Comment débuter l’écriture de son histoire?

Le projet “1 livre, 1 don pour ACSE” vous plaît et vous souhaitez proposer une histoire mais vous vous dîtes que vous n’avez pas l’âme d’un écrivain ? que la page blanche aura raison de vous ? que vous ne savez pas par quel bout prendre vos idées ou que vous ne saurez pas les développer ?

Pas de panique ! Voici de quoi vous aider à prendre la plume. Je vous livre la méthode que j’utilise, elle n’est peut-être pas parfaite mais, sans être — et de loin — un professionnel de l’écriture, elle fonctionne bien pour moi. Vous devriez y trouver des choses qui pourront résonner en vous.

Ne vous jetez sur votre clavier !

Surtout, ne commencez pas l’écriture de votre histoire tout de suite !

Si vous vous lancez sans avoir construit votre récit un minimum auparavant, vous aurez tendance à jeter votre première idée sur le papier sans avoir de fil directeur ; et vous vous retrouverez rapidement bloqué, dans une impasse, sans savoir comment développer.

Évitez également de prendre des notes directement sur votre support d’écriture (Medium, Word, ou votre feuille de papier). Avoir des bouts de phrases jetées comme cela devant vos yeux vous bloquera, vous enfermera. Préférez prendre vos notes sur un support dédié, à côté.

Laissez venir votre sujet à vous

Ne réfléchissez pas trop quant au sujet ou à l’histoire sur lequel vous souhaitez écrire.

La première impression qui vous viendra, le premier souvenir qui remontera sera très probablement le meilleur, car ce sont vos tripes qui vous parlent ; et elles vous parleront bien tout au long de votre écriture, elles vous faciliteront la tâche à un point que vous n’imaginez pas. Vous pourrez y mettre du cœur et être authentique ; votre histoire touchera plus facilement vos lecteurs.

Si vous souhaitez ensuite proposer une deuxième histoire, vous pourrez peut-être faire quelque chose de plus réfléchi, en utilisant votre première expérience.

Fouillez au fond de vous

Vient probablement maintenant l’un des passages les plus difficiles : comprendre pourquoi ce sujet vous a choisi.

A moins que vous ne souhaitiez ou préféreriez être dans le pur récit objectif, vous aurez à un moment ou à un autre envie de livrer quelque chose de personnel : une émotion, un instant fugitif qui vous a profondément marqué, une vision genre carte postale… Ce petit truc qui aura fait émerger en vous l’envie de l’écrire. A vous de le trouver.

C’est une phase d’introspection, que vous pourrez pousser plus ou moins loin en fonction de ce que vous ressentez, de comment vous vous sentez. Cependant, ne vous forcez pas ; Faites-vous plaisir ! Toujours. Le reste ira tout seul.

Pour faciliter la tâche, je vous conseille de noter tout ce qui vient à l’esprit, sans construire de phrases. Juste les mots qui vous viennent. Les images qui flashent. Comme cela vient, en notant tout et en laissant votre esprit aller de flash en flash.

Personnellement, j’utilise une feuille totalement blanche. Elle me permet de jeter mes idées comme je le souhaite, en encadrant, en soulignant, en dessinant. L’important n’est pas encore de verbaliser. Et j’écris mes notes au feutre. Je préfère la sensation de la pointe douce et tendre du feutre noir, plutôt que celle trop dure d’un stylo bille. Cela libère ma créativité. Mais vous aurez vos propres préférences…

L’objectif est ici de mûrir et faire émerger ce que vous souhaitez faire passer, plus ou moins inconsciemment. Et cela vous permettra de prendre de la matière pour la suite.

Laissez-vous un peu de temps pour vous imprégner de vos idées, pour en laisser d’autres venir ou qu’émergent celles qui vous paraissent les plus importantes. Ne continuez pas tant que vous avez encore des idées qui viennent. Quelques jours peuvent être nécessaires. Laissez le temps au temps, nous ne sommes pas pressés.

Triez vos idées

Vous êtes prêts ?

Alors triez vos idées, par ordre chronologique ou par thème, comme vous le sentez. Vous devriez normalement avoir suffisamment mûri vos différentes idées pour que ce soit logique. Surtout ne développez pas encore sous forme de phrases. Gardez juste les idées. Elles s’enchaîneront plus tard toutes seules, sans que vous n’ayez à faire de gros efforts.

Ecrivez

Nous y voilà !

Vous savez maintenant ce que vous avez envie de faire passer et vous savez par quel bout dérouler votre fil conducteur qui était auparavant une véritable pelote de laine.

Ouvrez votre éditeur de texte préféré et lancez-vous.

N’oubliez pas : faites-vous plaisir ! Tout le temps.

Si vous devez vous forcer, c’est que quelque chose ne va pas ; vos idées ne sont pas assez mûres, ce n’est pas le moment d’écrire (un autre jour ? une autre heure ?), … Rangez le clavier et revenez-y plus tard. Vous avez le temps.

Ne cherchez pas à faire trop long. Ou trop court. Laissez venir les phrases comme elles viennent ; en écrivant “au kilomètre”, sans revenir en arrière pour vous relire sans arrêt. C’est en écrivant avec vos tripes et votre cœur que ce sera le plus vivant. Le plus passionnant. Le plus captivant.

Normalement, si votre préparation a été suffisante et approfondie, votre écriture doit se faire assez aisément, voire même rapidement — ce n’est cependant pas un concours de vitesse ! —

Améliorez votre premier jet

Une fois que vous avez fini votre premier jet, prenez le temps de vous relire, de corriger les fautes, de reformuler une phrase ou une autre, d’utiliser un synonyme pour varier le vocabulaire — le web est truffé de dictionnaires de synonymes qui vous aideront bien— .

Relisez-le autant de fois que nécessaire. Tant que vous trouvez quelque chose à modifier, recommencez encore une fois. Quand ce sera bon, vous le saurez.


Ça y est ? Vous avez mis votre point final ? Youpi ! J’espère que vous avez apprécié vous raconter un peu. Vous pouvez désormais soumettre votre histoire sur Medium, sur la publication “1 livre, 1 donc pour ACSE”.

Merci pour le temps que vous avez consacré à ce projet !

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