Le futur selon la recherche (partie 2)

Où l’on parle de Parkison et de canalisations microscopiques

L’avenir est un peu flippant (Karin and the camera)
En novembre dernier, l’association BeyondLab Lille (réseau BeyondLab) proposait à des chercheurs de sortir leur boule de cristal. La question : quel sera le futur de leurs travaux ? Cela donne le résultat suivant : cinq vingtaines de minutes pour découvrir une nouvelle approche d’un problème actuel et envisager l’avenir d’un point de vue scientifique.
Toutes les interventions sont répertoriées dans cette playlist. Cet article se concentrera sur deux d’entre elles.

Un premier article parle d’expérience utilisateur et de systèmes informatiques autonomes.


Soigner Parkinson comme on soigne le diabète

David Devos, professeur au CHU de Lille, est venu nous donner sa vision sur la façon dont on pourrait soigner les maladies neurodégénératives d’ici quelques années.

Plusieurs millions de personnes sont aujourd’hui touchées en France par les maladies d’Alzheimer, de Parkinson ou de Charcot. Ces maladies sont la conséquence de troubles dans certaines zones du cerveau, très sensibles aux toxines et pour lesquelles ils n’existe pas encore de traitement.

En effet, pour aller dans le cerveau, un médicament doit affronter de nombreuses barrières. C’est la raison pour laquelle cette étude porte sur le brain infusion. Comprendre l’injection directe d’un médicament pour mieux contrôler et cibler son action. Cela permet de limiter les interactions avec les autres parties du corps, et ainsi réduire les effets secondaires. Un dosage personnalisé devient en plus possible.

Alors, oui, vous avez bien lu, la solution présentée est la suivante : placer un dispositif dans votre boite crânienne. Ça fait un peu flipper comme ça, mais sachez que ce genre d’intervention chirurgicale est assez classique, sans risque, et dure 15 minutes.

Des premiers tests ont été menés afin :

  • de traiter de la maladie de Parkinson grâce à la dopamine (projet DIVE)
  • de faciliter la régénération de tissus cérébraux à l’aide de plaquettes (projet GIFT)

Pour en savoir plus, voici la vidéo de l’intervention de David Devos (qui est notamment à la recherche de quelques millions d’euros) :


Piloter un avion à l’aide de canalisations épaisses comme quelques cheveux

Philippe Pernod, enseignant-chercheur à l’IEMN, tente de nous initier au monde intrigant de la microfluidique.

Poussons la porte d’une drôle d’univers, essentiellement microscopique, ou les lois de la physique imposent des phénomènes différents que ceux que l’on rencontre à échelle humaine. Cet univers, la microfluidique, existe grâce à la microélectronique, l’ensemble des technologies qui permettent la fabrication des composants de nos appareils électroniques.

La microfluidique regroupe toutes les activités scientifiques et technologiques qui s’intéresse à la manipulation de petits volumes de fluides. Il s’agit d’un objet d’étude très vaste qui comprend les vaisseaux capillaires de la fourmi à bon nombre d’objets artificiels composés de minuscules canalisations. Vous pouvez y trouver des micro-aiguilles, des pompes, des pinces à goutte, etc.

Ces études prennent tout leur sens aujourd’hui avec la miniaturisation des technologies et des sujets de recherche. Comment percer les secrets de l’ADN sans disposer d’outils qui permettent de travailler à de toutes petites échelles ? Comment améliorer la précision de l’impression 3D sans buses de plus en plus fines ?

Et la magie là-dedans, c’est l’effet papillon. On pourrait même utiliser la microfluidique pour générer de minuscules turbulences et améliorer la portance des avions.

Pour en savoir plus, voici la vidéo de l’intervention de Philippe Pernod :


To be continued ;)