Troublerêve

de Christophe Kauffman

Surveillé sans le savoir depuis sa tendre enfance par les Doyens de l’Entrerêve, Jeremy, ado de 14 ans plutôt mal dans sa peau, est soudain confronté à une réalité qui dépasse en tout point ce que l’imagination la plus débridée peut inventer.

Christophe Kauffman

L’Entrerêve, c’est cette zone à l’intérieur de laquelle plusieurs mondes évoluent, interagissent, s’affrontent, et existent bel et bien, pour peu que le cerveau utilise vraiment toutes ses capacités, que l’on soit endormi – car c’est bien là l’état le plus propice à la libération de l’esprit – ou complètement réveillé – ce qui requiert de l’entraînement ! Surveillé sans le savoir depuis sa tendre enfance par les Doyens de l’Entrerêve, Jeremy, ado de 14 ans plutôt mal dans sa peau, est soudain confronté à une réalité qui dépasse en tout point ce que l’imagination la plus débridée peut inventer. Il détient un pouvoir qui crée d’importants troubles dans les courants éthérés de l’Entrerêve. Toute une mythologie va se mettre en mouvement, des êtres disparus depuis des lustres vont renaître à la vie… Ce pouvoir, dont il ne sait rien et qu’il ne maîtrise pas, va faire de Jeremy la cible d’une secte plusieurs fois millénaire : L’Uun. Son meilleur ami, Théo, va lui aussi se retrouver embarqué dans cette incroyable aventure, pour le meilleur… ou peut-être pour le pire… Sept mondes sont en grand danger… Mais au-delà des mondes, c’est à la vie elle-même que l’Uun semble vouloir s’en prendre.
Jeremy va devoir agir, qu’il le veuille ou non… Lui seul pourra les sauver, lui seul pourra les rêver…


Un aperçu

Une voiture vrombissant dans la nuit vint aussitôt confirmer son intuition. Il était bien sur terre, dans une rue inconnue d’une ville dont il ne savait rien. Le silence qui régnait au cœur de cette nuit lui parut soudain bien pesant. Le passage lointain de la voiture n’avait fait que souligner le calme étrange qui régnait ici. Orhémius avait assez souvent visité ce monde pour savoir que dans une ville moderne, même petite, le silence n’était jamais parfait. Un bruissement continu aurait dû lui parvenir d’un peu partout. Il aurait dû y avoir du passage, des habitants, des animaux, des avions peut-être. Mais il n’y avait rien. Pour un peu, Orhémius se serait cru…

— Par l’Éther ! Je ne suis pas dans le monde ! Je suis dans le rêve de Jeremy…

Aussitôt, les sens aiguisés du Doyen tentèrent de percevoir les plus imperceptibles modulations de cet espace si particulier. Il savait qu’ici, au cœur du rêve d’un adolescent de quatorze ans, tout était possible.

— Tout et le reste, grogna l’homme en se mettant à marcher droit devant lui.

Il n’avait aucune idée de l’endroit où ses pas allaient le mener. Il pouvait aussi bien tourner sans fin dans un espace réduit sans jamais s’en apercevoir ou bien s’enfoncer dans les méandres d’une ville changeante au gré des envies refoulées du jeune homme. Tout dans ce monde appartenait à Jeremy. Le moindre détail y était issu de son imagination, de ses souvenirs ou de ses besoins les plus profonds. Jeremy lui-même, bien que ce rêve lui appartienne, ne maîtrisait pas l’intégralité de cet environnement. Les détails, en particulier, provenaient de sa mémoire la plus profonde, une perception de ses cinq sens dont il n’avait aucune conscience directe, mais qui restait imprimée de façon indélébile. C’est pourquoi Orhémius pouvait se mouvoir dans un espace aussi réaliste.

En y regardant de plus près pourtant, l’homme constatait de temps à autre des oublis dans la construction de cette réalité. Des sortes de trous dans la trame du rêve de l’adolescent. Peu de choses, mais suffisamment frappantes pour lui laisser l’impression désagréable d’être un intrus dans son monde mental. Il avait ainsi remarqué l’absence de numéro sur les portes de la rue. Il y avait bien de petites plaques métalliques, de différentes formes et couleurs, situées au-dessus des boîtes aux lettres, mais aucune ne portait de chiffre. Elles étaient lisses, totalement vierges d’inscriptions, comme en attente de réalisation. De même, les perspectives les plus lointaines paraissaient presque dessinées trop hâtivement par un peintre trop pressé. Les détails s’y fondaient en une masse dont les couleurs et les formes ne semblaient réelles qu’en n’y regardant pas trop attentivement. Ce qui se trouvait au plus près, par contre, avait une consistance parfaitement solide. La lumière des réverbères, pourtant, était fluctuante. Orhémius s’en inquiétait d’ailleurs plus qu’il ne l’aurait souhaité.

— Tout à fait le genre de chose qu’un Agent du Trouble pourrait causer…

Un léger frisson lui parcourut la nuque. Depuis le temps qu’il officiait en tant que maître dans les méandres de l’Entrerêve, il avait eu l’occasion d’essuyer de nombreuses attaques des Agents du Trouble, mais il ne savait toujours pas à quoi ils pouvaient bien ressembler. Les êtres qu’il avait croisés, avec lesquels il avait été bien souvent obligé de se battre, n’étaient jamais que des corps d’emprunt, des émanations de l’Éther, des créations parfaitement artificielles dont la réalité physique ne reflétait absolument pas ce que pouvaient être les Agents dans leur essence. Exactement comme lui lorsqu’il agissait dans le monde des Boisés en prenant l’apparence sylvestre des êtres de ce monde et comme, ici même, il avait pris l’apparence d’un homme terrestre du vingt et unième siècle, ce qu’il n’était pas et ne pourrait jamais être.

Tous droits réservés. Christophe Kauffman et Numeriklivres, 2014.

Format numérique (ebook) — 259 pages-écrans


Disponible également au format ePub et/ou Kindle sur iBookstore Apple, Amazon.fr, ca et com, Kobo France et Kobo Canada, Google Play, Archambault.ca, ePagine.fr, Bookeenstore, Chapitre.com, Relay.com, Decitre, Culture, Nolim Carrefour, Feedbooks et +


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