Olivier le Faouder nous présente AOC Insurance

AOC Insurance Broker propose des programmes de prévention et de prédiction médicale ainsi qu’un comparateur d’assurance santé à l’échelle mondiale.

Olivier Le Faouder a débuté sa carrière dans l’administration fiscale, ou il a passé 5 ans avant de bénéficier d’un détachement à la CNP Assurances. À la suite de cette première expérience dans le monde du privé, il a décidé de démissionner de la fonction publique et de monter sa première société de conseil et d’expertise financière et courtage d’assurance en 1995. Après presque 17 ans dans le conseil dédié aux entreprises, il a décidé de faire un break et de partir en Asie, ce qui le mènera à la création de AOC Insurance Broker.

Comment est né le projet ?

AOC Insurance Broker a vu le jour en Thaïlande en 2012, après une année passée à étudier le marché de la mobilité internationale et de ses acteurs les plus représentatifs en Asie. À ma grande surprise, j’ai constaté que les professionnels de l’assurance médicale internationale, un secteur de niche, étaient presque tous basés à Hong-Kong. Un tel emplacement leur offrait une formidable possibilité de graviter sur la Chine, l’Asie du Sud-Est et le Middle East. Pourtant, aucun de ces acteurs n’était orienté digital ; et il n’existait qu’un seul comparateur en assurance santé internationale. Partant de ces constats, AOC Insurance Broker est né avec deux objectifs en tête : faciliter l’accès aux contrats d’assurance et apporter une véritable expérience client.

Je n’étais (Olivier Le Faouder CEO d’AOC Insurance Broker) pas prédestiné à créer une société devenue désormais une « Insurtech » 100% internationale avec un staff multilingue. D’ailleurs à cette époque, mon anglais était pitoyable. Je vivais en Asie pour une année sabbatique afin de profiter des golfs de la région. Mais depuis que j’ai quitté l’administration fiscale en 1995, je n’ai jamais cessé d’être entrepreneur. Je ne pouvais pas ignorer ce nouveau challenge. Breton et ouvert sur le monde, j’ai toujours été en quête de défis à relever. La diaspora bretonne à l’étranger est aussi un atout pour éviter des erreurs.

Nous avons lancé cette entreprise à partir de rien (ou presque). Technologie et modèle économique ont été façonnés au fur et à mesure. Côté ressources humaines, Romain Camillo, notre directeur actuel et associé dans notre filiale à Hong-Kong a rejoint notre équipe en 2013. Nous avons alors bâti la plateforme Saas autour de notre CRM, en y apportant toutes nos connaissances et notre technique. Nous avons testé rapidement notre business model sur le marché asiatique et commencé l’acquisition de nos clients.

De retour en France, j’ai transformé une société familiale en une SAS dotée d’une filiale à Hong-Kong.

Et puis il y a eu cette aventure French Tech dans laquelle nous nous sommes retrouvés un peu par hasard, suite à l’obtention du label Finance Innovation en juin 2017 ! Dans la foulée, l’Innovator Edge à Chicago, la « Mecque » des Insurtech, nous a référencés parmi les 50 Insurtech à haut potentiel. Et depuis, nos équipes se nourrissent de cet écosystème qui nous pousse à aller toujours plus loin.

Olivier Le Faouder

Et aujourd’hui ?

Début 2018, nous avons lancé une application mobile innovante, totalement dédiée grand public (B2C). Récemment, nous avons aussi finalisé l’intégration d’une partie prévention et prédiction santé grâce à notre partenaire Medicus. Et puis il y a aussi le programme AOC The Family, un service permettant de récompenser la fidélité de nos clients.

En parallèle, nous avons aussi réalisé plusieurs développements destinés aux entreprises et organisations internationales (B2B), dont la digitalisation des appels d’offres et un comparateur international spécialisé sur l’assurance santé.

Nos développements sont loin d’être terminés. Nous désirons conserver une longueur d’avance technologique. Nous avons donc mis au point un robot « advisor », prochainement opérationnel dans notre plateforme et notre application mobile.

Quelles sont vos ambitions ?

Nous avons déjà bousculé le marché grâce à notre modèle basé sur la prévention/prédiction médicale et grâce aussi à un programme de récompense unique, offrant une expérience client universelle. Notre ambition : être la référence en matière d’assurance santé des expatriés. Nous envisageons d’augmenter nos parts de marché en croissance organique, par des acquisitions externes et via un programme d’affiliation destiné aux courtiers.

Comment arriverez-vous à les accomplir ?

Le marché compte 300 millions d’expatriés dont 60 millions de plus chaque année. Face à ce marché considérable et grâce à notre partenaire Medicus, nous sommes positionnés en B2C, mais aussi en Bto2B et B2B2C via une plateforme dédiée (API et back-end) pour la partie prévention médicale.

Nos interlocuteurs en B2B sont principalement les personnes en charge de la rémunération et des avantages sociaux (compensation and employee benefits).

Notre modèle se décompose en 3 strates : 
 — la comparaison des assurances santé ; 
 — la prévention en m-santé et Internet des Objets (IOT) jusqu’à la prédiction grâce aux marqueurs génétiques ;
 — la récompense de nos clients grâce à un programme de fidélisation.

Outre l’innovation et la technologie, l’humain tient aussi toute sa place dans notre croissance. Compétence, pugnacité et résilience sont des atouts important pour réussir dans ces métiers.

Nous évoluons dans un milieu en mouvement, avec l’apparition des nouvelles technologies comme l’IOT et l’AI qui représentent des bouleversements majeurs sur la santé, la manière de l’assurer et d’apporter une nouvelle expérience aux clients.

Les cartes sont redistribuées et un acteur comme AOC a toutes ses chances de devenir une référence. En matière d’assurance santé des expatriés d’une part, mais aussi vis à vis des personnels en mobilité des startups tech qui s’internationalisent. Tout comme AOC ces startups sont agiles, tournées vers la technologie et nous parlons le même langage, sans détour… Entre startup de la tech, il y a un esprit de collaboration et de bienveillance. Dans cet écosystème il faut donner pour recevoir, partager nos expériences et nos contacts.

Afin de gérer et d’accompagner notre croissance, nous envisageons des fonds non dilutifs en 2018, et une importante levée de fonds au 4ème trimestre 2019. Notre business est déjà rentable, il reste à soutenir son développement avec intelligence et pragmatisme.

Soyez sympa et donnez un tuyau à la communauté, un truc qui vous a facilité la vie dans le business

Il faut être opportuniste, suivre son chemin et creuser son propre sillon tout en regardant autour de soi. Nous ne savions pas il y a encore 2 ans que nous étions « innovant ». C’est de manière fortuite que nous nous sommes retrouvés dans l’écosytème French Tech, labellisé par Finance Innovation, et sélectionné par Innovator Edge.

En 2012, je pensais déjà à ce modèle d’assurance santé basé sur la prévention, mais quand j’en parlais à des assureurs, ils me prenaient pour un fou. Pour ces assureurs il n’était pas question de payer mais plutôt de réduire les garanties médicales ou élargir les exclusions dans les conditions générales. Il était trop tôt mais l’idée ne nous a jamais quitté et avons poursuivi dans ce sens. Aujourd’hui l’évolution du marché, les nouvelles technologies et les vagues de disruption nous ont donné raison.

Un piège à éviter ?

Attention à la méconnaissance des aspects juridiques, des levées de fonds et des risques de dilution…

Il faut suivre son chemin, croire en ses convictions, son âme et avancer. Si votre entreprise à un modèle économique viable, on viendra vers vous et ce sera à vous de choisir. Il faut faire ses preuves et être 100% professionnel.