bilan de notre vie. Pas à travers le regard d’inconnus.

Cette dernière note n’est certe pas la plus joyeuse, mais il est parfois nécessaire d’envisager les choses sous l’angle de notre mortalité.

Beaucoup de nos problèmes, angoisses et inquiétudes nous paraitraient futiles sur notre lit de mort, dès lors pourquoi les autoriser à pourrir notre vie aujourd’hui ?

N’hésites pas à venir discuter en répondant simplement à cet e-mail ! On se retrouve vendredi prochain pour un nouveau livre 💌

“Every reproach can hurt only to the extent that it hits the mark.”
 — Schopenhauer