MOOC, eLearning et alternatives

SOOC, SPOC, LMS et digital learning, pour faire quoi?

Pascal Kotté
Mar 17, 2019 · 16 min read

Article mis à jour au 2020–09–05: Nouvelle conclusion simplifiée.

Je fais les choses inversées, comme mes classes et mes formations, la conclusion de cet article est en premier, son développement viendra après… C’est pour éviter au lecteur de chercher s’il y a un récapitulatif, à la fin. Cela fait office de résumé.

  1. Résumé (conclusion)
  2. Détails (développement)
  3. Revues (qq exemples)
  4. Annuaires de formations en Suisse
  5. Analyses

1. Conclusion — ou “business summary”

Si vous cherchez à établir un choix pour votre organisation, c’est ici:

Les MOOC (COOC) vont s’avérer peu productifs, même pour des entreprises étendues sur de nombreux sites, et langues. Des solutions de formations à distance interactives seront souvent plus pertinentes. (cf. http://mandarine.academy ou ENI et autres acteurs de Web-Learning, ou remote-Learning)

Laurent Maurel parle de “TeachOverIP, TeachoIP”

L’entreprise aura ensuite souvent plus intérêt à mettre en œuvre une pré-sélection de SPOC (Micro-Learning, lire l’article entier si ces termes sont inconnus) adaptée à ses besoins internes, à disposition de ses salariés, à conditions de les planifier dans son agenda en périodes rémunérées. L’ensemble des processus standards internes sont construits sur mesure, et si possible, les éléments de régulations plus standards, sont mutualisés dans des abonnements externes.

Le digital learning “interne” peut être utilisée pour accélérer l’acquisition des connaissances de “mise en route” d’un nouvel employé, et va se limiter à quelques tutoriels, éventuellement inter-actifs (tests/questions) pour valider la bonne prise de connaissance. Cette même formule est souvent utilisée pour les mises à niveaux sur des standards internes (régulations, protection des données…). Une partie de ces contenus est mutualisable.

Les abonnements “tous les contenus” permettent aux entreprises de mettre à disposition de leurs salariés, multitude de formations avec un catalogue riche. C’est “plus simple” que d’organiser et planifier la venue d’un formateur… Les plate-formes de eLearning à nombreux contenus se disputent alors la place.

Mais 2 déceptions:

  • Même avec un catalogue énorme, les contenus ne collent qu’à 80% au mieux des attentes…
  • Le taux de participations “volontaires” est très bas!

Fort est de constater que si les entreprises ne planifient pas des moments internes de formations, même en e-Learning, les salariés sont rarement enclins à profiter de l’aubaine proposée par leur employeur d’un accès large à plein de formations, pour en abuser durant leur temp libre. (Planifier x heures par années de formations rémunérées, y compris à domicile, c’est aussi possible, avec une vision et un suivi des modules réalisés).

Le digital learning est souvent l’occasion de mettre en oeuvre des classes inversées, où le support magistral est donné par vidéo enregistrée, et la session de cours alors plus axée questions/réponses/discussion/pratique.

Notons la formule Ubicast, qui permet de monter des tutoriels, couplés avec un système de microblog synchronisé et associé au déroulement vidéo, acceptant les commentaires des apprenants.

Les MOOC restent les meilleures solutions pour mettre à disposition massivement des classes volumineuses d’apprenants à distance, tout en validant leur présence et participation effective (crédit ECTS). Mais on reste avec des abandons massifs, en cours de route… Et non, les MOOC ne sont pas “morts”! Ils évoluent…

Le digital learning devient une alternative au centre de formation continue. La mise à disposition “immédiate” d’une micro-formation, à moindre frais et avec des horaires flexibles, est le principal avantage. Les SPOC sont les meilleures options, avec une difficulté, trouver les bons et ne pas se faire arnaquer… Il est alors tentant de se tourner vers un acteur majeur avec des abonnements, par sécurité.

De nombreux “tutoriels” simplement gratuits (avec pubs) sur YouTube deviennent la réalité de nombreux apprenants “débrouillards”…

Formule originale: le CPI propose des ateliers de e-formations dans leurs locaux. Quand les apprenants ont des niveaux très différents, les formations en présentiel classique se retrouvent mal adaptées, et un espace de CoLearning avec coach à disposition sur demande, cela fonctionne!

A quand du social learning avec coach intégré? Avec des IA? C’est pas pour demain! Mais après-demain…

2. Formes de formations eLearning (hors présentiel)

Dans la pratique, il existe finalement de nombreuses formes et intermédiaires, et le besoin de “mettre” dans des cases classifiées, semble un “penchant” humain. Alors voici des cases, mais considérez que des solutions intermédiaires, posées entre les deux, existent. Sans parler des innovations nombreuses, hors cadre.

Contenus plus volumineux de formations:

  • MOOC + COOC = eLearning industriel massif, avec option certifiante, généralement avec une fenêtre temporelle limitée. C’est à dire, avec une date limite d’inscription et des dates de réalisations, plus ou moins flexibles, et souvent pas très… (Donc: lourds, longs, et pas quand je veux!)

Micro-formations:

  • SPOC + SOOC = eLearning plus léger et à la demande, toujours disponible. De plus en plus de MOOC, deviennent multiples SOOC en mode non certifiant, et reste MOOC pour annuellement certifier une volée d’apprenants… SPOC: C’est payant (sauf freemium), SOOC: C’est gratuit.

Freemium = L’appât gratuit (free) pour donner envie de payer pour avoir la suite… (Le service Premium, payant, souvent un abonnement, parfois un piège?)

Le MOOC est uni-directionnel, généralement structuré avec un Business model pour vendre un certificat, ou un diplôme reconnu, avec une validation et un accompagnement, souvent limité dans une “fenêtre” temporelle. Il présente l’avantage d’être gratuit et accessible partout, avec des options certifiantes ou de spécialisations payantes.

Voici quelques annuaires de MOOC, certains ne s’afficheront que durant leur “fenêtre temporelle” d’existence, pour se répéter l’année suivante, ou pas...

Si j’ai donné l’impression de trouver les MOOC lourds et obsolètes, c’est uniquement sur certaines formes, car certains deviennent très interactifs et dynamiques. Dans tous les cas, contrairement à plusieurs analystes annonçant leur fin, je vous garantie, qu’ils ne vont pas disparaître. L’Inde et l’Afrique, les utilisent et en développent aussi, massivement, mais ils sont utilisés partout…

Je vous recommande aussi le post de Giorgio Pauletto de 2013

C’est un MOOC pour une entreprise (de grande taille). Avec des options de validations internes pour s’assurer que le bourrage de crâne, pardon, la formation interne des choses nécessaires à savoir (ex. hygiène numérique) a bien été effectuée. Il y a aussi des trucs utiles et pas que du formatage…

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Sont les premiers Micro-learning et intéressants à plus d’un titre, et c’est l’explosion des offres.

Teachable, Zerudi, LearnyBox, Coursera, Tuto.com, Lynda, OpenClassRoom, Udemy, 360learning, Teachery…

Le plus souvent pour des abonnements payants, de plus en plus sur un paiement à la demande, et parfois, non-profit: Khan Academy, avec de magnifiques interfaces.

C’est un SPOC, ouvert et gratuit… Donc tous les tutoriels de moins de 10 mn ? Ou 20 mn ? Sous YouTube, sont des SOOC ! Enfin, gratuit, avec la pub quoi… Mais surtout avec l’investigation de tes centres d’intérêts, de ta nature profonde, pour piloter les outils de manipulations de masse mis en œuvre par Google…

Mais c’est pour mieux te servir mon enfant !

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Quand c’est gratuit, c’est toi le produit ! Image modifiée photo de Nevit Dilmen [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)]

Et non, il en existe encore des acronymes: LMS = Learning Management System. Les plus classiquement connus sont Chamilo et Moodle dans le monde des ‘libristes’. C’est tout ce qui va entourer les contenus de formation. Inscription des apprenants, suivi, inter-actions… C’est un composant qui va permettre d’héberger ses propres MOOC, ou COOC. La plupart des écoles ont un LMS, plus ou moins riches en fonctionnalités, et souvent compliqué à utiliser. C’est donc largement inutilisé le plus souvent, ou sous-utilisé à minima par les apprenants. La partie MOOC sera exploitée pour accéder aux formations. Mais en général, 3% des apprenants les utilisent temporairement. C’est souvent conçu pour automatiser l’administration (inscriptions, absences, communications et facturations parfois). On parle aussi des LSS (Learning Support System):

Et “Digital Learning, c’est le gros tas, qui inclut tout le reste…

Mais il pourra inclure d’autres outils et plateformes comme les formations à distances (Remote Learning en présentiel, son fondateur Laurent MAURER me parlait de TeachoIP, “Teach over IP”), avec un enclassement et des interactions en temps réel, comme Mandarine BS qui utilise des sessions “webconférence” pour connecter le formateur à sa classe d’apprenants (Remote Learning).

Les notions présentées en amont, et revues ci-après n’ont pas la prétention d’exhaustivités, et si vous découvrez d’autres outils/usages/méthodes, merci de nous les partager ici-même (ajouter un commentaire).

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Le Mode “Privé” de Medium, avec la liste ‘followed by/following’ en fait un réseau social, d’un genre particulier.

3. Revues des genres

Dans les offres de Digital Learning, on se retrouve avec multitudes d’acteurs qui mélangent les genres et les business model.

J’ai séparé ici avec une perspective formateur, en 2 parties:

  • 1-uniquement apprenants (tu ne peux pas publier tes contenus),
  • 2-avec mise en ligne possible de tes propres contenus,

Sachant que certaines structures vont permettre la mise en ligne de contenus customisés, mais très souvent en imposant de passer par eux-même. Et donc cette séparation n’est toujours tranchée.

3.1 Des MOOC/SOOC pour les apprenants uniquement

Si tu édites des contenus, à moins d’un partenariat, tu ne vas pas créer ici.

Je redonne les 3 catalogues de MOOC remis précédemment :

Si d’autres à recommander, merci d’ajouter un commentaire ici.

Suivis et testée depuis 2016, avec une belle évolution intégrant des supports en mode “Pédagogie inversée”. Tu réponds aux questions et si tu sais pas, tu peux suivre le cours, le plus souvent un simple tutoriel. La plateforme présente un catalogue conséquent, avec une belle ergonomie. Toutefois, certaines formations mal construites peuvent frustrer l’apprenant dans des boucles infernales, si ses propres réponses ne collent pas avec le contenu proposé. Il y a bien un module de “bug report”, mais les apprenants râlent sans les utiliser, généralement… Il a aussi un module “coach interactifs” qui permet aux apprenants de poser des questions, et rapidement recevoir réponses. Les leçons sont souvent disponible en format “lecture PDF” (téléchargeable) et en mode vidéo, avec animations. Mais encore perfectible sur certains détails, comme un curseur impossible à positionner sur la bonne valeur (mais avec la gestion d’une marge d’erreur la prenant comme bonne réponse)

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La gamification peut agacer certains apprenants, et les histoires de “Battles” ne sont pas au goût de tout le monde…

A noter les formations infirmières mises en ligne gratuitement lors du corona

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Testé en 2016: c’est gratuit (nonprofit). Une interface est disponible pour les parents et leurs enfants, et les enseignants pour leurs classes. Mais il est impossible de créer des contenus, même en mode partagé…

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C’est un peu comme avec SoloLearn, tu peux apprendre gratuitement à coder. C’est dire comment on sponsorise la production de codeurs… Mais il faut causer English. (Bon, en même temps, devenir développeur sans, tu oublies)

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Catalogue Sololearn… https://www.sololearn.com/

Mais c’est gratuit, c’est quoi le Business model… ? Pour Khan c’est une association nonprofit, mais Sololearn est une entreprise commerciale…

Pas trouvé ? Placement de personnes ?

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Sololearn: Avec la possibilité de coder et tester, en ligne !

C’est comme avec codeacademy, sauf que ces derniers ont au moins un business model visible (et peut-être d’autres cachés, genre, revendre les coordonnées des meilleures élèves…)

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Evidemment ‘codeacademy’ fait un focus sur la programmation, mais aussi ‘big data’
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Des MOOC un peu plus SOOC. Mais toujours avec accès libre sans certifications, et payant avec certifications, entre autres, auto-publication validation sur ton profil Linkedin. Là, tu peux ne pas causer English, partiellement… Certaines spécialisations sont réservées aux abonnées: 49$/mois. 7 jours d’essais gratuits…

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Avec une app Mobile

Abonnements, avec Freemium accessibles gratuitement. Mais à 8€/mois, cela devient raisonnable. Ah, ils utilisent Medium eux aussi, une convergence avec ma proche réflexion ? Avec un partenariat “Pole emploi” en France.

Ce qui va m’intéresser, c’est la capacité d’intégrer des algorithmes pour soutenir la construction d’un plan d’apprentissage pertinent.

Ma veille personnalisée
Formez vous sur la durée. Une fois votre certificat obtenu, continuez à actualiser vos connaissances en recevant régulièrement de nouveaux contenus sur le sujet. Cette fonctionnalité n’est accessible que pour ceux qui ont souscrit à un abonnement Premium.

Ce qui est original et correspond à mes recommandations, c’est la réintégration de contenus existants (des vidéastes Youtube), mais pas facile de garder à jour. Le contenu doit évoluer, et c’est pas gagné…

— TK (à compléter ?)

La partie suivante va reprendre d’autres acteurs, où tu peux aussi contribuer comme formateur et proposer des contenus.

3.2 Des SPOC/SOOC où tu peux publier ton contenu

Testé en 2020 — Thinkific

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Même modèle que Teachable, Zenler… Petite évolution, un nettoyage des formations à 9$ pour laisser place aux formations à 99$… Mais le biais est peut-être lié au commissionnement de la plateforme elle-même? A creuser…

Testé en 2016.

Il va permettre d’héberger et de distribuer un cours eLearning, et de le proposer en mode gratuit, ou payant (pas cher) à la demande.

Pour les cours mis en ligne “gratuitement”, du coup, cela nous donne une plateforme gratuite pour faire du Blended Learning. (une formation en classe, avec un support de cours, électronisé, en ligne et gratuit). Avec une capacité vérifiée sur TeachAble (ex UseFedora) d’exporter au format SCORM.

Car si tu peux mettre en ligne ton support et ta formation, sans pouvoir en faire une sauvegarde locale, chez toi, c’est qu’il y a un problème. Si en plus, ils t’interdisent dans le contrat d’utilisation gratuit, d’avoir le droit de reprendre ce contenu sur un autre site, y compris le tien propre, alors c’est double peine…

Ce sont des bonnes options, mais elles ne permettent pas, ou font payer assez cher la gestion de collectifs de formateurs, sans intégrer le suivi et validation des changements dans les supports… Dommage, nous sommes encore loin du Social Learning de rêve…

Entre 667€/mois à 800€ par mois, c’est une plateforme d’hébergement de COOC, et SPOC en self-eLarning ou Blended Learning (Que nous appliquons en partie dans nos CoLearning).

Qui s’ouvre aussi pour les PME et petites écoles, à 8€/mois pour 300 apprenants max. Ce qui fait 100€/an pour gérer un collectif de moins de 300 apprenants. Mais avec le 301ème apprenant, tu sautes à 8'000 €/an ???

Expérimentations effectuées sur deux “Blended learning” en 2017 sur Lausanne et Pully. Pascal Kotté (Medium + Mailchimp)

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Ne sont plus si Open que cela, car c’est essentiellement avec un abonnement payant. Mais cela reste une solution chouette !

Via le courselab, tu peux proposer tes contenus, mais c’est eux qui décident et filtre. Ce qui n’est pas plus mal, pour éviter un ‘schni’… Mais, tu contrôles pas.

A noter que la solution “Alternance” proposée est intéressante (en France), vous suivez une formation sponsorisée par une entreprise, en cours d’emploi, et c’est gratuit pour les chômeurs et les jeunes de moins de 30 ans.

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Lynda racheté par Linkedin racheté par Microsoft… Abonnement 30F/mois.

A fuir si vous pouvez vous en passer, pour cause d’abus GAFAM… Mais à voir, car ils disposent de catalogues conséquents, avec des contenus parfois gratuits. J’ai pas regardé comment tu vas pouvoir devenir contributeur et proposer des cours. J’avais pas envie de sponsoriser cela…

Ce n’est bien entendu pas exhaustif, donc si tu as des autres recommandations, essais et expérimentations, merci de nous les partager.

4. Trouver des formations, en Suisse

  • openki.ch est une annuaire pour partager des moments ou opportunités de de formations plutôt en présentiel cette fois. Tendance inversée.

https://openki.net/ (Beta version, libre, plutôt alémanique, à étendre?)

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— TK autres annuaires de formations, en Suisse romande, en France ?

Sans oublier les autres plateformes comme Savvy, qui propose une mise en relation one to one, en webconf. Les formes et la diversité des genres, pour assurer le transfert de connaissances, n’a pas de limites…

5. Les avantages, et les pièges ?

Repris sur cette analyse de Isabelle Goulmot

  • Self-service: Quand je veux, où je veux ! Ce que je veux ?

Il est intéressant de développer aussi les avantages pour les entreprises et les écoles, mais aussi l’impact et les changements dans les méthodes d’apprentissages, et des dérapages…

  • Plus économique pour l’entreprise (parfois, car certaines ne vont pas réduire leurs investissements “formations” et vont créer des plateformes COOC coûteuses, avec généralement pas un super retour par les apprenants…)
  • Plus économique pour les écoles (je paye l’enseignant une seule fois, il donne son cours, je l’enregistre, je redonne le même X fois…)

Visions réduites… Il faut aussi voir que les éléments “libres” permettent aux personnes connectées, des pays émergeant, d’accéder à des contenus universitaires inaccessibles sinon. C’est un excellent vecteur de croissances des connaissances, pour peu d’avoir des apprenants qui “en veulent” ! Ou simplement, la culture de “savoir” que cela est possible… Bref, c’est pas gagné!

  • Les MOOC ne sont finalisés qu’à 10% des engagements initiaux.

90% d’abandons, pour des raisons multiples.

Les MOOC ne sont toutefois pas nécessairement des films de profs qui donnent des cours, et leurs contenus peuvent devenir plus “inter-actifs”, comme on le voit parfois sur Coursera. Ils sont donc très loin d’être “finis” comme l’assène Svenia Busson. Mais ils ne sont pas adaptés à tous les apprentissages, et réservés aux formations pseudo-certifiantes, à distance. L’option de donner libre accès aux curieux, n’est jamais “mauvaise”, en particulier pour les quelques apprenants, qui en “voudront”… C’est un support complémentaire pour éviter aux profs de répéter les mêmes cours magistraux, et de mettre en place des stratégies “classes inversées”.

  • Un gouffre financier parfois mal amorti. Faire un COOC (MOOC intra-entreprise) peut coûter une fortune. Mettre en place un SPOC, qui est un COOC, avec des contenus souvent plus légers, hébergé en externe, n’est pas nécessairement meilleur marché, à terme… (Attention aux captifs).

La mise en place de contenus numérisés est un investissement parfois conséquent pris par certaines entreprises, généralement peu collaboratives et ignorantes des économies contributives. Elles reproduisent quantité de mauvais contenus identiques à plein d’autres entreprises, même si une bonne partie est souvent “spécifique et interne”. Mais les apprenants sont rarement correctement considérés et bien traités, ils ne suivent ces formations que contraints et forcés, parfois, souvent... Le résultat est donc assez peu probant, mais cela fonctionne, et au moins, c’est généralement prévu pendant les heures de travail…

  • Les abonnements aux SOOC

C’est la solution la plus intéressante pour les entreprises, et la plus pernicieuse pour les salariés. Je te paye un abonnement à des plateformes de formations “en ligne” et discrètement, on fait plonger le budget conséquent de la formation continue, (5 jours en présentiel, 3900 CHF par personne en moyenne), grâce à une auto-formation, durant le temps libre des salariés. C’est tout bénéfice pour l’entreprise. Les problèmes sont de la perte d’engagement des employés, le peu de profondeurs et durées dans les formations, pas ou peu de pratiques. C’est dramatique. Nos CoLearning souhaitent compenser cela.

A noter que certaines entreprises assure l’accompagnement, la mise à disposition d’espaces et d’équipements, et de le faire pendant son temps rémunéré. Toutes ne sont pas abusives… Je suis preneur de vos témoignages: http://callme.kotte.net

Et bien je l’avais mise au début ! tu as oublié ? c’est fini donc…

— Voir aussi

Sauf que NON jobtic! Certains MOOC sont certifiants, mais la difficulté du contrôle en réduit la généralisation.

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