Education supérieure : des établissements trop technocratiques pour innover ?

Se renouveler n’est pas toujours aisé et la capacité d’innovation des établissements est souvent inversement proportionnelle à leur taille.

Les structures d’enseignement les plus massives sont souvent confrontées à la problématique du “too big/ too old to innovate”. Leur taille et leur organisation font souvent obstacle à l’émergence d’innovations et limite leur agilité dans la mise en place de nouveaux projets.

Certains établissements ont trouvé une réponse à ce manque de souplesse avec “l’innovation ouverte”.

À l’heure où le participatif a le vent en poupe, ils s’appuient sur leur communauté pour identifier des besoins, et imaginer de nouveaux services. Étudiants & alumnis peuvent ainsi être intégrés à la démarche, pour co-créer ensemble l’école du futur.

Au-delà de cette présence aux prémisses de l’innovation, l’établissement doit être en mesure de travailler avec des acteurs externes pour intégrer des services innovants.

À l’instar des grands groupes, entrer en relation avec une entreprise innovante comme Unly peut sembler être long et laborieux en raison des différences importantes qui nous caractérisent. En dépit d’une volonté commune de collaborer autour de projets à forte valeur ajoutée, certains aspects antagonistes de nos organisations et de nos fonctionnements peuvent annihiler une future collaboration.

Plusieurs établissements supérieurs précurseurs expérimentent déjà de nouvelles façons de structurer et d’envisager leurs relations partenariales.

Différentes initiatives voient le jour comme l’émergence de poste de CDO (Chief Digital Officer) ou encore des sas d’entrée dédiés à l’innovation comme la Edtech Factory de Grenoble École de Management. D’autres établissements comme em lyon business school ou Neoma créent des environnements propices à l’entrepreneuriat et à la créativité au travers d’incubateurs et d’accélérateurs de start-up avec l’espoir de voir émerger, en leur sein, les technologies et les usages de demain.

La tendance est clairement d’apporter de l’agilité et de la réactivité pour aborder plus facilement le virage du numérique en misant sur des interlocuteurs dédiés et des relations privilégiées.

Le paysage des entreprises innovantes mérite également d’être éclairci. Les initiatives comme @edtech france et plus récemment la naissance du collectif @edtech lyon sont prometteuses et agissent dans ce sens. Pour proposer nos solutions, nous, entreprises innovantes devons s’attacher davantage à respecter les codes des acteurs existants sur leurs marchés.

Promouvoir de nouveaux usages avec des nouvelles manières de travailler doit être réalisé avec respect et humilité, indispensable pour une création de valeur commune.

L’éducation est l’un des secteurs les moins digitalisés, comme tous il n’échappera pas à la révolution de l’usage faite par le numérique. La qualité de l’enseignement supérieur en France est indéniable, ne prenons pas de retard face aux champions asiatiques et américains.

L’heure est à l’ouverture sur tout l’écosystème de l’établissement de formation comprenant les start-up, les étudiants, les entreprises, les fournisseurs, les partenaires, les laboratoires de recherche…

Ensemble co-créons l’école de demain.

#letsinnovate #techforgood