Rennes : une Bio[mimicry] Hacker House qui pousse

Ils sont fous ces bretons. C’est la putain de phrase que tu retrouves partout dans les reportages sur les festivals de l’été ou sur de la réclame pour marinières made in BZH. Heureusement que les bretons sont beaucoup plus fêlés que le stéréotype lui même. Ainsi nous laissons passer beaucoup plus de lumière à travers nos cœurs ouverts.

Photo credit: Gnusam / CC BY-ND DITES AU PHOTOGRAPHE QU’ON VEUT BOSSER AVEC LUI !

Du coup, quand on est pas en train de se marrer des clichés véhiculés, bah, avec les Biomers, nous innovons radicalement et nous le faisons en intelligence collective (C’est Kaizen mag qui le dit ICI). 
Des savoir-faire et des énergies que nous avons toujours remis librement à disposition, ça s’appelle l’open source. 
Histoire d’élever un peu la qualité de la blague bretonne, on vous raconte le plan qu’on cultive pour la rentrée, entre deux apéros sur les bords de la Vilaine.

Un lieu du 3ème type pour des rencontres hors des carcans

Développer des solutions durables accessibles et former au biomimétisme. S’inspirer et copier les formes, matières, matériaux et organisations présents dans la nature pour protopyer des innovations libres et environnementalement soutenables. C’est cela que nous faisons. 
Allez, on s’en met pas trop plein les babines des phrases baveuses et on repart au champs cultiver les talents.

En septembre, on se refait la couenne sur un nouveau projet après 3 ans à développer la richesse humaine avant celle de la pierre. Nous avons pris plein de trucs qui pourraient vous être utiles et on essayé de les assembler pour faire un jardin du future. Maintenant onn vous propose de faire ce truc de dingue à Rennes depuis le draft jusqu’au Wow effect.

  • Une Colocation + Un tiers-lieux + Un Lab à Rennes en 2016 puis une 2nde BioHacker House en 2017 dans une autre ville d’Europe.
  • Un espace de vie permanente (puisque des gens dorment dedans) basé sur l’économie circulaire et réinvestissement dans le capital naturel
  • Un lieu de croisement des cultures, sciences et des arts
  • Un HackLab libre et indépendant pour le prototypage de projet autour du Biomimétisme
  • Un archipel de d’accueil en Bretagne, France et Europe par son réseau distribué
  • Un Commun cultivé en ressource par des communautés de pratiques, gouverné en acentralisation et démocratie liquide.

Nous mettons depuis le début les informations, possibilités de modifications, de participations en accès libre et transparent sur ce projet de Biohacker House, sous GNU GENERAL PUBLIC LICENSE.

Si t’as tout pigé parce qu’on parle un peu martien mais que tu sens que c’est cool ce truc-machin, tu peux nous écrire dans ta langue à toi sur : lebiomefablab@gmail.com

Schéma de cycle d’économie circulaire du projet biohacker House

Avec cette BioHacker House :

On pourrait alors collaborer avec l’artiste WAR sur des œuvres murales bioluminescentes ; accueillir sereinement les étudiants de Beaux art, des sciences, des SHS et D’archi pur leurs projets ; faire de la biologie Do It Yourself et du design avec les PME ; de la fabrication numérique au service de l’environnement avec les algues qui produisent de l’électricité ; secouer le monde des start-ups avec les rennais BYM, faire des installation artistiques, avec les Ateliers du vent, reliées à l’internationale avec le projet ByodIT… 
Bref, faire de Rennes un méchant Hotspot du biomimétisme et de la bioinspiration.

En plus des Biomers rennais, on pourrait accueillir les 200 membres de la communauté #WeAreBiomers qui viennent des 4 coins de France, d’Europe et même d’Austin. Puis permettre aux Rennais d’aller chez nos amis en résidence… 
Bref, faire de Rennes un des points d’un réseau international décentralisé de furieux explorateurs.

On pourrait déployer plus facilement les collaborations existantes avec les amis bretons de Explore Roland Jourdain, La Fabrique du Loch, les amis belges de Hackistant ; les Lyonnais de la M[y]NE et bien d’autres…
Bref, faire de Rennes un moteur des villes intelligentes et des communautés créatives qui envoient du pâté.

On pourrait faire 4 fois par an des camps d’innovation pas attrape-couillons comme celui déjà réalisé cet été et monter comment “Concevoir et presque non-organiser un summer camp…
Bref, continuer à transmettre des savoir-faire comme nous l’avons toujours fait.

Ce projet de Hacker House s’appuie sur nos travaux amorcés en juin 2015 “ How to equip and manage a citizen open fablab using circular economy principles ?”
Désolé pour l’anglais mais on a bossé avec 35 villes à travers le monde sur cette aventure, alors c’était la seule solution.

On a des besoins frugaux …

… Pour pas dire ridicules en comparaison d’autres infrastructures.

Nous n’avons jamais perçu de subvention et c’est très bien comme ça.
Nous avons été primé au niveau régional en 2015 lors des trophées Crisalide éco-activité à Rennes puis au niveau national avec le 11eme Dreamstorming à Paris. On a même été invité à Austin pour faire une conférence au Biomimicry Education Summit 2015 pour nos travaux Rennais.

Nous n’avons jusqu’ici rien demandé. Même pas aux institutions qui nous avaient fait des promesses un jour… (^▽^)

Aujourd’hui nous avons besoin de 2 choses :

  • Trouver le lieu parfait pour installer cette biohacker house

On a une short liste (y compris l’ancien 1929 rue de la soif…), mais si vous avez des idées on est preneur. Si vous avez aussi des maisons vides avec jardin, on est les meilleurs de notre rue pour redonner de la valeur à un bien.

  • Faire sauter cette putain de campagne de crowdfunding en moins de 23 jours

4 500 euros qui serviront à amorcé 6 projets dont la Biohacker House (on essaie de voir toujours plus loin que notre nombril). Une somme dérisoire dans l’écosystème d’innovation traditionnel.

D’où on se permet les gros sabots ?

On n’a pas surgit de nulle part. 
Depuis 2013 nous avons squatté les garages, les arrières salles, les granges, pour récolter de la sève de pissenlit pour la transformer en latex, pour apprend à plusieurs des langages de programmation informatiques, pour cultiver des bactéries rigolotes, pour faire des graff en mousse végétale.
Dans Rennes centre, dans la zones périphériques et chez les agriculteurs du coin.

Un lancement “officiel” du Biome, un lab citoyen de biomimétisme, en octobre 2014 pour faire bien comme il faut dans la décontraction courtoise.
Puis nous avons continué à vivre et partager avec les Rennais et les Rennaises. Tel un vaisseau fantôme, on s’installait dans les entreprises ou chez les artisans en résidence de collaboration sur des projets précis (SCOdD, Algae & energy, latex de pissenlit..). Nous étions des nomades dans notre ville. Des workshops à l’ Artiste assoiffé, un mini hackathon dans l’espace citoyen 4C ou des conférences au bar le Mille Potes, c’est trop bon pour s’en priver et c’est trop con de s’enfermer dans des tours d’ivoire.

Puis un jour on s’est aperçu que la liste avait bien grandi… 
(Attention ça peut piquer les yeux et on a écrit une jolie conclusion à la fin aussi)

Productions

Activités

Interventions


Et tout ça, bah, on l’a fait sans trop faire chier avec des demandes de sous. Alors pour une fois, on s’est dit que l’on pourrait peut être quémander quelques dons en ligne pour continuer être de plus en plus fêlés.